Traitement des névropallies parvenues au centre nerveux
vers lequel elles se dirigent.
Quand une névropallie, telle qu'un accès d'épilepsie ou une attaque violente d'hystérie, est parvenue au névraxe lui-même, on ne peut guère arrêter la série d'accidents qui ont lieu, et l'on est réduit à surveiller le malade, à maintenir doucement ses membres pour empêcher qu'il] ne se blesse, à éviter qu'il tombe soit dans l'eau, soit dans le feu, dans un précipice, etc., et à modérer les contractions convulsives auxquelles il se livre.
Les nombreux moyens de traitement dont il est
DES FETITS MOYENS
ici question ne peuvent être employés qu'avec autant de circonspection que de savoir.
358, Utilité de la quinine solubilisée et de l'extrait quinoïde dans les cas de névropallies périodiques.
Quand une névropallie quelconque se déclare d'une façon intermittente et périodique , il est indiqué d'avoir recours à des doses élevées de sulfate de quinine solubilisé ou d'extrait quinoïde, sous l'influence desquels le mal se calme d'abord et finit quelquefois par ne plus se renouveler.
Ce n'est pas seulement pour les névropallies qui ont le cerveau pour point central , mais aussi pour celles qui se portent vers des plexus ou des ganglions pour se diriger de là vers d'autres nerfs, qu'il en arrive ainsi. J'ai promptement remédié, par l'emploi du sulfate de quinine solubilisé, à des douleurs périodiques du nerf frontal, dues très-probablement à des névropallies consécutives, à une souffrance de la rate; et M. le docteur ïamin, l'un de mes meilleurs élèves, vient de me communiquer un nouveau fait de ce genre. Il en est arrivé ainsi dans un cas d'angine de poitrine où le mal existait depuis deux ans, et qu'aucune médication n'avait pu arrêter, et chez M. le duc de M... (l)?qui souffrait du nerf maxillaire inférieur à ce point qu'il [ne pouvait ni parler ni mâcher sans
(1) Observation rédigée dans le Courrier médical, 18C4.
éprouver des souffrances telles qu'il n'osait plus proférer une parole ou prendre le moindre aliment.