‹ La médecine des passions, ou les passions considérées dans leurs rapports avec les maladies, les lois et la religion (volume 2)Chapitre 74 sur 96 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

DE L’AVARICE

Le plus riche des hommes, c’est l’économe; le plus pauvre, c’est l’avare.

(Lhamfort, Maximes et pensées.)

Définition et synonymie .

L’avarice est un désir immodéré d’accumuler des richesses , même aux dépens de ses propres besoins , désir accompagné d’une crainte vive et continuelle de se les voir enlever; c’est une soif insatiable de lor, pour For lui-même, où l’avare met tout son bonheur.

Avarice, en latin avaritia , avarities , dérive, suivant quelques étymologistes, du verbe avéré , qui signifie désirer ardemment; selon d’autres, c’est une contraction des deux mots aviditas œris ( avœris ), avidité, convoitise de l’argent.

« À proprement parier , dit Voltaire, l’avarice est le désir d’accumuler, soit en grains, soit en meubles, ou en fonds, ou en curiosités. Il y avait des avares avant qu’on eût inventé la monnaie. » L’on peut objecter à Fauteur du Dictionnaire philosophique, d’abord que les vrais avares se soucient fort peu de meubles et de curiosités ; ensuite, que longtemps avant l’invention de la monnaie, qui

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est déjà très-ancienne, il y avait des valeurs représentatives, que les avares devaient convoiter. Pour nous , qui vivons à une époque où l’on ne connaît que trop l’argent monnayé, nous ferons consister l’avarice dans la manie de thésauriser l’argent,, et surtout For. Montesquieu nous donne la raison i de cette préférence :

« L’avarice, selon lui , garde For et l’argent , parce 1 que, comme elle ne veut point consommer, elle' aime des signes qui ne se détruisent point ; elle aime mieux garder For que l’argent, parce qu’elle craint toujours de perdre, et qu’elle peut mieux cacher ce qui est en plus petit volume. » ( Esprit des lois , liv. 22 , chap. 9.)

Saint Paul appelle l’avarice une idolâtrie , parce que, en effet, Favare se fait un dieu de son or et de son argent. Le satirique français ne traite pas cette passion avec moins de sévérité :

Un avare, idolâtre et fou de son argent,

Rencontrant la disette au sein de l’abondance, Appelle sa folie une rare prudence,

Et met toute sa gloire et son souverain bien A grossir un trésor qui ne lui sert de rien :

Plus il le voit accru , moins il en sait l’usage.

Sans mentir, l’avarice est une étrange rage!

(Boileau , satire 4.)

Ne confondons pas l’intéressé, le parcimonieux, et Favare. U intéressé aime le gain, et ne fait rien gratuitement; le parcimonieux aime l’épargne, et s’abstient de ce qui est cher ; X avare aime la pos-

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session, ne fait guère usage de ce qu’il a, et voudrait pouvoir se priver de tout ce qui coûte (1).

L’intéressé et le parcimonieux ne sont pas encore avares ; l’avare est nécessairement parcimonieux, et presque toujours intéressé.

Causes .

Les individus lymphatiques , mélancoliques et cacochymes sont en général plus prédisposés à cette passion que ceux qui vivent sous la prédominance sanguine ou bilieuse. L’avarice s observe rarement dans la jeunesse, assez souvent dans la maturité de l’âge, très-fréquemment , et d une manière presque épidémique, dans la vieillesse : c est la passion dominante des vieillards, comme 1 amour est celle des jeunes gens, et l’ambition celle de l’âge mûr.

L’avarice est aussi quelquefois un vice de famille, transmis sinon avec le sang , du moins par l’exemple ou par une mauvaise éducation.

Nous rencontrons cette passion dans tous les rangs , dans toutes les conditions : les rois et les sujets, les petits et les grands, l’ignorant et le savant, le pauvre et le riche, en sont egalement

(1) Celai qui aime les richesses pour les dépenser n’est pas, à proprement parler, avare. Voyez la distinction établie à 1 article Ambition. Voyez aussi, dans les Caractères de Ihéophraste, le ebapitre 10 , de Y Epargne sordide , et le chapitre oO , du Gain sordiae ; quant au chapitre 22, de Y J varice, il mérite à peine d’être lu.

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tourmentés ; mais plus souvent le riche que le pauvre.

Enfin, il n’est pas rare de la voir se développer sous l’influence d’une infirmité et même d’une maladie aiguë. Le professeur Alibert a connu une dame de haute condition qui offrait un exemple curieux d’avarice périodique. Cette dame , vaporeuse et mélancolique pendant six mois de l’année, n’usait alors de ses revenus , qui étaient considérables, qu’avec une parcimonie sordide; mais elle se faisait admirer par une générosité sans bornes aussitôt qu’elle était revenue à son. état normal de santé.

