‹ La médecine du bon sensChapitre 38 sur 117 · MOYENS SIMPLES ET UTILES BANS LES AFFECTIONS DES VAISSEAUX SANGUINS · texte numérisé non relu

MOYENS SIMPLES ET UTILES BANS LES AFFECTIONS DES VAISSEAUX SANGUINS

120. Influence de la pesanteur sur la circulation en général.

Bien que Bichat et d'autres auteurs aient considéré l'organisation comme étant en partie soustraite aux lois physiques ordinaires, et qu'ils aient pensé que la vie était continuellement en lutte avec les lois générales de la nature inerte, il n'en est pas moins certain que la pesanteur influe d'une manière trèspuissante sur les actes organiques propres à la santé et à la maladie (1).

J'établirai seulement ici quelques applications hygiéniques et thérapeutiques en rapport avec ce grand fait.

121. Élévation momentanée des bras faisant apprécier la force réelle du pouls, ainsi que la proportion du sang qui circule, et l'énergie des contractions du cœur.

Toutes les fois que se présentent les grandes questions que voici : le malade a-t-il peu ou beaucoup de

(1) Mémoire sur l'influence que la pesanteur exerce sur le cours du sang ; procédé opératoire de la percussion médiate.

sang en circulation? peut-il subir sans danger une perte plus ou moins grande de ce liquide? quel est chez lui le degré d'énergie de Faction du cœur, etc.? il est une expérimentation physiologique bien simple et bien inoffensive qui donne presque toujours la solution des problèmes dont il s'agit.

C'est d'abord de bein constater l'état du pouls à Pavant-bras tenu abaissé, de bien apprécier sa force, sa résistance, le degré de plénitude que présente l'artère radiale; puis d'élever fortement ce même membre au-dessus de la tête ; alors, si les proportions du sang qui circule sont suffisantes, si le cœur bat avec énergie, le pouls variera peu ou ne variera pas* Tout au contraire, s'il y a peu de sang, si l'action cardiaque est faible, vous verrez bientôt, dans la nouvelle position que vous aurez fait prendre à Pavantbras, que l'artère deviendra dépressible au moindre contact et qu'elle soulèvera avec difficulté le doigt qui sera appliqué sur elle.

On conçoit combien est grande l'importance de cette étude, et qu'autant il serait dangereux^ dans le premier cas, de tirer du sang ou de mettre un malade à la diète absolue, autant il serait en général peu indiqué d'agir de la même façon dans le second,

122. Utilité de l'élévation des membres alors qu'ils sont tuméfiés ou œdémateux (hydrethmie). Congestion des poumons.

Toutes les fois que le corps reste longtemps dans la même position, il arrive que les parties situées vers le

DES PETITS MOYENS

point le plus déclive se tuméfient. Ce fait a lieu par suite de l'accumulation du sang dans les vaisseaux, et cela consécutivement à la lenteur de la circulation, à Faccumulation des liquides séreux ; soit dans les vascularités lymphatiques ; soit dans la trame entière des organes; soit enfin dans le tissu conjonctif. De là vient que, si les pieds et les mains sont tenus quelques temps abaissés, on voit les parties grossir et devenir violettes, et les veines se dilater. De là vient encore qu'à la longue, chez les gens faibles, âgés, et surtout chez les malades atteints de quelque lésion gênant le retour du sang , il se manifeste un œdème (jhydrethmie) des membres tenus plus ou moins abaissés.

En vertu des lois précédemment établies, s'il arrive que Ton tienne élevées les parties tuméfiées ou engorgées par suite de leur position déclive, les phénomènes dont il s'agit se dissipent promptement.

Les dames de la cour de Louis XV savaient parfaitement tirer parti de ces faits, car. pour rendre plus blanche la peau de leurs bras et de leurs mains, elles ne manquaient pas de les tenir un moment plus hautes que la tête.

