‹ La médecine dans l'ancienne Auvergne: notes et documentsChapitre 5 sur 23 · ARMOIRIES · texte numérisé non relu

ARMOIRIES

des Médecins, Chirurgiens et Apothicaires Auvergnats qui se trouvent décrites dans l'Armoriai général de d'Ho^ier de i6g6 (2).

Antoine d'Anchenetj docteur en médecine à Salers : D'or, à trois chenets de sable, 2 et i.

Pierre Artaud, docteur en médecine en la ville de Brioude :

D'argent, à deux fleurs de pavot de pourpre, posées en ftisce.

Jean Bernard, docteur en médecine en la ville de Montégut :

D*azur, à un lion d'or et une bande de gueules brochant sur le tout, chargée de trois étoiles d'argent.

Jean Bombard, médecin à Clermont :

D'argent, à trois bombes de sable enflammées de gueules, 2 et I.

François Bonnefond, docteur en médecine à Mauriac : D'azur, à une foy d'argent, posée en fasce.

Jacques Chabrol, docteur en médecine [à Riorn] :

D'azur, à un chevron d'argent, accompagné de trois bésans d'or ; deux en chef et un en pointe.

I i Archives de Ribler, Volume Ramenet, pièce 244. 2f ^ibliothècjue nationale: Ms. Fr. 32iç5.

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Aanet^Chevogeon, docteur en médecine à Riom : De sinople, à un cheval d'argent.

François Chevogeon, docteur en médecine à Riom : D'or, à un cheval d'azur.

Antoine Durif, apothicaire en la ville de Momégut : De sinople, à deux pals d'or,

Pierre Garnier, docteur en médecine à Thiers :

D'azur, parti d'argent ; à un chevron de l'un et de Fautre.

Pierre Groslier, apothicaire en la ville de Clermont : De sable, à un aigle d'or.

N... La Carrière, docteur en médecine à Auriiiac : De sinople, à une tour d'argent.

François La Ville, médecin à Vic-le-Comte :

D'azur, à un portail d'argent, maçonnée de sable et foint à deux tours aussi d'argent et maçonnées de môme.

Jean Laffon, docteur en médecine à Besse :

De sable, à une vipère d'or, posée en fasce.

Gaspard Lîgier, médecin à Billom :

D'azur, à une fosce d'argent, accompagnée de trois demi-sols de môme.

Pierre Ligier, médecin de la ville de Clermont : (Les armes ne sontfpas décrites).

Pierre Mazet, médecin en la ville de Maringues : D'or à un arbre de sinople.

Durand Mallessagne, médecin en la ville de Clermont :

D'or, à trois vipères de sinople, languées de gueules, tortillées en pal, affrontées.

Louis Mosnier, apothicaire à^Montferrand :

D'azur, à une face d'argent, accompagnée en chef de devix étoiles d'or et en pointe d'un croissant d'argent.

Mathieu Piron, médecin à Montégut :

D'azur, à un bûcher d'or ardent de gueules, surmonté de Irois étoiles d'or rangées en chei'.

Maurice Soleliage, docteur en médecine en la ville de Brioyde :

D'azur, à trois épis de millet d'or, 3- et p.

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Pierre Taravant, docteur en médecine à Pontgibaud : De sinople, à un taufeau d'or.

N... Vadier, docteur en médecine à Aurillac : De vair.

François Vessier, médecin à Herment :

D'azur, à trois trèfles d'or, 2 et i.

N... Viallard, docteur en médecine [à Ardes] :

D'azur, à un lion d'or lampassé de gueules, adextré d'un cor de chasse et accompagné de trois étoiles de même, 2 en chef et I en pointe.

Olivier Viguier, chirurgien [à Aurillac] :

D'argent, à un olivier arraché de sinople, fenestré en pointe d'une bécasse de sable dans une rivière d'azur.

Deux Médecins Auvergnats anoblis sous TËmpire et la Restauration.

Guillaume BOYSSET

Guillaume Boysset, naquit à Laroquebrou (Cantal), le i5 avril 1758.

Il était fils de Guillaume Boysset, marchand, et de dame Marie Périer (i) ; comme son compatriote de Brieude (2), il se distingua dans l'étude des maladies et, comme lui honora grandement sa ville natale- et le corps médical.

Médecin des armées françaises, membre de la Légion d'honneur par décret impérial du 28 septembre 1809,

(i) Parrain, Jean-Baptiste Ver, prôtre, docteur en théologie ; marraine, demoiselle Anne Vaysié, du village de Sanhabou, paroisse de Saint-Santin-Cantalès (Archives communales de Laroquebrou),

(2J Jean-Joseph de Brieude, né à Laroc^uebrou le 2 août 1729, célèbre médecin, auteur de la Topographie médicale de la Haute- Auvergne, mort à Paris en i8i2«

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Boysset, par lettres patentes du 26 avril 181 1 données au Palais de Saint-Cloud, reçut avec le titre de chevalier de l'Empire les armes suivantes :

De sable, à Tépée haute en pal d'argent montée d'or, tortillée d'un serpent de sinople et acostée de deux étoiles d'or; bordure du tiers de Técu de gueules, chargée d'une croix d'argent à cinq doubles branches ( i ), posée au deuxième point en chef.

Pour livrées : les couleurs de l'écu, le ven en bordure seulement (2).

Boysset fut confirmé dans son titre par ordonnance royale de 1814. Son petit-fils, avocat, a été député au corps législatif en i85o pour le département de Saôneet-Loire.

Antoine AMY

Antoine Toussaint Amy, naquit à Riom (Puy-de- Dôme) le i3 mars 1724(3).

Docteur en médecine, médecin consultant du Roi et des enfants de France, chirurgien du comte d'Artois, premier chirurgien des ducs d'Angoulême et de Berry ; chevalier de l'ordre de Saint-Michel, Amy fut anobli par lettres patentes royales du 1 7 février 1 8 1 5 et reçut pour règlement d'armoiries :

D'azur à une tige de trois lys au naturel d'argent, celui du milieu plus élevé et les deux autres naissants,

(i) Signe des chevaliers légionnaires.

(2) Archives nationales, CC, volume 25 1, f*» 2 58.

(3) Vicomte Révérend : Titres^ anoblissement et pairie de la Restauration. Paris, Champion, 1902.

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fétt-SSS^^ ah ftil^fe ; 8Î1 éhiétt âû îiàtrrëî c6îitoftHfô; él CbtiÊtlë ^û pité de la tige et regSrdaiit leé deux lys naissants.

, A'my était à cette époque chirurgien en Chef des faosf>ices des incurable^.

tl se maria deux fois :

lo A Marie-Anne ArcambaK

2° A Marie-Françoise-Thérèse Rabuty.

Le docteur Amy mourut à Versailles le 1 7 novembre

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La Chirurgie en Auvergne Registre des lettres de Maîtrise

délivrées par la communauté

des maitres-chirurgiens de la ville de Riom

(Documents inédits)

Le présent registre, contenaat vingt-quatre feuillets, a été cotté et paraphé, par premier et dernier, par nous Antoine Cornudet, lieutenant de Monsieur le premier Chirurgien du Roy dans le ressort de la Sénéchaussée d'Auvergne de Riom, pour en ycelluy être insérés les actes de réceptions. Fait ce vingt-un aoust mil sept cent quatre-vingt (2}.

Fournier.

