‹ La médecine du bon sensChapitre 98 sur 117 · Névrose, épilepsie, hystérie, tétanos, rage, etc · texte numérisé non relu

Névrose, épilepsie, hystérie, tétanos, rage, etc

Est-il quelques moyens simples, quelques médications hygiéniques par lesquels on puisse combattre, prévenir ou pallier certaines affections, en très-grande partie encéphaliques ou myéliques, auxquelles on a donné le nom de névroses, telles que Fépilepsie , l'hystérie, le tétanos et la rage? Pour résoudre cette question , il est indispensable de remonter à la théorie ou pathogénie des phénomènes névriques dont il s'agit.

On a appelé névroses des troubles de sensations, de mouvements, d'intelligence, qui se manifestent! pendant la vie , sans que Ton ait pu constater de lésions cadavériques qui soient assez constantes pour expliquer la production et la succession de ces accidents* Je viens de me servir du mot cadavérique > et non pas de l'adjectif anatomique, parce que, si la mort n'a pas permis de reconnaître dans ces cas des altérations de structure, au moins pendant la vie il a été souvent facile d^en déterminer la présence, et que l'analyse et l'interprétation des symptômes de ces affections complexes conduisent à les faire admettre comme positives.

De ce qu'une lésion, une modification dans les tissus ne persiste pas ; de ce qu'elle est passagère, momentanée, elle n'en est pas moins matérielle et organique ; car les vibrations moléculaires qui donnent lieu, soit au son, soil au frémissement électrique.

soit à la lumière, bien qu'étant seulement temporaires, sont à coup sûr des phénomènes physiques et essentiellement matériels.

349. Idée du névrisme, du névropallismc et des oscillations physiologiques (p. 72, 74, 75,77).

Or, des recherches extrêmement nombreuses et des plus variées, des observations multipliées recueillies pendant trente ans, m'ont conduit à penser que Faction nerveuse qui constitue la vie, le névrisme pour les organiciens, le biosisme pour les vitalistes, consiste dans une série, une succession d'oscillations qui, parties soit du névraxe, soit de la périphérie, se propagent par les nerfs, en portant, dans le premier cas, vers les muscles l'influence motrice, et, dans le second, Faction sensitive, tandis que, dans le centre nerveux, ce même névrisme, mis en jeu par l'agent vital (psychatome), y donne lieu à l'instinct, à l'intelligence, à la mémoire, etc. Ces mêmes vibrations, bornées aux ganglions et aux nerfs qui leur correspondent, constituent, dans l'hypothèse précédente, l'influence exercée par ces parties sur les organes nutritifs.

Ce n'est pas ici de la supposition de Reil, dans laquelle il comparait les nerfs à des cordes tendues et vibrantes, qu'il s'agit; mais d'une oscillation dont les tissus mous peuvent être le siège, car l'eau s'agite en ondes successives et vibrantes, lorsqu'elle reçoit une impulsion,

DES PETITS MOYENS

350. L'hypothèse du névropallisme concorde avec celles qui sont relatives aux vibrations des corps impondérables.

L'oscillation nerveuse physiologique serait donc la vie, comme la vibration de la matière dans Punivers serait le mens agitât molem de Virgile. J'aurai d'ailleurs, je l'espère, l'occasion de développer plus au long cette pensée, et certes ce n'est pas ici le lieu de le faire ; je ne parle ici de ces idées que pour exposer ma théorie relative aux névropallies, qui, suivant moi, donnent les seules explications possibles de l'action réflexe, des affections dites névroses, théorie qui permet de s'élever jusqu'à leur thérapeutique rationnelle.

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