Fissures de la commissure des lèvres
Les éraillements qui fréquemment surviennent aux points où la lèvre supérieure se réunit à l'inférieure se guérissent avec difficulté ; car les mouvements si nombreux et si fréquents qu'exécute le pourtour de l'orifice de la bouche font que, loin de se cicatriser, la moindre blessure des commissures labiales tend à devenir plus profonde et à former une fente dont la forme s'oppose à la guérison. Si l'on abandonne ce petit mal à lui-même, presque toujours il dure fort longtemps, et sa persistance, due aux conditions physiques dont il vient d'être parlé, est trop souvent rapportée à l'action de causes virulentes qui fréquemment n'existent pas. Le moyen qui réussit le mieux, dans ce cas, est de toucher plusieurs jours] de suite la fissure dont il s'agit avec l'azotate,
d'argent, ce qui n'offre pas de danger : mais, ce qui en a encore moins, c'est de recouvrir le plus souvent possible la petite excoriation avec un corps gras et solide, tel que la graisse de veau épaisse et consistante. Pour que ce petit moyen réussisse, il faut avoir le soin d'empêcher la formation de croûtes sur la fissure et de les enlever par des lotions avec l'eau tiède alors qu'elles existent.