Antoine Cornudet, maître en chirurgie à Riom, lieutenant de Monsieur le premier chirurgien du Roy en la ville de Riom et sénéchaussée d'Auvergne, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Savoir faisons que par la requelte à nous présentée par Jean-Baptiste Fournier,filsde Maître Fournier Me, chirurgien au Broc, et de demoiselle Marguerite Tcrringaud, ses père et mère, natif du Broc, âgé d'environ vingt cinq ans suivant son extrait baptistaire du vingt six may mil sept cent cinquante six, disant qu'il a étudié et exercé la chirurgie pendant plusieurs années et par exprès chez le sieur Terringaud son oncle, chirurgien juré à Brassac, chez lequel il a puisé pendant deux ans les premiers principes de chirurgie et ensuite pratiqué chez le même et avec lui depuis

(1) M' Ulysse Jouvei, de Riom, a bien voulu me donner ce document et je tiens à Ven remercier ici, (3) Xai conservé l'orthographe du registre original.

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800 retour de Paris suivant le ceniiicai du dit sieur Terringaud du vingt oust mil sept cent quatre vingt ; qu'il a dans la ville de Clermont Fei'rand suivi pendant trois ans les cours de chirurgie qui se font à THôtel-Dieu de la dite ville par le chirurgien en chef du dit Hôtel-Dieu ainsi qu'il est attesté par le certificat du sieur Bonnet chirurgien du dit hôpital, en date du quinze juillet mil sept cent soixante et quinze. Comme aussi avoir fait en cours d'étude aux Ecoles de chirurgie de Paris pendant les années 1776, 1777, 1778, 1779, savoir : les cours d'anatomie, de pathologie, des maladies chirurgicales et les opérations par lesquelles on les guérit; autre certificat sur la thérapeutique, ou moyen de guérir, suivant les certificats des sieurs Sabbatier, Tenon, Fabre, Goursault et Ëvin, tous professeurs desdites Ecoles et désirant s'établir au lieu de Brassac, il nous auroit requis de de lui accorder nos lettres de maître chirurgien pour résider au lieu dudit Brassac seulement et non ailleurs; sur laquelle requette, après avoir vu l'extrait baplistaire du supliant, certificats de vie et mœurs, de cours et de service, nous avons ordonné que le suplient se represenleroit ce jourd'huy 21 oust mil sept (cent) quatre vingt, à deux heures de relevée en notre chambre de juridiction de Saint-Comme, où étant comparu conduit et présenté par Me. Jean Amable Vialette, Mo. en chirurgie de cette ville de Riom, nous Tavons interrogé et examiné et fait interroger et examiner par le prévost et le doyen du collège des chirurgiens de cette ville sur les principes de la chirurgie, les saignées, les aposthèmes, les plaies et médicamens, en présence de Me. Antoine Barthélémy, docteur en médecine, médecin du Roy ; ensuite desquels examens, le dit sieur Jean-Baptiste Fournier retiré, pris l'avis de l'assemblée qui l'a trouvé capable ; nous avons le dit Fournier reçu et admis, recevons et admettons maître chirurgien pour résider au bourg de Brassac dépendant de ce ressort et non ailleurs, y exercer publiquement l'état de chirurgie, prendre les marques extérieures de sa profession, jouir des mesmes droits et privilèges dont jouissent et doivent jouir les autres maîtres, cela pour le dit lieu, par nous ou

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nos prédécesseurs (sic), à la charge de ne pouvoir s'établir ailleurs dans notre ressort sans notre permission par écrit et que dans les opérations décisives il sera tenu d'appeler un maître de oe collège 'pour lui donner conseil à peine de nullité des présentes ; et avons dudit sieur Jean-Baptiste Fournier pris et reçu le serment requis et accoutumé. En témoins de- ce nous avons signé les présentes et à ycellcs fait aposer le cachet de nosarmeset contre signé par le greffier de notre compagnie. Ce fut fait et donné à Riom ce 21 oust 1780. CoRNUDET,. Barthélémy,

Rolland,

Verniol, Viallette fils,

Mazuer, (

t^OURNIER,

Vallet, Viallette,

Chassaing.

Roussel.

Germain Pichault de la Martinière, écuyer^ conseiller d'Etat, chevalier de l'Ordre du Roy, premier chirurgien de Sa Majesté, président né de l'Académie Royalle de chirurgie, chef et garde des chartes, statuts et privilèges de chirurgie; à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Savoir faisons que sur la requette à nous présentée par Jeau'Louis Roussel, natif de Chassalades, diocèze de Mende, fils de Jean -Pierre Roussel, maître en chirurgie, et de Marie Hébrard, ses père et mère, âgé de trente trois ans suivant son extrait baptistaire en date du 16 aoust 1748, faisant profession de la religion catholique, apostolique et romaine ainsi qu'il est attesté par le certificat de vie et mœurs joint à la dite requette, contenant qu'il s'est appliqué à l'étude de la chirurgie pendant plusieurs années et qu'il a exercé la chirurgie en qualité d'élève sous le sieur Cointand, maître en chirurgie, l'espace de deux années suivant le certificat du 26 aoust 1768 et 1 769,ainsi qu'il appert par le certificat; que de plus il a fait ses études en chirurgie sous messieurs Méjan profPesseur et démonstrateur à Montpellier suivant les certifficats desdits professeurs encore aux

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:s ccrliflcats d*étude en date des 1771 et 1772 duement ^alizés et désirant parvenir à la maîtrise pour la ville du ilzieu et s'établir en ladite ville dépendante du départe- ;nt de la dépendance de la lieutenance de cefle ville de om, il nous aurait requis de luy vouloir ordonner jour ur être procédé à ses examens expériences et s*il est juge pable luy accorder nos lettres de maîtrise pour ladite ville

Malzieu; sur laquelle requette qu'il se représenter oit auird'huy à notre chambre de juridiction où étant conduit présenté parAIe.Verniol,maîtreen chirurgie de celte ville, 1 été examiné et interrogé par notre lieutenant, le prést en charge, le doyen de la communauté ; en présence de

Barthélémy, docteur en médecine ; sur Tanatomie du pps humain, Tosléologie, les fractures et luxations sur \ saignées, les apostèmes, playes, remèdes et médica- «ns. Ensuite desquels examens ledit Roussel retiré, pris vis de rassemblée qui l'a trouvé capable, nous avons lit Roussel reçu et admis, recevons et admettons maître irurgien pour la ville du Malzieu pour y exercer ledit t et jouir des mesmes droits, honneurs et privilèges, munités et prérogatives dont jouissent et doivent jouir i autres maîtres reçus par nous ou nos prédécesseurs ur la même ville. En témoin de ce, monsieur Cornudet, tre lieutenant pour cette dite ville, après avoir pris et ^u dudit Roussel le serment en tel cas requis et accou- [né,a signé ces présentes et à y celles fait apposer le scel chet de notre juridiction, et contre signé par notre greffier dinaire. Ce fut fait et donné en notre chambre et collège juridiction le vingt neuf août mil sept cent quatre vingt.

Cornudet,

? Chassaing,

Rolland,

Verniol,

Roussel, Barthélémy, Vallet,

Mazuer, Vialette, fils.

Viallëtte, greffier.

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Malarcber.

Germain Pichault de la Martinière, ëcuyer, conseiller d*£(âl, chevalier de Tordre du Roy, premier chirurgien de Sa Majesté, chef de la Chirurgie du Royaume, président né de TAcadémie royale de chirurgie et garde des chartres^statuts et privilèges dudit art. A tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Sçavoir faisons que sur la requette à nous présentée par sieur Guillaume Malarcher^natif de Maizieu, âgé de environ trente deux ans suivant son extrait baptistaire en date du neuf août mil sept cent quarante- sept, fils de Jean-Baptiste, bourgeois et de demoiselle Agnès Dumont ses père et mère, faisant proffession de la religion catholique, apostolique et romaine ainsy qu'il est attesté par les certificats de vie et mœurs joints à laditte requette ; contenant que par erreur il s'est fait recevoir le sept avril mil sept cent aoixante-dix-sept en la communauté des chirurgiens de Mende, ayant été actionné à cet effet par le lieutenant de la dite communauté, à cause de la proximité des lieux ; mais que depuis ayant apris que la ville du Malzîeu étoit du resort de la sénéchaussé d'Auvergne et que c'est là où il faloit s'addresser comme étant le chef-lieu de la justice de Malzieu suivant la déclaration du, Roy du trois septembre ùiil sept cent trente- six, c'est en conséquence de ce que le supliant vous a donné la présente requette pour parvenir à la maîtrise et s'établir en la ville de Malzieu dépendant du département de la lieutenance de Riom.

