‹ La médecine en Chine au XXe siècleChapitre 8 sur 39 · PATHOLOGIE EXTERNE (CHIRURGIE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE EXTERNE (CHIRURGIE

La chirurgie est à peu près nulle en Chine. Panser les plaies, faire des cautérisations au fer rouge, placer de grossiers appareils à fractures, pratiquer quelques manœuvres de massage, ouvrir les abcès superficiels, c’est dans ce cercle étroit qu’elle se meut, la médecine opératoire étant aussi inconnue, en Chine, que l’anatomie. Leur arsenal ne tient pas beaucoup de place : il renferme une petite collection de cautères de forme variée, en pointe, en lame, en baïonnette, en forme de houx, de pelle. Ils ont des bistouris en forme de lance, d uréthrotome, de palette, de faucille ; des aiguilles à acupuncture mesurant de i à 28 centimètres de longueur; des écarteurs terminés en érignes ; des ciseaux ; des pinces courbes, des pinces à crans d’arrêt, des abaisse-langue, un tube métallique pour insuffler les poudres médicamenteuses ; une tige annelée, dont l'anneau terminal incomplet est destiné à pratiquer T ouverture des abcès, en faisant saillir la peau dans la brèche de cet anneau ; enfin, un ouvre-bouche (fig. 8).

Avec une instrumentation aussi pauvre, il serait difficile d’entreprendre de grandes opérations.

Nous allons passer en revue celles qu’ils se risquent à faire et qui sont toutes du domaine de la petite chirurgie.

Ils n'enlèvent pas les tumeurs ; ils ne coupent même pas un membre gangrené sur le point de se détacher. Leurs

Page 1