‹ La médecine du Thalmud; ou, Tous le passages concernant la médecine extraits des 21 traités du Thalmud de BabyloneChapitre 16 sur 26 · NEGAÏM · texte numérisé non relu

NEGAÏM

«tre voit sur la peau les beharoth d'un blanc obscur, c'est un a bohak (alphos) qui s'est développé à la peau, il est pur » (versets 38 et 39).

S (St /tournait).

.' 7 . — Alopécie suivie ou non de la lèpre.

« Si un individu présente la tête dégarnie de cheveux (par «derrière), il est kereah, chauve par derrière, et il est pur; « si sa tête est dégarnie du côté de la face (au niveau de l'os « frontal), il est ghibeah, chauve par devant, et il est pur. Mais (i s'il survient sur la calvitie une éruption morbide d'un blanc «rougeàtre, c'est la lèpre qui s'est développée sur la calvitie; " si donc le prêtre voit qu'il y a sur la calvitie une tuméfaction « morbide qui est d'un blanc rougeàtre, comme l'aspect de la « lèpre de la peau des parties charnues, c'est un lépreux, il « est impur ; le prêtre le déclarera impur, car il a sa maladie « sur sa tète » (versets 40-44).

Tels sont les divers paragraphes du diagnostic selon les principes de la Bible.

Voyons maintenant comment les docteurs du Thalmud ont .'ompris les lois bibliques sur la lèpre, et quels sont les nouvelles idées médicales qui découlent de leurs décisions concernant cette maladie. Ces idées sont :

4) La non-contagion de la lèpre. Tandis que tous les peuples de l'antiquité depuis le temps le plus reculé jusqu'à plusieurs siècles après l'époque thalmudicue, ont admis à l'unanimité la contagion de la lèpre, les docteurs du Thalmud seuls admettaient que cette maladie n'est pas contagieuse comme beaucoup de médecins l'admettent fie nos jours; ce qui est très-glorieux pour les savants de la mischnah, car on y voit l'indépendance

quoi l'Ecriture dit beharoth au pluriel, comme Celse dit . «Qua*i i guttae dispersas ... . cum quibusdam intermissionibus serpit. » Ceci explique aussi pourquoi la Bible dit beharoth khehoth, obscures; car Valphos n'est pas si blanc que l'autre espèce do vititigo qu'on appelait leiiké, dont Celse dit : « Ma>;is albida est.»

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de leurs théories médicales et l'originalité de leurs conceptions. En voici les preuves :

a) La mischnah dit que les païens lépreux et même les ghp.r ihoschab, prosélytes non naturalisés (v. ma Législation criminelle du Thalmud, p. 117), atteints de la lèpre, ne sont pas impurs (traité Negaïm, perek 3, mischnali 1). Les vêtements lépreux des païens (ibidem, perek 11 , mischnab 1) et les maisons des païens (ibidem perek 12, mischnah 1), ne sont pas impurs. Les docteurs de la mischnah pensaient donc qu'à leur époque, les lois bibliques concernant la lèpre ne devaient être considérées que comme lois cérémonielles, et comme toutes les autres impuretés qui ne s'appliquent pas aux païens, et que même le gher thoschab n'est pas obligé de les observer. Il est évident que, si les docteurs considéraient la maladie comme contagieuse, le païen lépreux devrait être impur comme le Juif atteint de cette maladie.

b) Si on voit le fiancé au jour de son mariage atteint de la lèpre, on ne l'oblige pas d'aller tout de suite se faire examiner, mais on lui permet d'ajourner l'examen jusqu'à la fin du septième jour de la noce. De même, si un individu est atteint de cette maladie pendant une fête, il peut ajourner l'examen jusqu'à ce que les jours de la fête se soient écoulés (perek 3 mischnah 2). Il est certain que, si on considérait la lèpre comme contagieuse, on n'aurait pas permis au fiancé d'infecter ses parents, sa jeune épouse (ibidem perek 14, mischnah 2) et tous les invités de la noce par le virus de sa maladie, tandis qu'on défendait jadis au lépreux la cohabitation avec sa femme (v. traité Holin, fol. 141, recto). On n'aurait pas permis non plus à un lépreux d'infecter tous les parents, amis et voisins pendant les sept ou huit jours de la fête de Pâques, et pendant les huit ou neuf jours de la fête des Tabernacles.