En conséquence luy avons ordonné de se représenter aujourd'huy trente aousl mil sept cent quatre vingt en notre chambre de juridiction de ladite ville de Riom où étant comparu,conduit et présenté par M. Louis Chassaing,Me.en chirurgie de la dite ville de Riom, il a été examiné et interrogé par notre lieutenant, le prévost, le doyen et deux maîtres du collège de MM. les chirurgiens de la ville de Riom; sur l'analomie du corps humain, l'ostéologie, les fractures et luxations ; sur les saignées, les apostèmes, playes, ulcères

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dicamens ; en quilte desquels exameûs le dit Malar- 'etiré^ pris l'avis de rassemblée qui l'a trouvé capable : avons reçu ledit Mal archer et admis recevons et admet- VI«. chirurgien pour la ville de Malzieu pour y exercer art, etc. (i)

témoin de ce M«. Antoine Cornudet, notre lieutenant iite ville de Riom, a signé les présentes, à icelles fait er le scel et cachet de notre chambre de juridiction de me et contre-signe par notre greffier ordinaire. Ce fut t donné en notre chambre de juridiction de St-Côme le 5 août mil sept cent quatre vingt.

Cornudet,

lELEMY,

Rolland, Mazuer,

Verniol,

LSSAING,

? VlALETTE, fils,

Vallet, VlALETTE, greffier.

Malargher,

Boyer.

main Pichault de la Martinière, elc

it, sçavoir faisons que sur la requette à noua préî par Jean-Baptiste Boyer, natif de Combronde, fils de ^es, Me. chirurgien de Combronde et de Marguerite ît ses père et mère, âgé d'environ vingt sept ans sui- 5on extrait baptistaire en date du 24 juin 1748, fai~ profession de la religion catholique, apostoliqua et ine, ainsi qu'il est attesté par le certificat de vie et •s joint à ladite requête; contenant qu'il s'est appliqué à

La formule est la même que pour les précédentes lettres iitrise.

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l'étude de la chirurgie pendant nombre d^annëes, et en différents endroits, par exprès : sous M**, son père, ensuite pendant deux ans en THôtel-EHeu de Cicrmont en qualité d'élève et a assisté aux cours qui s'y font, ainsi qu*il appert par le certificat du Sr. Bonnet, chirurgien en chef dudit Hôtel-Dieu en date du 25 février l^^iy signé: Bonnet; qu'il a de plus fait ses cours de chirurgie aux écoles de Paris, pendant Tannée 1777. Sçavoir : celui d'anatomie sous les sieurs Sue et Sabatier, proffesseurs dudit collège; ceux de pathologie chirurgicale sous les sieurs Fabre, Tenon et Hévin ; ceux de physiologie et d'hygienne et thérapeutique chirur^ gicale sous Mr*. Louis et Brasdor; ceux des maladies des

femmes grosses et de chimie sous M'*, de et Peyrilhe;

enfin des cours particuliers d'anatomie, d'opération et de matière médicale sous Mrs. Pellelanet Peyrilhe, docteurs en médecine et en chirurgie et proffesseurs des écoles de chirurgie. Le suppliant désirant parvenir à la maîtrise et s'établir en la ville d'Enezat, dépendante du département de notre lieutenance de Riom, il nous aurait requis de luy vouloir donner jour pour être procédé à ses examens et expériences ets*il est jugé capable, luy accorder nos lettres de maîtrise pour ladite ville d'Enezat, sur laquelle requette, etc.

Ce fut fait et donné en notre chambre de juridiction le i5 septembre 1780.

ConNUDET, ? Barthélémy, Rolland,

Chassaing, Vallet, Verniol, Mazuer,

VlALLETTE, fils, BOYER, VlALLETTE, greffier.

Girot.

Germain Pichault de la Martinière, etc.

Salut, sçavoir faisons que sur la requette à nous présentée par Me. Antoine Girot, natif delà ville de Saint-Ger-

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lin-Lambron, fils de Joseph et de Louise Malleûuil, ses ?es et mères; âgé d'environ vingt-six ans suivant son irait baptistaire en date du dernier janvier 1764, signé : ^in, curé de laditte ville de Saînt-Germain-Lambron, sant profession de la religion catholique, apostolique et naine, ainsi qu'il est attesté par le certificat de vie et eurs joint à ladite requête, signé : Héraud ; contenant qu'il st appliqué à Fétude de la chirurgie pendant plusieurs nées, par exprès dans la ville de Clermont-Ferrand en Ôtel-Dieu sous le S"^. Bonnet, chirurgien en chef dudil pital suivant le certificat dudit S^. Bonnet en date du septembre 1780 ; qu'il a ensuite fait ses cours plusieurs jées aux Ecolles de chirurgie de Paris ; sçavoir : les cours natomie, pour les années 1776, 1777 et 1778 sous mes-

jrs Sue et Portai en date du 18 juin 1776; autres

irs d'opérations et maladies chirurgicales sous les sieurs Lirssaulds et Ferra nd suivant leurs certificats du 4 juin '6 et 8 aoust 1778 ; autres certificats sur les maladies des pour les années 1774» 1775 et 1776, signé :...?... ; autres 1rs de phisiologie, d'hygienne et pathologie sous les jrs Bordenave et Thenon, profFesseurs dudit collège suiils leurs certificats du 8 aoust 1778 ; autres certificats de 1rs d'accouchemenls el de maladies des femmes grosses s messieurs Darbaud, et Deleuvye du 12 may 177.5 et oust 1778; enfin un cours parlicnlier d anatomie sous Desault du 22 novembre 1778.

)ésirant parvenir à la maîtrise et s'établir en la ville de nt-Germain-Lambron dépendante du département de votre itenance de Riom ; il nous aurait requis, etc

Ze fut fait et donné en notre chambre de juridiction ce gt un septembre mil sept cent quatre vingt.

{Signé des mêmes, pins Girot.)

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Hémin.

AntoÎDe Cornudet» mattre en chirurgie à Biom, lieutenant de Monsieur le premier chirurgien du Boy en la ville de Biom et sénéchaussée d'Auvergne, à tous ceux qui ces présentes verront, salut :

Sçavoir faisons que sur la requette à nous présentée par Beray Alexandre Hémin, fils d'Hétienne et de demoiselle Marie Boudard ses père et mère, natif d'Essoyes en Champagne, âgé d'environ 28 ans, suivant son extrait baptistaire en date du 26 février i ySS ; faisant profession de la religion catholique, apostolique et romaine; ainsi qu*il est attesté par le certificat de vie et mœurs joint à la dite requette,|disant qu'il s'est appliqué à l'étude de la chirurgie pendant plusieurs années, et par exprés l'espace de deux années sous le sieur Briolat, mattre en chirurgie de Saint-Dizier en Champagne, lieutenant de sa compagnie, suivant son certificat en date du 2 novembre 1778 : signé : Olivier, greffier de la dite compagnie; qu'il a ensuite pratiqué la chirurgie i'espacede six années en qualité d'aide chirurgien-major dans le régiment d'Orléans-Dragon», suivant le certificat du sieur Dufresnoy, chirurgien-major dudit régiment, en date du 23 mars 1779, duement légalisé par M. le comte de Montboissier, colonel dudit régiment; qu'il a de plus exercé la chirurgie dans le bourg de Volvic et lieux circonvoisins avec tout reloge possible et désirant s'établir au bourg de Volvic il nous aurait requis etc • . .