Cherchons maintenant la source morale de Favarice. «Ce n’est pas, dit La Bruyère, le besoin d’argent où les vieillards peuvent appréhender de tomber un jour qui les rend avares , car il y en a de tels qui ont de si grands fonds qu’ils ne peuvent guère avoir cette inquiétude ; et d’ailleurs comment pourraient-ils craindre de manquer dans leur caducité des commodités de la vie, puisqu’ils s’en privent eux-mêmes volontairement pour satisfaire à leur avarice (1)? Ce n’est point aussi l’envie de laisser de plus grandes richesses à leurs

(1) Si les avares se privent des commodités de la vie, ce n’est précisément que dans l’espérance d’en jouir plus tard. Leur folie consiste donc à sacrifier constamment le présent à un avenir souvent chimérique. Aussi La Piochefoucaukl avait-il dit judicieusement de l’avarice : «Il n’y a point de passion qui s'éloigne plus souvent de son but, ni sur qui le présent ait tant de pouvoir au préjudice de rayenir. »

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enfants, car il n’est pas naturel d'aimer quelque autre chose plus que soi-même , outre ou il se trouve des avares qui n’ont point d’héritiers. Ce vice est plutôt l’effet de l’âge et de la complexion des vieillards, qui s’y abandonnent aussi naturellement qu’ils suivaient leurs plaisirs dans leur jeunesse , ou leur ambition dans l’âge viril. SI ne faut ni vigueur, ni jeunesse, ni santé, pour être avare; l’on n’a aussi nul besoin de s’empresser ou de se donner le moindre mouvement pour épargner ses revenus; il faut laisser seulement son bien dans ses coffres , et se priver de tout. Cela est commode aux vieillards, à qui il faut une passion , parce qu’ils sont hommes. » ( Caractères 9 chap. 9.)

La profondeur et la sagacité habituelles de La Bruyère me paraissent ici complètement en défaut : il réfute mal, ou , pour mieux dire, il ne réfute point, et ne conclut rien. Reconnaissons donc plutôt, avec Vau venargues et d’autres moralistes, que l’avarice tire sa source d’un amour excessif de la vie , qui, croissant avec l’âge, et développant chez les vieillards des craintes exagérées pour leur avenir, les fait s’armer d’une prévoyance outrée, afin de se ménager des ressources dans les malheurs qui pourraient leur arriver.

L’apathie naturelle aux vieillards et aux infirmes entre sans doute pour beaucoup dans le développement de l’avarice ; mais , à part 1 instinct de conservation, auquel tout l’homme se rapporte , la vraie source morale de cette passion ne saurait se

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trouver ailleurs que dans une circonspection prédominante (1).

Caractère, symptômes , effets et terminaison .

« SI y a des gens qui sont mal logés , mal couchés, mal habillés , et plus mai nourris, qui essuient les rigueurs des saisons, qui se privent eux-mêmes de la société des hommes et passent leurs jours dans la solitude, qui souffrent du présent, du passé et de l’avenir, dont la vie est comme une pénitence continuelle, et qui ont ainsi trouvé le secret d’aller à leur perte par le chemin le plus

(1) Rousseau n’était pas avare dans la véritable acception du mot. Y? avance presque sordide dont il se gratifie n’était chez lui qu’une parcimonie momentanée , produite par un mélange bizarre de paresse, de méfiance et d’orgueil.

Du reste, une remarque que j’ai souvent faite en lisant Jean- Jacques, c’est le peu d’importance que ce grand écrivain semble attacher au vrai sens des mots. Était-ce de sa part artifice de style? Je ne le pense pas. Je croirais plutôt que la passion sous l’influence de laquelle il écrivait exaltait beaucoup trop son imagination, et faussait ainsi son jugement. En voici un exemple qui se rattache précisément au sujet que nous traitons. Dans ses Considérations sur le gouvernement de Pologne , on trouve cette singulière phrase : « L’avare n’a point proprement de passion qui le domine; il n’aspire à l’argent que par prévoyance, pour contenter celles qui pourront lui venir. » L’avare n’a pas de passion qui le domine ! Mais n’est-il pas violemment dominé par la passion qui le constitue avare, par l’avarice? et n’avons-nous pas vu que la passion dominante tient en quelque sorte toutes les autres passions sous ses ordres? C’est ainsi qu’emporté par la haine qu’il voue à l’argent, Rousseau va jusqu’à oublier que l’avarice est une passion.

