‹ La médecine des passions, ou les passions considérées dans leurs rapports avec les maladies, les lois et la religion (volume 2)Chapitre 13 sur 96 · Besoins animaux · texte numérisé non relu

Besoins animaux

Us peuvent tous être rapportés à l’amour de la vie et à sa transmission; en d’autres termes, à 1 instinct de conservation et à celui de reproduction. Ils comprennent d’abord les besoins, essentiellement physiologiques, de calorique, de mouvement, de respiration, d'alimentation, d'exonération. Ces premiers besoins doivent être satisfaits, sous peine de voir bientôt cesser la vie. Deux voix intérieures, le plaisir et la douleur, nous avertissent si la satisfaction est suffisante ou dépassée. C’est ainsi que la tempérance laisse en nous un sentiment de bien -être et de liberté, tandis que la gourmandise, et X ivrognerie nous punissent, parle

malaise et l’abrutissement, d’avoir franchi les limites du besoin.

Viennent ensuite les besoins instinctifs de fuir

Iui nous nuit, de repousser et de détruire ce q i nous blesse, d acquérir les objets nécessaires pour nous nourrir, nous vêtir et nous abriter. Le manque ou l’excès de ces divers besoins enfante

la j)eUr ou la témérité , Y apathie, ou la co/ère poussée jusqu’au meurtre.

Les besoins qui dépendent de 1 instinct de reproduction sont : Y amour sexuel, 1 amour des enfants, et celui des lieux où F on a reçu et donné le jour. Rarement ils pèchent par défaut; au contraire, Y onanisme et le libertinage , Y aveuglement paternel, le fanatisme patriotique et la nostalgie sont les fruits ordinaires de leur surcroît d’activité.

Tous ces besoins ont été appelés instinctifs , parce qu’ils sont éminemment impérieux, et qu ils nous poussent aveuglément à des actes nuisibles , si le flambeau de l’intelligence ne vient les éclairer et leur montrer la ligne du devoir.

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