Ce qui est vrai, à cet égard, des extrémités du corps, ne Test pas moins du tronc et des organes profonds. Quand on se couche toute une nuit sur le dos, la peau du siège, des reins, du dos, est le matin plus rouge et plus chaude que la veille; aussi voit-on les éruptions cutanées, les dermites, résultats de^ altéra-

tions du sang et produites par les virus de la variole (variose), de la rougeole (rubiose), de la scarlatine (scarliose), etc., être souvent plus apparentes sur ces régions des téguments que sur la partie antérieure du corps.

J'ai souvent tiré un grand parti de ce fait pour reconnaître dès le début quelle était celle de ces affections dont le malade était atteint.

Ces phénomènes extérieurs ont également lieu pour les organes profonds : ainsi, les poumons, lors du coucher sur le dos, se congestionnent en arrière et en bas (4).

Ainsi, les hémorrho'ïdes se prononcent à l'anus à cause de la déclivité et de quelques circonstances d'organisation dont plus tard il sera parlé ; ainsi les hémorrhagies sont favorisées par la position inférieure des organes où elles se déclarent, etc. Or, toutes les affections précédentes sont améliorées, ou se dissipent, alors que les parties qui en sont le siège sont tenues plus élevées que les autres organes.

C'est ainsi que l'on dissipe le gonflement œdémateux des pieds en maintenant ceux-ci élevés sur des coussins , et que Ton remédie aux congestions des poumons par en bas en évitant que les malades restent continuellement couchés sur le dos.

(1) Mémoire sur la pneumonie hypostasique dans la clinique médicale de la Pitié, 1852.

DES PETITS MOYENS

123. Faits remarquables de guérison obtenus par la position élevée des parties dans les hémorrhagies ou rhémies.

C'est par les mêmes raisons (et ceci est d'une immense utilité à savoir et à en tenir compte pour l'application) que, dans toute hémorrhagie (r hé mie), on doit chercher à remédier à V écoulement du sang, en tenant élevée la partie d'où le liquide s'échappe.

Voici quelques cas dans lesquels l'application de ce précepte a été pour les malades d'un bien grand secours.

Ie Un homme était depuis longtemps atteint d'un ulcère de la jambe en rapport avec des varices. Une grosse veine se rompit, et il en résulta une hémorrhagie excessive. Des évanouissements survinrent; il y avait longtemps que par une foule de moyens on cherchait à arrêter cette rhémie, et l'on n'y parvenait pas. Or, il me suffit d'élever la jambe malade au-dessus du niveau de la tête et du tronc placé dans la position horizontale pour que, sur-le-champ, l'hémorrhagie s'arrêtât.

2° Maintes fois, des écoulements sanguins considérables, ayant lieu par des morsures de sangsues appliquées sur les membres , cessèrent brusquement alors que je fis maintenir ceux-ci à une hauteur suffisante.

3° Des crachements de sang provenant du pharynx, des fosses nasales, n'eurent plus lieu dès que le malade, qui était couché, fut placé sur son séant, en

même temps que les membres supérieurs et inférieurs étaient tenus pendants sur le bord du lit.

4° Un homme, à la suite d'une blessure de la main, eut l'arcade pulmonaire profonde divisée par un instrument tranchant; une énorme rhémie en fut le résultat. On avait eu recours sans succès à la compression et à divers moyens. Je maintins la partie blessée au-dessus de la tète au moyen d'un bandage convenable ; une ligature fut placée sur le poignet et servit à maintenir une petite pelote, qui comprimait légèrement l'artère radiale. L'hémorrhagie fut subitement dissipée et ultérieurement il ne survint aucun accident.

5° Je suis persuadé que, lorsqu'il s'agira de blessures des artères radiale, cubitale, brachiale (au niveau du coude), tibiale, péronière, pédieuse, etc., les mêmes moyens pourront avoir une très-grande utilité.

6° Chez les femmes en couche, il m'a souvent suffi d'élever très-haut le bassin au moyen de coussins , pour voir l'hémorrhagie se calmer.