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pénible : ce sont les avares. » ( La Bruyère , Caractères , cliap. 11).

«L’avare, dit Massillon , n’amasse que pour amasser ; ce n’est pas pour fournir à ses besoins , il se les refuse. Son argent lui est plus précieux que sa santé , que sa vie , que son salut , que luimême. Toutes ses actions, toutes ses vues, toutes ses affections, ne se rapportent qu’à cet indigne objet. Personne ne s’y trompe, et il ne prend aucun soin de dérober aux yeux du public le misérable penchant dont i! est possédé ; car tel est le caractère de cette honteuse passion , de se manifester de tous les côtés , de ne faire au dehors aucune démarche qui ne soit marquée de ce maudit caractère , et de n’être un mystère que pour celui seul qui en est possédé. Toutes les autres passions sauvent du moins les apparences , on les cache aux yeux du public; une imprudence peut quelquefois les dévoiler, mais le coupable cherche, autant qu’il est en soi, les ténèbres : mais, pour la passion de l’avarice , l’avare ne se la cache qu’à lui-même. Loin de prendre des précautions pour la dérober aux yeux du public , tout l’annonce en lui , tout la montre à découvert ; il la porte écrite dans son langage, dans ses actions, dans toute sa conduite, et pour ainsi dire sur son front.

« L’âge et les réflexions guérissent d’ordinaire les autres passions, au lieu, que l’avarice semble se ranimer et reprendre de nouvelles forces dans la vieillesse. Plus on avance vers ce moment fatal où tout cet amas sordide doit disparaître et nous être

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enlevé, plus on s’y attache; plus la mort approche, plus on couve des yeux son misérable trésor, plus on le regarde comme une précaution nécessaire pour un avenir chimérique. Ainsi l’âge rajeunit, pour ainsi dire , cette indigne passion. Les années, la maladie , les réflexions , tout l’enfonce plus profondément dans Famé, et elle se nourrit ou s’enflamme par les remèdes mêmes qui guérissent et éteignent toutes les autres. On a vu des hommes, dans une décrépitude où à peine leur restait-il assez de force pour soutenir un cadavre tout prêt à tomber en pourriture , ne conserver, dans la défaillance totale des facultés de leur âme, un reste de sensibilité, et, pour ainsi dire, de signe de vie, que pour cette indigne passion; elle seule se soutenir, se ranimer sur les débris de tout le reste, le dernier soupir être encore pour elle (1), les inquiétudes des derniers moments la regarder encore, et, par une punition terrible de Dieu , Finfortuné qui meurt jeter encore des regards mourants, qui vont s’éteindre sur un argent que la mort lui arrache, mais dont elle n’a pu arracher l’amour de son cœur. » ( Discours synodaux. De la Compassion des pauvres.

Voulez-vous reconnaître un avare, examinez-le surtout dans deux moments bien importants pour lui : quand il reçoit , et quand il donne. Lui fait-on un présent de quelque valeur, â l’instant sa main

(1) Voir ci-après la troisième observation.

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s'épanouit pour le recevoir, sa figure est radieuse, ses yeux sont humides de tendresse ; il est dans l'extase , et sa bouche entrouverte ne trouve pas d’expression pour témoigner sa surprise et son contentement ; il jouit.

Faut-il, au contraire, qu’il donne quelques pièces d’argent , la scène est bien differente : ses traits se rembrunissent et se contractent, son bras s’allonge avec lenteur pour compter chaque pièce, qu’il n’abandonne que difficilement, après l’avoir serrée comme pour la dernière fois entre le pouce et l’index; puis son regard inquiet suit tristement jusque dans votre poche l’argent qu’il a dû tirer de la sienne : il souffre (1).

De tous les vices qui dégradent le cœur de l’homme , l’avarice est sans contredit le plus misérable et le plus odieux. Les autres passions peuvent du moins se rencontrer avec quelques vertus , ou être relevées par quelques bonnes qualités ; l’avarice détruit toutes les vertus, ternit toutes les qualités, et peut enfanter tous les crimes. Et, en effet , l’usure , l’inhumanité , l’ingratitude , le parjure, le meurtre , ne sont que trop souvent les fruits de ce vice monstrueux.

Ennemi de Dieu et de la société, l’avare , par un juste retour, est lui-même son propre bourreau. Les privations de tous genres qu’il s’impose ,

(1) On a remarqué que presque tous les avares écrivent mal : leur écriture est, en général , sèche , petite et serrée; on dirait qu’ils regrettent jusqu’à l’encre et au papier»

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les craintes continuelles auxquelles son esprit est en proie , les visions de son imagination malade , lui font éprouver de fréquentes et cruelles insomnies , qui bientôt amènent chez lui la pâleur de la face, l’amoindrissement des traits, et, plus tard, l’amaigrissement général du corps.