c) La mischnah dit que dans le cas de doute (à deux excep tions près) on doit considérer le malade comme pur (ibidem perek 5, mischnah 1). Il en résulte qu'elle n'a pas considéré la lèpre comme contagieuse. On sait que, dans bien des cas, où les docteurs permettaient dans le doute de s'exposer à la

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transgression d'une loi cérémonielle, ils ne permettaient nullement de s'exposer à une sakhanah, danger (v. traité Holin, fol. 9, verso et fol. 10, recto).

d) Moïse a établi que, si le prêtre voit des poils blancs dans la partie envahie de la maladie lépreuse, il doit déclarer le malade impur, car ces poils sont un signe certain pour diagnostiquer la lèpre. Or, la mischnah dit que, si le malade a arraché ces poils avant que la déclaration officiella de l'impureté ait eu lieu , il est pur (traité Negaïm , perek 7 , mischnah 4). L'impureté était donc, pour la mischnah, motivée par une loi cérémonielle et non pas par la crainte de la contagion.

2) La tradition thalmudique admettait quatre nuances principales de la couleur blanche pour tous les cas de la lèpre, excepté pour le nethek (Lévitique, XIII, 30). On lit dans la mischnah : bahereth indique la nuance forte, cellede la neige; la deuxième nuance qui s'en rapproche est celle de la chaux. Le mot biblique seeth veut dire blanc comme le blanc d'œuf; une deuxième nuance qui s'en rapproche est celle de la laine blanche; ce sont les parole? de? rabbi Meyer. Les autre docteurs disaient : seeth indique la nuance de la laine blanchie, et la deuxième nuance est celle du blanc d'œnf (1). La mi-

(1) Il est certain qu'il n'y a aucun désaccord entre rabbi Meyer et les autres docteurs; c'est ici le cas de dire, comme la ghemara le dit en plusieurs endroits, mar amar hada on-mar amar hada vélo ptighé, celui-ci s'exprime d'une façon et celui-là s'exprime d'une autre manière, et ils ne sont pas du tout en désaccord entre eux. Je ne puis pas admettre l'idée des commentaires qu'il y a désaccord. La tradition admettait que la squame blanche de la lèpre devait avoir au moins les dimensions d'un gheris, demi-grain d'un haricot nu de 9 lentilles (traité Negaïm, perek VI, mischnah 1). Les commentateurs admettent donc, comme la ghemara l'a dit dans une discussion du traité Schebouoth, fol. 5 et 6), que, si le gheris présente en partie une de ces quatre nuances et en partie certaine autre, on ne réunit pas ces deux nuances pour déclarer le lépreux impur, et que rabbi Meyer serait en désaccord avec les autres docteurs dans la question de savoir, quelles sont les nuances de la coloration blanche qu'on réunit entre elles, comme si toute la partie morbide ne présentait qu'une seule nuance, et quelles