Ce fut fait et donné en notre chambre de juridiction ordinaire de Hiom ce trente septembre mil sept cent quatrevingt,

(Suivent les mêmes signatures que précédemment^ plus celle de Hémin.)

Clémensson.

Antoine Cornudet, etc

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— .'ÎG -

Salul : savoir faisons que sur la requette à nous présentée par Gilbert Antoine Clémensson, fils de Gilbert et de Marie Ma^delène Mallel ses père et mère, natif de la ville de Paris, paroisse de Saint-Hypolite, âgé d'environ quarante un an, suivant son extrait baptistaire du 22 février 1789, signé : Bichûe, prêtre, délivré audit sieur Clémensson par Savary, vicaire de Saint-Hypolite, le 28 janvier 1768. Disant qu'il a étudié et exercé la chirurgie pendant plusieurs années et par exprès l'espace de deux années consécutives en qualité d'apprentit en THôtel-Dieu de la Ville de Clermont- Ferrand suivant le certificat qu'il a retiré du chirurgienmajor dudit hôpital, signé : Bournel ; qu'il a de plus fait aux Ecoles de Paris des cours de chirurgie; scavoir : ceux d'ana^ tomie complets de Fannée 1758, signé : Sue, professeur; ceux des maladies chirurgicales et les opérations par lesquelles on les guérit sous le sieur Croissant de Garengeot, professeur audit collège, dans la même année 1768; enfin celuy des femmes grosses en travail et accouchées pendant l'année 1767 sous le sieur Gervais, aussi professeur desdites Ecoles, tous ses susdits certificats vérifiés par les prevosts desdites Ecoles et désirant s'établir au lieu d'Olbi pour y exercer la chirurgie ; il nous auroit requis, etc

Ce fut fait et donné en notre chambre de juridiction ordinaire de Riom le huit novembre mil sept cent quatre-vingt. (Suivent les même signatures, plus celle de Clémensson.)

D'Ourvilly.

Germain Pichault de la Martioiére, etc. ,

Salut : sçavoir faisons que sur sur la requette à nous présentée par Louis d'Ourvilly, natif du bourg de Vernassal, diocèse du Puy-en-Velay, fils de Denis, maître-chirurgien, et de demoiselle Catherine Gaveaudan,ses père et mère, âgé

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d'environ 26 ans, suivanl son extrait baptislaire en date du 24 avril 1755, faisant profession de la religion catholique, apostolique et romaine ainsi qu'il est attesté par le certificat de vie et mœurs joint à la dite requette ; contenant qu*il s'est appliqué à l'élude de la chirurgie pendant nombre d'années et par exprès sous Monsieur son père ; puis sous le sieur Dumas^ maître en chirurgie de Nevers Tespace de deux années suivant son certificat en date du 28 septembre 1767, qu'il a de plus exercé ledit art de chirurgie l'espace de trois ans dans le quartier des Camoins teroir de Marseille, suivant les lettres qui luy ont été expédiées par les maitrea en chirurgie de Marseille du i3 janvier 1776 et ensuite exercer ledit art de chirurgie pendant trois années consécutives en la ville de Langeac avec toute la satisfaction du public, point qu'il est attesté par Messieurs les officiers de justice des prévôtés et baillage de Langeac, suivant le certificat en date des 20 avril 1 781, signé : Redon de Taillac, Servant, Damourette, Ressoule, procureur fiscal ; et désirant parvenir à la maîtrise et s'établir en la ville de Langeac, dépendente du département de notre lieutenant de Riom, il nous aurois requis, elc

Ce fut fait et donné en notre chambre de juridiction le vingt troisième jour du mois d avril mil sept cent quatre vingt un.

(Mêmes signatures^ pins (VOarvilly,)

Leplot.

Antoine Cornudet, etc

Salut : sçavoir faisons que sur la requette à nous présentée par Jean Leplot, fils d'Antoine et de Françoise Marnât, ses père et mère, âgé d'environ 33 ans suivant son extrait

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iptistaire du 27 janvier 1748; signé: Vazeille, curé de Monn, faisant profession de la religion catholique,apostolique

romaine ainsi qu'il est attesté par les certificats de vie et œurs joints à ladite requette ; contenant qu'il s'est applilé à Félude de la chirurgie pendant plusieurs années et ir exprès aux Ecoles de chirurgie de Paris pendant l'esice de trois années consécutives, suivants les certificats des eurs Sue, Louis, Fabre, Tenon et Brasdor, tous profes- !urs auxdites écolles de chirurgie de Paris, qu'il a de plus it un cours particulier d'accouchement sous le sieur De* uvye, professeur en cette partie et maître en chirurgie de

ville de Paris et a depuis exercé la chirurgie pendant (ux années dans le bourg de Monton ; il nous auroit requis

Ce fut fait et donné en notre chambre ordinaire de juridic- )n ordinaire de Riom le deux may mil sept cent quatre ngt un.

{Mêmes signatures^ plus Leplot,)

Bourleyre.

Germain Pichault de la Martinière, etc.

Salut : sçavoir faisons que sur la requette à nous préntée par Benoist Bourleyre, fils de Benoist et de demoilie Anne-Marie Vidard, ses père et mère, natif de la ville î Pauliaguet en Auvergne, âgé d'environ 32 ans, faisant ofession de la religion catholique, apostolique et romaine Qsy qu'il est attesté par les certificats de vie et mœurs ints à ladite requette ; contenant qu'il s'est appliqué à l'éde de la chirurgie pendant plusieurs années et par exprès L la ville de Montpellier, où il a assisté aux cours d*anatoie, d'opération de Chirurgie; de même qu'au traité d*acucheraent depuis le i5 octobre de l'année 1765 jusqu'au

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20 février de Tannée 1766, suivant les certificats de Messieurs Serdat, médecin et chirurgien de TUniversité de Montpellier, autres certificats de M. Méjean, chirurgien-major de THôtel-Dieu de Montpellier pour le cours d*anatomie, d*opération, maladies des os, principes et médicaments de chirurgie faits dans Thamphitéâtre de Saint-Comme ; donnés à Montpellier le 6 avril pour les années 1766, 67, 68. Signé : Méjean, Galabert, Saraud, Vigaroux et Labeaury tous professeurs et démonstrateurs-régents dudit collèiçe de Montpellier ; a de plus été au collège de chirurgie de Paris,ainsy qu'il apert par les certiHcats donnés par les professeurs dudit collège sçavoir sur la mélode et les moyens de guérir les maladies chirurgicales, la diète, les médicaments, la phisiologie, Tigiène» les maladies des femmes grosses en travail et accouchées; cours de pathologie chirurgicale, d*anatomîe; maladies des yeux pendant les années 1769,70, 71, 72. Signé: Evin, Bordenave, Barbeaud, Fabre, deLeuvye, Sue, Sabalier, Gourjeaud, Delafage, Des Ilays, Gendron, Louis et Bradord ; tous professeurs desdittes écoUes, et enfin un certificat par Monsieur Morand, écuyer, premier chirurgien de THôlel-Dieu de Paris qui dit que le sieur Bourleyre a pratiqué sous ses yeux pendant huit années consécutives la chirurgie dans THôtel-Dieu de Paris, où il a aussy assisté avec assiduité aux leçons qui se sont faites dans rhamphiléalre dud. hôpital pour rinslruclion des élèves en date du 4 septembre 1780; signe : Morand et vérifié par les gouverneurs et administrateurs dud. Hôtel-Dieu.

Désirant parvenir à la maîtrise et s'établir en la ville de BrioudC) dépendante du département de notre lieutenancc de Riom, il nous aurait requis, etc

Ce fut fait et donné en notre chambre de juridiction le quinzième jour du mois de may de Tannée mil sept cent quatre ving un.

