‹ La médecine en Chine au XXe siècleChapitre 9 sur 39 · INSTRUMENTS DE CHIRURGIE · texte numérisé non relu

INSTRUMENTS DE CHIRURGIE

IG 8. — Grandes aiguilles à acupuncture. Bistouris. Cautères. Cuiller-mesure. Ciseaux. Pièces à dents et à arrêt. Sonde cannelée. Ouvre-bouche. Ecarteurs. Abaisse-langue. Tube à insufflation pour la gorge (Archives de la Clinique de Bordeaux , 1907, Dr Matignon).

rebouteurs, leurs spécialistes prétendent avoir des secrets mirifiques pour recoller les jambes ; le plus souvent, ils se font traiter par des formules magiques pour leurs entorses, luxations et fractures. On met des sangsues sur les contusions, mais on ne sait pas faire la saignée générale. Ils ont même des spécialistes suceurs de sang, qui font concurrence aux sangsues. Veut-on chasser l’irritation d’un point, le médecin l'obtient en serrant le cou du patient jusqu’à ce que le faciès du malade soit noir ; par cette strangulation il harcèle, fatigue et finalement expulse le mauvais esprit.

Voyons les choses plus en détail. .

Les tumeurs sont traitées par des emplâtres, par des tisanes et par l’acupuncture. Il arrive quelquefois des accidents mortels avec leur téméraire acupuncture des tumeurs kystiques et vasculaires. Les moxas et l’acupuncture leur sont familiers. Il ne sera pas sans intérêt de s’arrêter un instant sur l’opération de l’acupuncture qui a été inventée par les Chinois, dès la plus haute antiquité, et qui est ensuite passée au Japon. Elle est fréquemment en usage dans les deux pays. On ne l’emploie pas seulement pour les tumeurs, mais pour un nombre considérable de maladies : névralgies, rhumatisme, choléra... Nous avons déjà dit qu’on peut faire des piqûres sur 3o8 points du corps. C’est en fait une routine aveugle qu'on suit. Notre mentalité européenne ne peut comprendre cette bizarrerie de piquer le jarret pour un mal de rein, de piquer le bras ou le petit doigt pour combattre la toux sèche...

M&r Favier croyait à l’efficacité de l’acupuncture. Il cite le cas d’un missionnaire foudroyé par le choléra sur la route ; il était froid, exsangue. Deux médecins chinois vinrent lui enfoncer dans les bras et dans les jambes des aiguilles de fer; le sang ne sortant pas, ils enfoncèrent leurs aiguilles sous les genoux; alors, apparurent des gouttelettes de sang. Les médecins s’écrièrent : « Il est sauvé! »

Là-dessus, ils fumèrent une pipe et burent du thé. Trois ou quatre pipes fumées, ils firent de nouvelles piqûres ; le moribond se ranima et, reprenant connaissance, il dit : « Je fumerais bien une pipe. » Le bon missionnaire avait bien acquis la couleur locale.

On apprend l’acupuncture, soit par imitation et routine, soit à l’aide de dessins du corps humain (fig. 6 et 7), où de petits ronds indiquent les endroits que les aiguilles peuvent traverser sans danger. On s’exerce aussi sur un mannequin en bois ou en cuivre. Il serait exagéré de dire que les Chinois prétendent guérir le choléra par l’acupuncture ; ils avouent leur impuissance devant le choléra, comme devant la phtisie. Lorsque le choléra les envahit, en 1820, ils remarquèrent des vapeurs roussâtres sur la Mer Jaune, ils les prirent pour le fléau, et afin de l’arrêter, ils ne trouvèrent pas de meilleur (ni plus inutile) moyen qu'un charivari épouvantable.

C’est aussi enfantin que leur traitement des fractures par des emplâtres de poivre blanc, de cloporte, de poule pilée vivante, de coq ouvert vivant. Il est juste de dire que certains médecins immobilisent les fragments au moyen d’un appareil en bambou. Ne rions pas trop de leur zoothérapie des fractures. Ne met-on pas en Europe un pigeon ouvert sur la poitrine des enfants malades, ou une peau de lapin fraîche, ou des poissons ouverts ? Pour hâter la cicatrisation, ils administrent des tisanes, où entrent du carbonate de chaux et quelquefois des os de tigre, surtout l'os hyoïde et la rotule de cet animal.

Entorses, luxations. — On commence par les réduire, ensuite on met un emplâtre et des sangsues ; puis on immobilise avec des attelles de bambou.

Contusions. — Si elles sont accompagnées d’ecchymoses, application de sangsues ou de bulbes d’arum bouillis avec

du fiel de bœuf. On fait boire de l’urine de jeune garçon pour calmer la douleur. On traite encore les contusions par l’eau-de-vie de riz camphrée ou du sang de poulet nègre à plumes soyeuses.

En cas d’hystéro-traumatisme, le médecin ordonne des lotions générales avec une décoction à base de coréopsis et de ptérocarpe jaune.

Lésions par armes a feu. — Le médecin chinois ne tente d’extraire la balle que si elle est visible et facilement accessible. Au cas contraire, il met un emplâtre pour attirer la balle, ou bien il recouvre le trou d’entrée d’une peau de courge ou d’un morceau de couenne de cochon, et il frappe dessus, avec l'idée de faire sortir ainsi le projectile. Le seul résultat obtenu, cela se devine, est l’augmentation de la souffrance du patient, qui se pâme quelquefois et qu’on réconforte et soulage, on ne le devinerait pas — il faut le dire — en lui donnant à boire de l’urine chaude.