À une période encore plus avancée, on voit cette passion se terminer par la mélancolie , le marasme , la folie, et, dans quelques cas, assez rares cependant, par le suicide (1).

Traitement.

Nous avons vu précédemment que l’avarice tire sa source d’une prédominance de circonspection qui croît avec l’âge : c’est donc cette circonspection que les parents et les instituteurs devraient s’efforcer de modérer, ou de diriger convenablement, lorsqu’ils la trouvent trop développée chez de jeunes sujets.

Loin de là, que fait souvent un père imprudent ou parcimonieux? Il enjoint à son enfant de conserver bien précieusement les pièces d’argent qu’on a pu lui- donner. Pour plus de sûreté, il se charge lui-même du dépôt; puis, au bout de quelque temps, il persuade au marmot que ces pièces se sont multipliées, qu’elles ont fait des petits. Émerveillé à la vue de cette prétendue reproduc-

(1) Voir la seconde observation.

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tion, l’enfant demande et obtient la permission de l’opérer lui-même. Continue-t-il d’être trompé, ses désirs s’enflamment , et son petit trésor, toujours grossissant , devient pour lui 1 objet d une espèce de culte. Réjouis-toi, père imprudent; réjouis-toi, professeur de sagesse, ta tâche est accomplie : tu as forme un avare , cpii attendra impatiemment ta fin pour jouir seul de ton or; ou le plus souvent un prodigue , qui te payera de superbes funérailles, et dévorera le reste (1). . .

a Ce que l’on prodigue, on 1 ote a son héritiei ; ce que l’on épargne sordidement, on se l’ôte à soimème : le milieu est justice pour soi et poui les autres. » Le milieu que recommande La Bruyère est une sage économie , dans laquelle on peut encore faire rentrer ceux qui ne sont que sur les limites de la parcimonie. Quant à l’avarice bien

(1) J’ai vu plus d’une fois des parents inexpérimentés employer ce misérable stratagème pour inspirer, disaient-ils, le goût de l’économie à des enfants trop enclins à la dépense. \ oilà pourtant comme l’on fausse le jugement, cette faculté si précieuse qui doit être plus tard la règle de toutes les actions de l’homme! C’est sans doute pour un pareil élève que La Bruyère a pu écrire ees lignes : « L’avare dépense plus mort, en un seul jour, qu il ne faisait vivant en dix années; et son héritier, plus en dix mois, qu’il n’a su faire lui-mème en toute sa vie.

«Les enfants peut-être seraient plus chers à leurs pères, et réciproquement les pères à leurs enfants, sans le titre d’héritiers.

«Triste condition de l’homme, et qui dégoûte de la vie! Il faut suer, veiller, fléchir, dépendre, pour avoir un peu de fortune, ou la devoir à l’agonie de nos proches : celui qui s empeche de souhaiter que son père y passe bientôt est homme de bien. » (Caractères , chap. 6.)

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caractérisée, elle est presque toujours incurable.

Il est donc essentiel de combattre cette passion

avant quelle ait pris sur ses esclaves un empire absolu.

Un des meilleurs moyens est la société habituelle et intime d’individus enjoués et désintéressés, se procurant sans prodigalité les plaisirs et les commodités de la vie, ou bien encore celle d hommes sensibles, charitables, occupés à secourir les malheureux , à visiter les malades et les prisonniers.

Poui corriger 1 avarice naissante, on a aussi conseillé de loi présenter fréquemment le tableau des probabilités de la vie humaine.

Le ridicule et la peur pourront encore être employés avec succès, suivant le caractère de l’indi- \idti sur lequel vous voudrez agir. Ainsi vous mettrez sous les veux de 1 un les scènes plaisantes et ridicules dont les avares ont tant de fois été le sujet , et pour cela il suffira de les renvoyer à Piaule et à Molière. A cet autre, vous raconterez adroitement les vols et les assassinats qui se commettent journellement chez les avares, où le crime compte toujours avoir meilleure capture que chez les personnes qui savent faire usage de leur bien. A un troisième, vous présenterez la triste et inévitable destinée qui attend les avares; la misère au milieu de leur stérile abondance; leurs noms couverts de haine et de mépris ; leur mort provoquée par tous les vœux , et dont eux-mêmes semblent chargés de hâter le moment.

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À ce dernier, enfin , qui prétend encore à îa réputation d’homme religieux , vous rappellerez les anathèmes lancés contre les avares par une i eligion dont le dogme repose principalement sur la charité.

Observations .

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