‹ La médecine des passions, ou les passions considérées dans leurs rapports avec les maladies, les lois et la religionChapitre 29 sur 128 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

De la Récidive dans la Maladie , dans le Crime et dans la Passion.

Les récidives et les rechutes seraient bien moins fréquentes, si l’on attaquait le mal dans sa cause , et si l’on ne croyait pas trop légèrement à la guérison.

Le mot récidive, dérivé du verbe latin recidere, retomber, exprime généralement toute espèce de rechute dans le mal.

Les pathologistes désignent par cette expression le retour d’une maladie dont on était entièrement guéri ; et ils emploient le nom de rechute lorsque ce retour a lieu pendant ou peu de temps après la convalescence. Ainsi, une personne guérie d’un érysipèle au printemps en est-elle affectée d’un second l'automne suivant , c’est un e récidive; un individu convalescent d’une inflammation d’intestins vient-il, par un écart de régime, à faire reparaître sa maladie, voilà un e rechute, et l’on sait que la rechute est souvent pire que la maladie primitive.

Dans le langage des lois, on entend par récidive l’action de commettre un délit du même genre que celui pour lequel on a déjà cte condamne.

Enfin, les théologiens emploient de préférence le terme de rechute pour indiquer Vacte de retomber soit dans la passion dominante, soit dans le

péché en général. . . ,

Dans la maladie, dans la passion , aussi bien que dans le crime, les récidives et les rechutes peuvent être rapportées à un petit nombre de causes, dont nous allons étudier l’influence, en commençant par le rôle quelles jouent en pathologie.

*0 ne la «ccldlve dans la Maladie.

L’âge et le sexe ne laissent pas d’avoir une certaine influence sur le rclour dans la maladie. Ainsi , l’enfance et la vieillesse sont bien plus prédisposées aux rechutes que la jeunesse et surtout que la virilité , époque ou le corps, parvenu à son développement complet, a en meme temps moins d’irritabilité et une plus grande énergie de réaction contre les causes qui tendent à déranger son harmonie. Douée d’une organisation plus délicate ; et d’une sensibilité plus vive que l’homme , la femme est par cela meme plus

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