7° Un malheureux venait d'être foulé aux pieds par un cheval dont le fer avait porté sur le ventre ; une hémorrhagie interne effroyable eut lieu. On avait eu l'imprudence de maintenir le blessé dans une position assise; cet homme semblait avoir perdu tout son sang; on ne sentait plus et l'on n'entendait plus les battements du cœur; il paraissait mort ; je fis placer le malade dans une position horizontale, en même temps que la tête était abaissée ; il revint sur-le-champ

à la vie et le pouls se releva; des assistants stupides voulurent absolument remettre le malheureux agonisant sur le siège où il était assis!.... La mort eut lieu sur-le-champ (1).

124. Influence de la position et de la pesanteur sur les inflammations : panaris, erésipèles. — Rhumatisme articulaire aigu, pneumonite, encéphalite, etc.

Ce qui est vrai des congestions, des hémorrhagies (rhémies), ne Test pas moins des inflammations. Soit qu'il s'agisse d'une attaque de goutte ou de cette affection dite inflammatoire qui précède, chez les vieillards, la gangrène sénile des orteils ou des pieds, etc. (p. 50 et 51); soit que Ton ait affaire à cette dangereuse éruption qui, dans les fièvres dites typhoïdes, se déclare à la région sacrée (p. 43), ou encore à ces inflammations du doigt et de la main appelées panaris, ou même à ces phlegmasies de la peau, désignées sous le nom d'érésipèle, une des premières et des plus utiles précautions à prendre, est de tenir élevées et de maintenir dans cette position les parties frappées d'inflammation.

Il en est encore ainsi des arthrites ou phlegmasies des jointures.

J'ai établi ce fait dix ou quinze ans avant Gerdy, qui n'a en rien parlé de mon mémoire sur l'influence

(4) Mémoire sur l'influence exercée par la pesanteur sur le cours du sang et sur la syncope et l'apoplexie. (Procédé opératoire de la percussion médiate.)

de la pesanteur et de celui que j'ai publié sur le rhumatisme articulaire aigu (1).

Il est tout aussi important de tenir compte de l'influence de la pesanteur dans la curation des inflammations viscérales que dans le traitement des congestions ou des phlegmasies des organes superficiellement placés ; c'est ainsi que,dans la pneumonite, il est d'une extrême utilité de faire placer habituellement le malade de telle sorte que son corps repose sur le côté oppose à celui où la lésion a son siège, et que dans les congestions ou les inflammations cérébrales (encéphalites, méningites, etc.), la tête doit être tenue très-élevée, en même temps qu'elle est soutenue par des coussins.

425. Anévrisme de l'aorte (aortasie) comprimant la veine-cave supérieure, reconnu pendant la vie au moyen du dessin plessimétrique et de l'auscultation. Soulagement du malade par la position.

Dans un cas aussi rare que remarquable, il arriva qu'un anévrisme de l'aorte (aortasie) comprimait la veine-cave supérieure, alors que le malade était couché sur le dos ; il en résultait une stase sanguine et un engorgement oedémateux de la tête et des membres supérieurs, ainsi qu'une grande difficulté à respirer. Ces états pathologiques et les circonstances dont ils

(1) Ce dernier travail fut donné par moi à M. Trousseau pour lui être agréable, et parut dans le premier n° du journal qu'il publiait alors.

182 DES PETITS MOYENS

étaient accompagnés furent reconnus pendant la vie, grâce au dessin plessimétrique des organes, à l'auscultation et à l'étude des phénomènes existants ; j'améliorai sensiblement l'état du malade, et je calmai la dyspnée en faisant incliner le corps de telle façon que la tumeur cessât momentanément de peser sur la veine-cave. (Traité de médecine pratique.)