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schnah admet encore d'autces nuances intermédiaires, mais elle appelle bohak (Lévitique, XIII, 39) tout ce qui est au-dessous des quatre nuances en question (pereck 1, mischnah 1-3). Comme le Thalmud cherche presque toujours pour chaque tradition une attache biblique, il dit avoir trouvé ces quatre nuances dans les mots suivants: bahereth indique la nuance la plus forte, celle de la neige; seeth (Lévitique, XIII, v. 2) indique une nuance moins forte, car une partie qui est dans l'ombre paraît plus haute que celle qui est éclairée par le soleil, par conséquent, une partie moins blanche paraît plus haute que celle qui l'est davantage ; or, seeth vient du verbe naso, élever. Le mot sapahalh (ibidem) veut dire primitivement, quelque chose d'ajouté, et il indique ici une troisième nuance qu'on peut ajouter à celle qui est indiquée par le mot seeth. Enfin, la quatrième nuance est indiquée par l'expression mareh amok (ibidem v. 3), apparence basse, c'est une nuance du blanc qui fait paraître la partie plus basse que la peau voisine (v. Siphra, fol. 60, recto). Toutes ces interprétations appartiennent à la catégorie qu'on appelle derasch; la véritable interprétation que le Thalmud donnait à ces mots, était celle que j'ai adoptée plus haut dans la traduction des paragraphes de la Bible. Car bahereth n'indique pas toujours la nuance la plus forte, puisque ce mot peut s'appliquer aussi au bohak, qui est au-dessous de toutes les quatre nuances (voir Lévitique, XIII, 38). Ensuite, l'expression mareh amok, apparence basse, que la Bible mentionne dans le verset 3, ne peut pas indiquer une nouvelle nuance qui serait une autre que celles mentionnées dans le verset précédent, car le prêtre ne peut pas voir ce qui n'existe pas et la Bible n'aurait pas pu dire « si un homme a une seeth ou une sapahath ou une bahereth... et le prêtre verra

sont celles qu'on ne réunit pas. Les docteurs de la mischnah n'ont jamais fait aucune différence entre les quatre nuances, différence qui n'est pas admissible au point de vue médical. La mischnah dit, au contraire, expressément : « Les quatre nuances en question peuvent être réunies entre elles (ibidem, perek I, mischnah 3). et le commentateur rabbi Obadyah de Bartenourah a tort de corriger cette mischnah.

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mare h amok » (ibidem), si la nuance indiquée par mareh amok ne se trouve passurlapeau dumaladequien présente d'autres.

3) On a vu plus liaut, que la Bible divise la maladie en lèpre blanche et lèpre ulcèrrme{miheyah). La mischnali n'admet pas cette division. Elle divise la maladie en lèpre limitée qu'elle appelle bahereth ketanah (petite) et en lèpre généralisée ou Irès-étendue qu'elle appelle bahereth gdolah (v. traité negaïm. perek VIII, mischnah 9).

Pour mettre la Bible d'accord avec les idées de leur époque ou avec les opinions professées par eux, les docteurs du thalmud appliquaient le deuxième paragraphe à la lèpre généralisée. D'après cette manière de voir la Bible parle dans le même paragrapbe d'abord (dans les versets 9, 10 et H) de la lèpre limitée, ce n'est qu'à partir du verset 12 qu'il est question de cette lèpre limitée qui s'est généralisée et qui est ainsi devenue pure.

On admettait donc que, si l'on observe la lèpre généralisée au début, on doit la traiter comme une lèpre limitée (v. traité negaïm, perek VIII, mischnah 7), et que la généralisation ne rend le lépreux pur, que quand elle survient après que la maladie a présenté les caractères d'une véritable lèpre (ibidem, mischnah 3). On ne considérait la lèpre comme généralisée que, si elle envahissait le visage (ibidem, perek X, mischnah 9), presque toutes les parties susceptibles d'être envahies de la lèpre ordinaire (ibidem, perek VI, mischnah 8 et perek VIII, mischnah o), et si l'individu était chauve, le cuir chevelu et le menton (privé de la barbe) devaient également être envahis (ibidem). Si après que les squames lépreuses ont ainsi couvert presque tout le corps, on observe dans un endroit quelconque une miheynh, ulcère saignant et non couvert de squames, l'individu est impur. Il en est de même, si les squames, après avoir couvert presque tout le corps, se sont détachées d'une partie quelconque pour y laisser reparaître l'ancien ulcère saignant. C'est ce que la mischnah exprime par le mot hazerou (ibidem, 'perek VIII, mischnah 3), les parties ont perdu les squames lépreuses qui avaient couvert les

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ulcères, et elles sont revenues à l'état ulcéré comme elles étaient avant l'apparition des squames (1).