(Mêmes signatures y pi as Bourleyre,)

Bourbon.

Antoine Cornudet... elc

Salut : sçavoir faisons que sur la requelle à nous présentée par Antoine Bourbon, lils de Pierre chirurgien -juré, et de demoiselle Anne Hours, ses père et mère, natif de Besse, âgé d^environ 32 ans suivant son extrait baplistaire en date du 21 aoust 1749) signé :Réol, curé de Besse; faisant progression de la religion catholique, apostolique et romaine, ainsi qu'il est attesté par les certificats de vie et mœurs joints à lad. requête; contenant qu'il s'est appliqué à Tétude de la chirurgie pendant plusieurs années et par exprès sous le sieur Borne, chirurgien-juré du lieu d^Ainac en Languedoc pendant Tespace de 27 mois; puis chez les sieurs Borels frèreSjtous deux chirurgiens -jurés au lieudeVayre(rayrac) en Quercy, pendant 1 7 mois ; de plus chez le sieur Chabot pendant i5 mois, chirurgien-juré du lieu de Saint- Seré en QuercY. Suivant les certificats des sieurs Borne Borel et Chabot et désirant s'établir dans le bourg d'Ëglise-Neuve près Condat en Fœnier pour exercer la chfrargie» il nous auroit requis, etc. ,

Ce fut fait et donné en notre chambre de juridiction ordinaire de Riom le treize juin mil sept cent quatre vingt un. (Mêmes signatures, plus Bourbon.)

Barge.

Germain Pichault de la Martinière, etc

Salut: sçavoir faisons que sur la requette à nous présentée par Etienne Barge, natif de Péchardoire,fils d'Antoine et de demoiselle Marie Anne Tialier,se8père et mère, âgé d'environ 38 ans, suivant son extrait baptistaire en date du 20 juin ij43; faisant profession de la religion catholique, aposto-

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lique et romaine, ainsi qu'il est attesté par les certificats de vie et mœurs joint à lad. requette; contenant qu'il s*est appliqué à Tétude de la chirurgie pendant plusieurs années et par exprés sous le sieur Courby, maitre chirurgien-juré en la ville de Thiers, pendant Tespace de deux années consécutives, suivant son certificat en date du 8 janvier 1768, signé Courby ; qu'il a ensuite fait ses cours aux Ecoles de chirurgie de Paris l'espace de trois ans suivant certificats qui luy ont été délivrés par les sieur Louis, Delafaye, Hévin, Sue, Gourssauld, Sabatier^ Deshais, Gendron, Bordenave et Thénon, tous professeurs desdiles Écoles de chirurgie de Paris et désirant parvenir à la maîtrise et s'établir en la ville de Maringues, dépendante du déparlement de notre lieutenance . de Riom, il nous auroit requis, etc

Ce fut fait et donné en notre chambre de juridiction le vingt huit juin mil sept cent quatre vingt un.

(Mêmes signatures ^ plus Etienne Barge,)

Bernard.

Antoine Cornudet, etc

Salut: sçavoir faisons que sur la requette à nous présentée par Jean-Baptiste Bernard, âgé d'environ 34 ans, suivant son extrait baptistaire en date du 19 aoust 1748, natif du bourg d'Eglizole, diocèse de Clermont ; fils de Joseph maître-chirurgien, et de demoiselle Claudine Chou vain ses père et mère^ faisant profession de la religion catholique, apostolique et romaine, ainsi qu'il est attesté par les certificats de vie et mœurs joints à ladite requelle ; contenant qu'il s'est appliqué à Tétude de la chirurgie pendant plusieurs années et par exprès sous Monsieur son père l'espace de six ans et a ensuite fait ses cours aux Ecoles de chirurgie de Paris l'espace de trois ans, suivant les certificats qui luy ont élé délivrés par les professeurs desdites écoles en date d^

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aay 1771, signé : Gourssauld pour lès opérations; Sue ? l'anatomie ; Louis pour la phisiologie ; Théoon pour lérapeutique et Barbaud pour les accouchemens, et dent s'établir au bourg de Viverols, il nous auroit requis,

B fut fait et donné en notre chambre de juridiction ordie de Ripm le cinquième jour de juillet mil sept cent :re vingt un,

(Mêmes signatures , plus Bernard.)

Baraud.

ermain Pichault de la Martinière, etc

ilut : sçavoir faisons que sur la requette à nous présentée Pierre Baraud, natif de la ville d'Auzance, fils d*Annet lud et de Marie Anne Deneuvie, ses père et mère, âgé viron 87 ans, suivant son extrait baptistaire en date du uin 174^, faisant profession de la religion catholique, Colique et romaine,ainsy qu'il est attesté par les certifi-

de vie et mœurs joints à ladite requette ; contenant l s'est appliqué à l'étude de la chirurgie pendant plurs années dans la ville d'Auzance et lieux circon voisins, ; approbation et à la satisfaction de tous ceux qui ont

voulu luy donner leur confiance, ainsy qu'il appert par certificats duement légalisés qui luy ont été accordé, >ir : l'un par le curé de ladite ville d'Auzance, du 29 embre 1781, signé : Menot, curé; l'autre parles nota- , et principaux habitans de ladite ville du même jour, é : de Maumet, de la Porte, Bouquet et autres; autres ificats des six et neuf septembre dernier donnés par 5 médecins qui se louent de ses connaissances et de son îtilude auprès des malades, savoir : M. de Baraillon, ecin à Chambon, Périgaud de Grandchamp aussy mén de la même ville, et Mauinet, médecin de la ville

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d*Ëvaux; autre ceitifîcat du sieur Bonaet chirurgien de la ville de Clermont-Ferrand, qui atteste que le sieur Barraud s*est bien conduit dans le traitement d'une maladie grave qu'il luy avoit confié en date du 4 au présent ; et désirant parvenir à la maîtrise et s'établir en la ville d'Auzance, dépendante du département de notre lieuteuance de Riom, il nous auroit requis^ etc.

Ce fut fait et donné en notre chambre de juridiction, le sixième jour du mois d'octobre mil sept cent quatrevingt un.

(Mêmes si(/nafareSy plus Baraad.)

Marguerite Allouis.

Sa^e'/emme.

Germain Pichault de la Martiniére, etc.

Salut : sçavoir faisons que sur la raquette à nous présentée par Marguerite Allouis, fille de Claude, marchand et de demoiselle Anne Thomas ; épouse de M. Joseph Brun, maître chirurgien de la ville de Brioude, native de Brioude, âgée d'environ 26 ans, suivant son extrait baplistaire, en date du 10 aoûst 1756, faisant profession de la religion catholique, apostolique et romaine ; contenant qu'elle s'est appliquée à l'étude de l'art des accouchemens et par exprès sous le sieur Blancheton, maître en chirurgie et professeur des accouchemens au collège de Clermont-Ferrand. La supliante désirant parvenir à la maîtrise et s'établir en la ville de Brioude, dépendante du département de notre lieutenance de Riom^elle nous auroit requis de vouloir luy donner jour pour être procédé à ses examens, et si elle est jugée capable de luy accorder nos lettres de maîtrise pour ladite ville

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de Brioude. Sur laquelle requetle noire lieutenant en la dite ville de Riom, après avoir vu son extrait baptistaire, certificats de vie et mœurs et de service, a ordonné qu'elle se présenteroit cejourd'huy à deux heures de relevée en notre chambre de juridiction ordinaire, où étant comparue, conduite et présentée par Jean-Aniable Vialletle, maître en chirurgie de ladite ville, elle y auroit été interrogée et examinée, tant sur la théorie que sur la pratique de l'art des accouchemens^ par notre lieutenant, le prévost et le doyen de la compagnie; ensuite desquels examens la dite demoiselle Marguerite AUouis retirée, pris l'avis de l'assemblée qui la trouvée capable ; nous avons ladite Marguerite Allouis reçue et admise, recevons et admettons maîtresse sage-femme en ladite ville de Brioude pour y exercer ledit art et avoir toutes les marques ordinaires et accoutumées, à la charge expresse de ne pouvoir s'établir ailleurs, dans rétendue de notre ressort, sans notre permission par écrit; ou celle de notre lieutenant, et que dans les accouchemens difficiles et où il y aura risque soit pour la mère soit pour l'enfant, elle sera tenue d'appeler un maître-chirurgien pour luy donner conseil, le tout à peine de nullité des présentes. En témoin de ce, notre lieutenant en ladite ville de Riom, après avoir pris et reçu le serment en tel cas requis et accoutumé à signé ces présentes, a ycelles fait apposer le scel et cachet de notre chambre de juridiction ordinaire et contre signé par notre greffier. Ce fut fait et donné en notre chambre de juridiction le treize juillet mil sept cent quatrevingt-deux.