126. Ligatures des membres, respirations profondes dans les congestions et les hémorrhagies. Cas remarquables,

L'application des ligatures fortement serrées sur les membres tenus pendants, c'est-à-dire sans être posés sur le sol, surtout alors qu'elle est accompagnée de profondes inspirations, est un moyen qui, momentanément, est aussi et plus puissant que les saignées pour arrêter les congestions, les rhémies (hémorrhagies), et pour couper court à la marche d'une phlegmasie. Le 6 janvier 1863, au moment de la visite, une femme de vingt-quatre ans fut prise d'une énorme pneumorhémie. Elle rendait à chaque instant une proportion de sang tellement considérable qu'en une minute ou deux une cuvette en était à moitié remplie. Un râle affreux se faisait entendre. On allait prescrire une potion ainsi composée : 1 gramme de perchîorure de fer pour 100 grammes d'eau édulcorée avec un sirop, quand j'annonçai aux élèves qu'à l'instant même l'hémorrhagie allait être arrêtée par des ligatures fortement serrées sur les quatre membres tenus pendants en même temps que je ferais pratiquer à la

malade, malgré l'expectoration très-abondante de sang qui avait lieu, des inspirations très-fortes. On eut immédiatement recours à ces moyens ; en moins d'une minute l'écoulement de sang fut arrêté, et une heure après , la pneumorhémie n'avait pas reparu. Bientôt après la malade sortit guérie. Ce succès ne doit pas surprendre; car, d'une part : les ligatures produisant un arrêt de sang dans les membres et remplaçant pour le moment les saignées, elles ne privent pas ultérieurement le malade du liquide nourricier; et, de Fautre, les grandes inspirations, en développant les poumons, y rendent la circulation plus facile et remédient ainsi aux stases qui pourraient entretenir la pneumorhémie.

Quand la circulation est gênée, lorsque le cœur, le foie, sont dilatés par le sang accumulé, soit dans les cavités cardiaques, soit dans les vaisseaux hépatiques, la limitation et le dessin plessimétriques des viscères ont démontré qu'il suffit pour ramener les organes à l'état normal, pour les faire diminuer de 2, 3 centimètres et plus, de faire pratiquer coup sur coup des respirations suspirieuses et très-profondes. J'ai déjà cité plusieurs faits dans lesquels des hémorrhagies nasales ont été arrêtées par ces mêmes moyens, dont l'emploi dans les congestions cérébrales est non moins utile; or, toutes les fois que les accidents plus ou moins graves d'hypérhémie viendront à se manifester sur un malade, il y aura un avantage d'autant plus grand à se servir des médications précédentes

DES PETITS MOYENS

que les procédés dont il s'agit n'ont rien de dangereux. On fera donc exécuter coup sur coup des soupirs trèsprofonds, qui, favorisant la circulation" pulmonaire et par suite le cours du sang, remédieront ainsi aux congestions et aux hémorrhagies qui peuvent survenir.

127. Avant d'avoir recours aux évacuations sanguines, il faut constater quelles sont les proportions du sang existant dans les organes.

Règle générale en pratique : avant d'avoir recours à une saignée, non-seulement il faut constater par le dessin plessimétrique si les organes circulatoires, respirateurs et hépatiques sont volumineux par suite de la présence d'une grande proportion de sang, mais encore on doit avoir recours : 1° aux ligatures fortement serrées, et cela pour apprécier Feflét actuel d'une perte momentanée de sang (on peut, en effet, dans ce cas, remédier à, la déperdition actuelle du liquide sanguin en desserrant les ligatures); 2° aux respirations profondes et accélérées qui rendent parfois la saignée inutile; 3° aux grandes ventouses, si Ton a le temps de s'en procurer. Le gros ventre gêne la respiration, par la compression que l'estomac distendu et un abdomen volumineux exercent sur le cœur et sur les poumons; de là, un trouble énorme de la circulation et de la respiration ; les accidents les plus graves en sont parfois les conséquences. C'est par cette raison que l'on voit tant de jeunes femmes qu

ont la funeste habitude de se serrer la taille avec des corsets, être prises de difficultés de respirer, qui cessent brusquement alors que Ton délace le malencontreux vêtement qui les blesse; c'est par des causes analogues que chez les gens à gros ventre la marche ascendante est un exercice étouffant, et que chez eux surviennent aussi ces suffocations que des médecins légers ou peu instruits baptisent du nom d'asthme, nom auquel ils ajoutent le sobriquet : nerveux. Cette dernière épithète appliquée au hasard rappelle ce vers de Th. Corneille :

Ne savez- vous que dire, ou prend la tabatière.