On admettait, du reste, que la miheyah, l'ulcère saignant, devait avoir au moins les dimensions d'une lentille, et qu'il rend impur l'individu qui est atteint de la lèpre limitée (que la misclinah appelle bahereth ktanah, v. verset 10) ainsi que celui qui est affecté de la lèpre généralisée (v. verset 14). Seulement la mischnah dit que l'individu n'est pas impur, si l'ulcère ne se présente qu'aux extrémités des organes, tels que les doigts, les orteils, les oreilles, le nez, le pénis et les mamelles (ibidem, perek VI, mischnah 7). Cependant si les ulcères de ces extrémités s'étaient déjà couvertes de squames lépreuses, et s'ils se sont ouverts de nouveau [hazrou) après la chute des squames (ce qu'on n'observe guère que dans la

(I) Presque tous les traducteurs traduisent miheyah, partie saine. J'ai déjà chei chfi à démontrer que, dans la Bible, ce mot veut dire ulcère saignant. Ici, on voit que la mischnah a employé ce mot dans le même sens. Les commentateurs de la mischnah disent que ce mot veut dire partie saine, et ils admettent cette idée incroyable que, d'après la mischnah, si la lèpre s'est généralisée tellement sur le corps qu'elle n'en a pas laissé une seule parcelle intacte, l'individu est pur, mais que si on trouve sur une région quelconque du corps (à l'exception du cuir chevelu et du menton) une parcelle des dimensions d'une seule lentille intacte et à l'état normal, l'individu est impur. Une telle interprétation ne se réfute pas, quoique le païtan (poète, auteur des poésies synagagales) l'admire. Si donc la mischnah dit que, dans la lèpre généralisée, la miheyah, grosse comme une lentille, rend l'individu impur, ce mot miheyah ne peut pas indiquer l'état normal, mais il indique l'ulcère saignant. Je peux aussi m'appuyer sur la mischnah, qui dit que la miheyah a quelque chose de plus grave que les deux autres signes de l'impureté, les poils blancs et l'extension (pissyon) de la lèpre, c'est qu'elle rend l'individu impur sous quelque couleur qu'elle se présente (ibidem, perek IV, mischnah 2 et 3). Ici, la mischnah veut direévidemment : quelle quesoit la couleur morbide que la miheyah présente, car il y a plusieurs couleurs anormales. Mais on ne peut pas admettre, avec les commentateurs, que la mischnah dit : quelle que soit la couleur normale de la miheyah; car, au point de vue médical, toutes les couleurs d'une partip saine, blonde ou brune ou la couleur noire d'un nèyre, ne comptent que pour une seule couleur, la couleur normale.

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lèpre généralisée), l'individu est impnr (ibidem, perek VIII, mischnah I), à moins que les squames lépreuses qui restent ne se soient tellement diminuées qu'elles n'aient plus les dimensions d'un (gris) établiesparla loi (ibidem). Enfin la miheyak ne rend pas impur, si elle se présente dans une partie affectée antérieurement d'un schehin ou d'une brûlure, ou dans le cuir chevelu, ou dans le menton, ou dans les divers plis du corp"> (comme sous les mamelles, etc.), ou dans les cavités des yeux, des oreilles, du nez ou de la bouche (ibidem, perek VI, mischnah 8). Cependant si la miheyak se présente sur le cuir chevelu chauve, ou sur le menton, privé de la barbe, ou sur une partie du corps qui était d'abord atteinte d'un schehin, ou d'une brûlure qui a complètement guéri avant l'apparition de la lèpre, il faut distinguer deux cas, savoir : Si la miheyak n'était pas encore couverte de squames elle ne rend pas impur; mais si elle était couverte de squames et qu'elle soit revenue après la chute de ces squames (ce qui arrive d'ordinaire dans la lèpre généralisée), elle rend l'individu impur (ibidem).