Signé : Cornudet, Chassaing,

Alluys-Brun, Viallette, greffier.

Rigaud.

Antoine Cornudet. . . etc „

Salut : sçavoir faisons que sur la requête à nous présentée

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par Claude Rigaad jeune^ fils de Claude mattre-chîrur- ^en du bourg de Cunlhiat et de demoiselle Anne Jouvenel ses père et mère, natif de Cunlhiat, âgé d'environ 3o ans, suivant son extrait baptîstaire en date du i6 mars lySa, faisant profession de la religion catholique, apostolique et romaine, ainsy qu'il est attesté par les certificats de vie et mœurs joints à ladite requette,contenant qu'il s'est appliqué à rélude de la chirurgie pendant nombre d*années et par après sous M. son père, qu*il a fait ses cours au collège de Lyon pendant les années 1777 et 1778, suivant les certifia cats des sieurs Charogin et Violet, professeurs de chirurgie dudit collège en date des 3 et 4 mars; autres cours en chirurgie au collège de Paris,celuyde physiologie et d'hygienne sous les sieurs Louis et Bordenave, celuy d'anatomie sour M. Sabatier,celuy de pathologie etd*hygienne sous les sieurs Tenon et Hévin, sur les opérations et maladies chirurgicales sous les sieurs Gourssault et Ferrand, celuy d'accouchement sous le sieur Deleuvye, celuy de maladie des yeux sous M. Becquet, celuy de chimie chirurgicale sous M. Peirhille, plus un cours particulier sous M. Dessauld, tous professeurs aux collèges de chirurgie de Paris, pendant les années '779» '780 et 1781. Et désirant s'établir au bourg de Cunlhiat, il nous auroit requis. . . etc •

Ce fut fait et donné en notre chambre de juridiction ordinaire de Riom le dix septième jour d'aoust mil sept cent quatre vingt deux.

Signé : CoRNUDET, Chassaing, Barthélémy,

Mazuer, Verniol, Viallette, Vallet, Rigaud, ViALLETTE, greffier.

Rougier.

Germain Pichault de la Martinière, etc

Salut : sçavoir faisons que sur la requette à nous présentée ar Pierre Rougier, natif de la paroisse dç Saint-Bonnet- ^achamp, fils de Claude et de Marguerite Gille ses père et nère, âgé d'environ 28 ans, suivant son extrait baplistaire n date du 12 aoust 1769, signé Fayolle, curé dudit Siionnet, faisant profession de la religion catholique, apostoique et romaine, ainsi qu'il est attesté par le certificat de ie et mœurs joint à laditle requette; contenant qu'il s*est ppliqué à l'étude de la chirurgie pendant nombre d'années t par exprès de la ville de Riom chez le sieur Cornudet, ieutenant de Monsieur le premier chirurgien du Roy et naitre-chirurgien de la dite ville de Riom, pendant deux nnées entières en qualité d'élève en chirurgie, ainsi qu'il pert suivant le certificat dudit sieur Cornudet du 20 février 778 duement vérifié par le sieur Vialletle, greffier de M. le premier chirurgien au collège des maîtres en chirurgie de a ville de Riom du même jour et an ; comme aussi avoir ait ses cours au collège royal de chirurgie à Paris. Sçavoir : es cours d'anatomie suivant les certificats des sieurs Sabaier et Sue pendant les années 1778, 1779, 1780 et 1781; >ignés : Sabatier et Sue, professeurs audit collège de chirurgie; autres cours sur les maladies chirurgicales et )pérations qui conviennent à leurs cures, pendant les mêmes innées cy-dessus suivant les certificats des sieurs Gourssaulf et Ferrand, professeurs pour les opérations audit collège de chirurgie de Paris ; autres certificats sur la phisiologie et rhygienne pour les mêmes années, signé : Louis professeur audit collège, autre cours de pathologie et thérapeutique suivant les certificats des sieurs Brador et Fabre, aussi professeur audit collège; plus des cours particuliers d'accouchcmenls pendant les années 1 779-1 780 suivant le certificat du sieur Desormeaux en date du 8 may 1780; plus autres certificats de cour particulier d'anatomie; maladies et opérations pour les années 1777, 1779 et i78o,signé: Pelletan; autre certificat de pratique et d'exercice à THôtel- Dieu de Paris pendant deux ans suivant le certificat du sieur

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Moreau, chirurgien en chef dudit Ilôtel-Dieu du 8 avril 1780, signé : Moreau ; enfin un certificat de service sur mer en qualité de chirurgien- major sur la frégate de Dunquerque nommée la « Vigilante » pendant six mois, signé par M. Bodesse, chirurgien de Tinspeetion de marine, approuvé par M. de Gourde capitaine, du 19 aoustiyyg. Et désirant parvenir à la maîtrise et s^établir en la ville d*Aigueperse, dépendante du département de nofre lieutenance de Riom;

il nous auroit requis, etc

Ce fut fait et donné en notre chambre de juridiction le vingt huitiesme jour du mois d'octobre mil sept cent quatre vingt et deux.

(Mêmes signatures^ plus Rougier,)

Jutier.

Germain Pichault de la Martinière, etc

Salut rscavoir faisons que sur la requette à nous présemée par Nicolas Jutier, fils de Mathieu et de Gilbert Causse ses père et mère, âgé d'environ 28 ans, suivant son extrait baptistaire en date du 3 may 1760, natif de Saint-Pourçain, paroisse de Suite, faisant profession de la religion catholique, apostholique et romaine, ainsi qu'il est attesté par le certificat de vie et mœurs joint à la dite requette; contenant qu'il s'est appliqué à l'étude de la chirurgie pendant plusieurs années et en différents endroits et par exprès l'espace de deux ans chez le s"". Bouchet, maître en chirurgie à Moulins, lieutenant de sa compagnie, signé : Bouchet ; a ensuite fait ses cours à Paris, l'espace de trois ans, scavoir celuy de phisîologie etd'hygienne sous lesr. Louis, professeur aud. collège en cette partie ; celuy d'anatomie sous les s's. Sue et Sabatier, aussi professeurs ; celuy des opérations sous les s'^â. Gourssaud et Ferrand^ professeurs aud. collège ; ceux de pathologie chirurgicale sous les s". Fabre et Hévio, professeurs ; celuy des maladies des femmes gros-

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ses, en travail et accouchées sous les'. Delcuvie, professeur; suivant les certificats des s»"". Louis, Sue, Sabatier, Goursaud, Ferrand, Fabre, Hévin et Deleuvie, en date du 19 mars 1781 ; plus des cours particuliers d'anatomie, maladies et opérations chirurgicales pendant l'espace de trois ans sous le 8^ Pelletan^ professeur d^anatomie à TEcole pratique du A may 1782 ; plus un cours particulier d*accoucbemens sous le sr. Desormeaux, professeur en cette partie , signé : Desormeaux du 8 avril 1782 ; enfin un certificat autantique de six mois de service à Parmée de secours en pays de Gex par Mr. de la Tour, chirurgien en chef de Thôpilal militaire, vu et vérifié parles médecins et chirurgiens majors consultants des camps et armées du Roy, délivré à Genève le premier septembre 1782, signé : de la Tour, Bounenne et Motez. Et désirant parvenir à la maîtrise et s'établir à la ville de Saint-Pourçain, dépendante du département de notre lieutenance de Riom, il nous auroit requis, etc

Donné le 25 novembre 1782.