Eh bien, il en est ainsi des mots nerveux, vital; quand on ne sait que dire, on les prodigue, et l'on s'en sert d'autant plus que Ton est plus ignorant dans Fart d'interroger les organes ou trop paresseux pour y avoir recours !

128. Importance de tenir compte en thérapeutique de l'influence de la pesanteur.

Que les influences de la pesanteur et de la compression sur les angiopathies ou maladies des vaisseaux ne soient jamais oubliées, car c'est en tenant compte des grands faits qui sont en rapport avec elles, que les personnes les moins instruites en anatomie et en médecine peuvent quelquefois conserver la vie à des gens qui périraient s'ils n'étaient secourus.

Qu'un homme, en effet, vienne à s'ouvrir une ar-

186 DES PETITS MOYENS

tère du bras, de Pavant-bras ou de la main, que le sang s'échappe à flots et que la mort par hémorrhagie soit imminente, il suffit de savoir et de se rappeler que le sang, dans les vaisseaux artériels, coule du centre vers la circonférence, pour que le bon sens conduise à établir au-dessus du coude ou à la partie supérieure du bras (suivant la partie d'où le liquide s'écoule) un lien circulaire fortement serrée servant à maintenir et à comprimer, soit sur la partie interne du bras, soit en avant de l'avant-bras, une pelotte épaisse faite en linge, en coton, etc., pour que la perte de sang cesse d'avoir lieu. Cette compression réussira d'autant mieux que le membre blessé sera tenu plus élevé par rapport au cœur.

129» Morts causées par des applications de sangsues; moyens d'arrêter le sang- qui coule de leurs morsures.

Le public, toujours imprudent, et qui a parfois plus de confiance dans son ignorance que dans le savoir réel de médecins consciencieux, applique sans hésiter des sangsues sur des gens exténués, sur des femmes hypémiques, sur des enfants débiles ; il s'inquiète peu des hémorrhagies dont les morsures que font ces annélides peuvent être suivies. Deux fois en ville, une fois à l'hôpital, j'ai vu cette année succomber, à la suite d'applications de sangsues que les malades s'étaient faites ou fait faire, des gens qui, certainement, ne seraient point morts si cette imprudence

EN MÉDECÏNJE ET EN THÉRÀPE UïiQUE .

n'avait pas été commise. Il ne faut jamais employer ce moyen actif, sans consulter un homme instruit et sans avoir auprès de soi ou du malade des personnes capables d'arrêter au besoin l'évacuation sanguine; mais si cette indispensable précaution n'avait pas été prise, si le sang coulait en abondance des morsures, il suffirait de comprimer l'orifice de la petite blessure faite par l'annélide, soit directement avec le doigt, soit avec un bandage compressif qui maintienne de l'amadou, de la charpie, ou tout autre corps analogue, pour mettre un terme à l'écoulement sanguin que le médecin appelé arrêtera tout d'abord en cautérisant la petite plaie avec l'azotate d'argent et même avec le fer rouge.

130. Influence heureuse delà position élevée des membres dans les varices et les hémorrhagies veineuses.

Quelques affections des veines sont encore soulagées ou guéries par des moyens d'une grande simplicité. D'abord, quand des dilatations de ces vaisseaux (varices ou phlébectasies) sont douloureuses, il suffit, le plus ordinairement, de faire placer le membre où ces lésions ont leur siège dans une position horizontale ou même élevée par rapport aux autres parties du corps.

Sous l'influence de cette attitude, les vaisseaux cessent bientôt d'être distendus, et les douleurs se calment. La position dont il s'agit est même l'un des principaux moyens de guérir les ulcérations causées

DES PETITS MOYENS

par les varices. C'est elle qui fait encore momentanément cesser le gonflement œdémateux qui survient dans les membres inférieurs à la suite des stases veineuses, et quand un vieillard, ou un individu affaibli, vient à avoir les jambes enflées, c'est cette même attitude qui, continuée pendant quelques heures, remédie au moins momentanément à cette enflure.

Page 1