4) A propos de la lèpre consécutive à un schehin ou à une brûlure (3° et 4 e paragraphes de la Bible) la mischnah admet :

a) Si le schehin ou la brûlure n'a pas été guérie avant l'apparition de la squame lépreuse, l'individu est pur (ibidem, perek IX, mischnah 2).

b) Si ces affections ont été complètement guéries avant l'apparition de la lèpre, celle-ci est traitée comme une lèpre qui envahit une partie qui n'a jamais été malade. Ce n'est que quand la guôrison de ces affections a été incomplète par exemple, si elles ont produit une cicatrice très-mince, que la lèpre qui est survenue avant leur guérison complète, est traitée de la façon spéciale que la Bible indique dans les 3° et 4 e paragraphes (ibidem).

c) Enfin la lèpre consécutive a un schehin ou à une brûlure ne devient pas' impure par la miheijah et ne peut faire enfermer le malade pour 7 jours qu'une seule fois, et non pas deux fois comme une lèpre ordinaire (ibidem, perek III, mischnah 4).

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5) A propos de la lèpre du cuir chevelu ou du menton (5° paragraphe de la Bible) lamischnah admet les idées suivantes:

a) Que la lèpre (c'est-à-dire les squames lépreuses) peut présenter ici toutes les couleurs morbides possibles, tandis que dans les autres parties du corps elle ne doit présenter qu'une des quatre nuances de la coloration blanche (I).

(1) Voici ce qu'on lit dans le Siphra : «On pourrait croire que le paragraphe de la lèpre du cuir chevelu et, du menton a été, dans la Bible, ajouté et attaché à la suite de celui qui concerne la lèpre des autres parties du corps laquelle présente toujours une des quatre nuances de la coloration blanche, pour nous apprendre qu'elle aussi doit présenter une de ces quatre nuances, mais l'Ecriture lui donne un nom spécial; elle l'appelle nethek, pour nous apprendre qu'elle est d'une nature spéciale (qu'elle peut présenter toutes les couleurs morbides possibles). On pourrait croire encore qu'en effet, le paragraphe de la lèpre du cuir chevelu et du menton n'a pas été ajouté au précédent pour nous apprendre qu'elle aussi doit présenter unedes nuances blanches, car ellepeutaussi être lépreuse en présentant une au're couleur morbide; mais que l'Ecriture a rapproché ces deux paragraphes pour nous apprendre qu'une autre couleur morbide peut rendre l'individu impur en se présentant dans le siège de la bahercth ordinaire (c'est-à-dire dans une partie quelconque du corps), comme elle le fait au cuir chevelu. On ne peut pas admettre cette idée, par le môme motif que l'Ecriture donne à la lèpre du cuir chevelu un nom spécial pour indiquer sa nature spéciale. On pourrait croire, qu'en effet, la couleur morbide du nethek, qui n'est pas une des quatre nuances blanches, ne rend pas l'individu impur si on l'observe au siège de la bahereth blanche ordinaire des autres parties du corps, mais que la bahereth (la lèpre blanche) peut rendre l'individu impur si elle occupe le cuir chevelu (en présentant la miheyah, etc., comme elle le fait en occupant une partie quelconque du corps). Cette idée n'est pas non plus admissible, car l'Ecriture répète : « C'est la lèpre de la tète ou du menton», pour nous apprendre que dans la tète il ne peut y avoir que les conditions de l'impureté d'un nethek et non pas celles de la lèpre blanche du corps » (Siphra, fol. 65, verso). J'ai traduit tout ce passage pour prouver que la lèpre du cuir chevelu et du menton peut rendre l'individu impur, en présentant une couleur morbide quelconque, et pour réfuter le commentaire du Raabad en cet endroit, d'après lequel la simple alopécie peut rendre l'individu impur, quoique la peau ait conservé la couleur normale. Du reste, le Raabad est réfuté par les paroles de la Bible, qui dit à propos du nethek (verset 30) : « marehou amok min haiz» la Usure (l'étendue de l'altération) est plus profonde que la peau

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