{Mêmes signatures^ plus Jatier,)

Ghérieux.

Germain Pichault de la Martinière, etc. ...

Salut; sçavoir faisons que sur la requette à nous présentée par Pierre Marie Ghérieux, fils de Me. Jean, directeur les Postes et de Marguerite Cosse, ses père et mère, habians de la ville de Saint-Pourçain, natif de la même ville, Igé d'environ 28 ans, suivant son extrait baptistaire en datte lu 10 septembre 1760, faisant profession de la religion ca> holique, apostolique et romaine; ainsi qu'il est attesté par e certificat de vie et mœurs joint à ladite requette ; contelant qu'il s'est appliqué à Tétude de la chirurgie pendant

plusieurs années, sous difTércnls maîtres et par exprès pendant trois ans dans Thôpital Royal Militaire de la Charité de Grenoble ainsi qu*il apert par le certificat du médecin dudit hôpital de la Charité, duement légalisé par le commissaire des içucrres, signé : Marmion médecin^et Tessar commissaire ; plus un cours' d'accouchemens pendant trois mois chez le s"". Héraud, lieutenant de M. le premier chirurgien du Roy en ladite ville de Grenoble, en date du 12 may 1782 signé : Iléraud ; plus un autre cour d'accouchemens sous le sr. Lauvergeat, maître en chirurgie au collège de Saint Comme à Paris, suivant le certificat du s^. Lauvergeat en date du 24 may 1 788, signé : Lauvergeat ; autres cours de physiologie, d'anatomîe et de pathologie sous les s^*^. Louis^ Sahatier, Chopar et Hévin, suivant leurs certificats en date du 22 may 1788 tous professeurs royaux au collège de chirurgie de Paris. Désirant parvenir à la maîtrise et s'établir en la ville de Saint-Pourçain dépendante du département de notre lieutenance de Riom; il nous auroit requis, etc.. .....

Ce fut fait et donné en notre chambre de Sainl-Comme ce vingt quatre septembre mil sept cent quatre vingt trois. {Mêmes signatures, plus Chérieux,)

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NominattmulfJgà^AaitCole Viallette,

à la charge de greffier de la communauté

des maîtres-chirurgiens de Riom.

reffe du premier chirurgien du Roy dans la communauté des maîtres en chirurgie de la ville de Riom.

Germaia Pichault de la Marlinière, etc.

Salut ; Sçavoir faisons : que sur les bons témoignages qui )us ont été rendus d.e la probité, capacité et expérience de e. Jean Amable Viallette, Me. en chirurgie à Riom, et l'attendu la vacance de notre greffe en la communauté des aîtres en chirurgie de ladite ville, avenue par la démission ; Me. François Xavier, son père aussy M^*. en chirurgie, derer titulaire dudit office, auquel étant nécessaire de pour- )ir pour ces causes et autres considérations, nous avons )mmé, commis et institué, et par ces dites présentes, 3mmons, commetons et instituons led. Jean Amable Vialtte pour noire greffier en ladite communauté des maîtres 1 chirurgie de Riom, pour jouir en lad. qualité des honeurs, roits, titres, privilèges et exemptions y attribués à la large d'en remplir par luy même les fondions conformé lent aux statuts et règlements de la chirurgie, le tout ainsy Li*en a jouy ou du jouir led. M®. François Xavier, son père, près toutesfois qu'il aura preste le serment requis en pareil is entre les mains de notre lieutenant en lad. communauté, i mandons auxdits maîtres, prions et requérons tous autres u'il appartiendra que leur étant apparu des présentes ils lissent jouir le pourvu d'icelles, de leur effet et contenu, leinement et paisiblement, conformément aux édits, arrêts t règlements rendus en conséquences. En foy de quoi nous

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avoDs signé ces présentes de notre maîn» à ycelles fait apposer le sceau de nos armes et contresigné par notre secrétaire. A Versailles, le vin^t septième jour d*aoust, mil sept cent quatre vingt trois. Signé : La Martioière et plus bas par mondisieur : Vidoine.

vlallette, rolland, cornudet,

Verniol, Vallkt, Chassaino,

VlALLETTB, MaZUEH.

Aujourd'huy vingt décembre mil sept cent quatre vingt trois le collège des maîtres en chirurgie assemblé en conséquence de la requelle présentée par le sieur Jean Amable Viallelte du 20 novembre 1783, et de l'ordonnance de M. Cornudet, en conséquence des conclusions de M. Chassaing prévost, du même jour, par laquelle il est enjoint au dit sieur Viallelte de faire enregistrer ses lettres après avoir prêté le serment en tel cas requis et accoutumé en conséquence ledit sieur Jean Amable Viallelte a prêté en nos mains le serment pour raison de sa place de greffier, à l'effet de pouvoir en exercer librement les fonctions. Fait en noire chambre de juridiction de Saint-Cômme les dits jours et ans que dessus.

(Suivent tes mêmes signatures que dessus,)

La nomination de Jean Amable Viallelte, comme successeur de son père dans la charge de greffier de la communauté des maîtres-chirurgiens de Riom d'Auvergne, était due {lia recommandation de M. Amy, médecin très remarquable, originaire d'Auvergne^ anobli par Louis XVIII .

Parmi les feuilles du registre j'ai retrouvé la lettre suivante :

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— Si! -

A Monsieur,

M. Amy, chez M. le marquis de (i), gouverneur de

[esseigneurs les ducs d'Angoulême et de Berry.

A Versailles.

Monsieur, M. le premier chirurgien du Roy veut bien accorder la lace de son greffier en la communauté des chirurgiens de .iom, au sieur Viallette fils que vous lui recommandez. Les ttres lui en seront expédiées dès que M. Viallette père l'aura renvoyé ses provisions au bas desquelles il aura gné sa démission, plus un certificat de bonnes vie, mœurs religion de M. son fils, signé de M. son curé, et enfin la >mme de deux cent vingt-quatre livres à laquelle M. de A Martinière veut bien modérer ses agréments pour tous ais.

Je profite avec grand plaisir de cette occasion pour vous ïDOuveller les sentiments de Tancicn et inviolable atlachelent avec lequel j*ai Thonneur d'être, Monsieur^

Votre 1res humble et très obéissant serviteur.

A Paris, le \ may 1783. Le Blond d*OLBLBN.

A cette lettre est épingle Taccord suivant fait entre les eurs Viallette père et fils :

Je soussigné Jean Amable Viallette, maître en chirurgie I cette ville de Riom, reconnais que Monsieur Viallette mon repayant bien voulu écrire à M. le premier chirurgien du )y pour le prier, en acceptant sa démission, de me nommer pourvoir de la commission de greffier du collège des

(i) Déchirure du papier.

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maîtres en chiruri^ie de cette ville ; il a été convenu entre nous que pendant la vie de mon dit sieur Vialletle, je serai tenu de luy conter de tous les émolumens qui pourront pro> venir dudit greffe dans le cas où je parviendrai à en être pourvu.

Fait double entre nous à Riom et sous nos seins le 4 may 1788.

VlALLETTE.

Poitiers. — Imp. Biais et Roy, 7, rue Victor-Hugo, 7.

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L'hygiène en Auvergne

pendant la Révolution.

