Diachylum et poudre de lycopode dans les varices
Récemment, j'ai appliqué aux varices les idées qui m'avaient guidé dans l'emploi du diachylum et de la poudre de lycopode sur diverses parties du tégument enflammé ou excorié ; en effet, sur des jambes en quelque sorte couvertes de tumeurs dues à des dilatations de veines ou phlébectasies, j'ai fait appliquer une couche très-épaisse de cet emplâtre recouverte de la substance pulvérulente dont il s'agit; or, j'ai été assez heureux pour voir que, dans des cas légers et bien que les malades ne gardassent pas le repos, je pouvais ainsi, non pas guérir les varices, mais faire qu'elles fussent de beaucoup plus supportables qu'auparavant et prévenir ainsi les ulcérations. Lors même qu'il n'existe encore que de très-légères excoriations, ce procédé est d'une extrême utilité.
La compression avec un bandage roulé, avec un bas lacé ou avec le caoutchouc et des tissus variés, employés contre les varices, peut être encore rangée parmi ces moyens simples et utiles qui permettent
aux gens atteints devances de vaquer à leurs travaux et préviennent les accidents graves qui résultent de la dilatation des veines sous-tégumentaires des membres inférieurs.
C'est de la même façon qu'agissent les suspensoires dans la phlébectasie'du scrotum, dite varicocèle. Ces moyens, comme le diachylum, forment une sorte de tégument artificiel qui remédie à la laxité de la peau, laquelle est une des principales causes de la dilatation des veines.