DU LJBF.UT1NAGE
Tels sont les principaux moyens mis en usage par la médecine pour combattre les différentes formes du libertinage, soit qu’il dépende d’une dépravation volontaire, soit qu’il tienne à la prédominance cérébro-génitale, ou à un état maladif de l’organisme.
— Si nous passons aux mesures préventives et répressives employées par le législateur, nous trouvons bien quelques sages dispositions relatives aux filles isolées, aux maisons de tolérance, aux cabarets, aux bals, aux masques, aux théâtres, à l’imprimerie et à la gravure; mais elles sont si mal observées, que l’on peut les regarder en partie comme non avenues. D’un autre côté, en ne punissant le libertinage que lorsqu’il est patent, c'est-à-dire lorsqu’il blesse la morale publique , et constitue les délits prévus par les articles 330-340 du Code pénal (1), l’autorité se trouve sévir contre une passion dont elle a , en quelque sorte, favorisé le développement , en ne montrant pas assez de sévérité contre la funeste contagion de l’exemple.
(1) Voir le texte de ces articles à la fin du volume , note M.
DE LAMOÜR.