Une épidémie de syphilis en 1799.

{Documents inédits)

Une épidémie de syphilis à la fin du xvme siècle n'est pas chose commune, aussi c'est avec plaisir que nous avons découvert les documents qui vont suivre sur celle qui sévit au village de Buron, canton de Vicie-Comte, durant Tannée 1799.

Tous ces différents rapports, au milieu de phrases emphatiques et de déclamations humanitaires, caractéristique de la littérature révolutionnaire, contiennent, pour rhistoire de la médecine en province, plusieurs renseignements intéressants.

Nous préférons les publier in-extenso, craignant, en cherchant à les analyser, d'en altérer le caractère et la saveur (i).

Le 20 ventôse an VII de la République française, une et indivisible, les administrateurs du département du Puy-de-Dôme recevaient la lettre et le mémoire suivants :

(i) Nous conservons l'orthographe des documents originaux.

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e de la municipalité de Vic-le-Comte (i).

TÈ. Egalité.

;-sar- Allier (2), ce 19 ventôse aa 7 [9 mars 1799] P.épublique française, une et indivisible.

dministration municipale du canton de Vic-sur-

['administration centrale du département du Puy- 5me.

Citoyens-administrateurs, e des maladies les plus fuuestes à Thumanité 3 une des communes de notre arrondissement, un devoir sacré pour des administrateurs d*emr tous les moyens pour arrêter le cours de ce fléau, porter un prompt secours à leurs concitoyens qui e malheur d'en être déjà affectés; ces gprands ins nous les trouverons dans les soins paternels du ernement et dans votre zèle à protéger Thumanité. r le plus grand des malheurs, un enfant affecté i maladie vennérienne a été allété par une femme liage de Buron, commune d'Yronde; bientôt ce risson a communiqué à sa mère- nourrice le mal

Cette lettre et les documents qui suivent^constituent la cote

e la série L (Administration centrale) des archives dépar-

taies du Puy-de-Dôme.

Vic-le-Comte, chef^lieu de canton du département du Puy-

me^ ancienne capitale delacomtée d'Auvergne, ne conserva

orès la Révolution le nom de Vie-sur- Allier dont l'avaient

ïé les jacobins^ bien qu'elle fut située à quatre kilomètres

m de cette rivière.

r sur Vic-le-Comte : Une monographie des plus intéressantes

r. le chanoine Fouilhouœ, en cours de publication.

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dont il était affecté. 11 existe un usage parmi les nourrîces, assez mal entendu (i), qui est d'allaiter mutuellement leurs enfants. Et bientôt ce malheureux enfant a eu innoculé cette maladie à plusieurs femmes, ces femmes à leurs enfants, ces enfants à d'autres nourrices, ces nourrices à leurs marys, de manière que d'après le rapport des officiers de santé, il en résulte qu'une grande partie de cette commune est infectée de cette maladie.

Le citoyen Mombur, officier de santé, à qui plusieurs malades se sont présentés, est venu à l'administration municipale nous prévenir de cet accident, il nous a rendu compte que la plupart des affligés sont hors d'état de pouvoir se faire traiter chez eux vu leurdétresse ; que néanmoins la saison devenant favorable pour le traitement, il serait urgent de prendre des moyens pour rendre la santé à ces pauvres malheureux.

C'est avec grand regret, citoyens-administrateurs, que nous avons vu refuser à l'hospice de santé (2) du département deux de ces citoyens pauvres auxquels nous avions délivré un certificat, il est à désirer que vous invitiez l'administration de l'hospice de santé de leur destiner les lits établis à ce traitement qui sont souvent occupés par des personnes que le libertinage a affecté de cette maladie ; sans doute les malheureux pour lesquels nous réclamons ont un plus juste titre à la préférence sur les autres.

Si vous pensez que cette mesure ne suffit pas pour détruire cette maladie, veuillez nous mander les moyens que nous avons à prendre et de suite nous serons exacts à remplir vos vues.

Nous joignons à la présente un mémoire que le ci-

(1) Cet usaffe parait avoir été localisé à cette région de la pro" vince.En tout cas, nous n* avons jamais rien trouvé qui pût rap-^ peler qu^une coutume aussi déplorable existât en Haute- Auvergne,

(a) Nom révolutionnaire de l* Hôtel-Dieu de C 1er mont-Fer rand*

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toyen Mombur, officier de santé, a fait relativement à cet accident, veuillez en prendre connaissance et venir de suite au secours de cette malheureuse commune.

Salut et fraternité.

Chabrit.

agent.

Bord. Guyot.

agent .

GuEL,fils adj.

Mémoire du citoyen Mombur (i).

Le 23 ventôse.

Mémoire.

On ne saurait jeter un coup d'oeil, quelque rapide qu'il puisse être, sur les ravages d'une maladie contagieuse sans s'intéresser vivement au sort des malheureux qui en sont les victimes.

Le mal vénérien est un de ces fléaux qui présente dans sa contagion le tableau le plus effrayant, surtout lorsqu'il frappe le cultivateur,cet homme laborieux dont le travail opiniâtre devient pour les états, la source d'abondance d'où découle nécessairement le bonheur public.

Le village de Buron, commune d'Irronde, est infecté en grande partie de celte cruelle maladie qui a pris son origine dans l'allaitement d'un enfant gâté. Il survint aux mamelons des seins de sa nourice des ulcè-

(i) Dans le Dictionnaire des médecins, chirurgiens et pharmaciens français légalement reçus avant et depuis la fondation de la R. F. — Paris an. X. nous lisons page 420 : Mombur (François)^ natif de Vie-sur- Allier, âgé de 36 ans, reçu docteur en médecine en J7gi, à Nancy , département de la Meurthe. Ont signé sur ses lettres : les citoyens Jadelot, vice-doyen ; Guillemain, régent ; Nicolas, professeur; et Tournay secrétaire ; eœerce depuis onze ans à ViC'Sur-Allier»

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res qui au bout d*un certain temps furent autant d'obstacles à Tacte de la succion .

L^impossibilité où fut cette malheureuse de l'allaiter l'obligeait à promener cet enfant dans le village pour l'attacher au sein de différentes mères ; telle est l'origine de la maladie vénérienne qui règne dans Buron. Aujourd'hui les malheureux habitants éprouvent tous les symptômes qui annoncent l'existence de cette maladie où l'on remarque des condilomes à l'anus, au périné et à la partie latérale interne et supérieure des cuisses ; aux femmes surtout on aperçoit de petites ulcères à la vulve et les traces d'un écoulement purulent de nature à ne laisser aucun doute sur l'existence du vice siphilitique (i) : telle est la triste situation de ces malheureux habitans. L*état d'indigeance où ils se trouvent nesauraitleur permettre de supporter les frais d'un traitement particulier ; ils ont donc un droit direct à être traités dans les lieux désignés pour cet objet.

F. MOMBUR

Il est à observer que plusieurs de ces malheureux se sont présentés au ci-devant Hôtel-Dieu sans être reçus, par la raison qu'il n'y avait point de lits vacants à cette époque. Il doit résulter de là que si on ne prend point des précautions, ces malheureux, trop éloignés pour pouvoir guetter la vacance de ces places, en 'seront privés.

A Vic-sur-Allier, le i8 ventôse, 710e année de la République.

(i) La blennorrhagie rC avait pas encore été séparée de la sy phi ils en tant qu'entité morbide, c'était au contraire un des éléments les plus importants du diagnostic de cette maladie. Nous sommes loin encore des luttes homériques qui eurent lieu à ce sujet entre Ricord et Vécole lyonnaise.

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Les administrateurs du département se réunirent latre jours après avoir reçu ces deux pièces, et print Tarrôté suivant :

rrêté des administrateurs du département du Puy-de-Dôme.

n VIL

Liberté. Égalité.

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