Brûlures. — On les traite par les feuilles de thuya orien-

talis, par la myrrhe et l’huile de sésame.

Engelures. — Voici la formule : toiles d'araignée, ou pommade avec une cervelle de poulet, plus \ i grammes de cire jaune et 36 grammes d’huile de sésame.

Petites plaies. — On les saupoudre de tabac fin, ou bien on les couvre d’une bouillie de noyau de nephelium longan. On les recouvre aussi de tranches de lard. Ils font même de la prose sans le savoir, je veux dire de l’asepsie, lorsqu’ils se contentent de saupoudrer les plaies avec de la poudre d'écailles de pangolin grillées, de la poudre de papier brûlé, de la poudre de charbon.

Après l’opération de la castration, dont nous parlerons à propos des eunuques (surtout destinés jadis au palais de

l'empereur), ils mettent sur la plaie une poudre styptique à ba se d’alun, d’agaric et de résine. Ils ont encore d’autres hémostatiques : la poudre de tabac, la décoction de bois de sappan, le sang-dragon, le cachou, la litharge, l’oliban, le liquidambar.

Anesthésiques. — Les Chinois ont des préparations anesthésiques qui servent plus à insensibiliser les condamné saux supplices qu'à insensibiliser les opérés, en chirurgie. Voici une formule :

Gladitschia sinensis .

Muricia cochin chinensis.

Adonis .

Iris florentina .

Arisaema triphyllum ....

Botryceras myrrha .

Levisticum sinense .

Apium .

Fœniculum officinale.

. 7 gr. 36

Girofle (ou saussura castres).

3 gr. 68

Dose : 119 grammes dans du vin.

A. — Morsures ou Piqûres d’animaux, de serpents

et insectes venimeux,

Règle générale. — Appliquer sur la piqûre ou morsure des bulbes d’arum bouilli avec du fiel de bœuf, ou de la nicotine extraite des tuyaux de pipe ; prendre à l’intérieur ‘20 centigrammes de sulfure d’arsenic dans de l’eau de riz et un peu de nicotine, ou bien une préparation contenant des feuilles de chèvrefeuille du Japon et de la corne de bouquetin. Nombre d’indigènes, dit le Dl> Régnault, savent qu’il est nécessaire de lier fortement le membre blessé, audessus de la morsure, pour empêcher le venin de se répandre dans l'économie.

Moustiques. — Pour les chasser ou les tuer, on brûle des écailles de pangolin et des détritus de moustiques pris dans des excréments de chauve-souris ; ou encore, on se fait des frictions avec une pommade à base d'arsenic.

Contre le mille-pattes, on applique des araignées broyées ou du sang de crête de coq. Les piqûres de scorpion sont traitées avec des feuilles de menthe broyées, ou par un onguent au sulfure d’arsenic. Les piqûres d’abeille et de frelon sont lotionnées avec de l urine, avec de l’eau salée ou du vinaigre d’arack. Les piqûres de punaise sont prévenues en répandant de la paille de sarrasin coupée en petits morceaux.

B. — Affections chirurgicales et cutanées diverses.

Les hémorroïdes de petit volume sont saupoudrées de poudre de cachou et d’écailles de pangolin grillées. Si elles sont grosses, on les prend dans une ligature, qu’on resserre chaque jour, jusqu’à leur chute.

Prolapsus du rectum. — On saupoudre avec du cachou ou de l’os de dragon fossile.

Abcès, furoncles, ulcères. — Si les abcès sont superficiels, on les ouvre. D’après les Chinois, les abcès et tous les processus inflammatoires venant de ce que le principe vital passif est faible, on doit faire des onctions avec une pommade contenant :

La poudre de cinq crapauds desséchés, Une poignée de cendres de cheveux,

De l'huile de sésame,

.‘Un peu de litharge.

Et l’on doit donner, à

l’intérieur, la tisane des huit médi-

caments : quand la maturation approche, on met sur les furoncles, anthrax et abcès, des poudres de :

Tricosanthe, mandarine, dorsténie,

Magnolia, réglisse, arum, atractylis,

Rhubarbe, balisier, curcuma, ptérocarpe.

Ou bien, on applique des feuilles pilées de jacquier, de pourpier, guimauve, pissenlit, lentille, et l’on donne, à l’intérieur, des tisanes toniques variées de gentiane, de gingembre, d'atractylis, de terre de torchis, de pachyma cocos, arum, mandarine, aconit, réglisse, schizandra.

On accélère la maturation des abcès et des furoncles au moyen de cataplasmes et d’emplâtres contenant des cantharides, des feuilles d’armoise, du sel, de l’ail. Quelquefois, ils mettent une tranche d’ail sur le furoncle et en approchent un fer rouge ; ou bien ils appliquent dessus des haricots nains préparés avec du vinaigre et du miel. Lorsque la maturation est obtenue, on procède à l’évacuation par l’acupuncture.

Les pansements se font au sulfate de fer, au borax, au minium, au camphre, toutes substances dont l’action est antiseptique.

On traite les adénites, comme les abcès, par la litharge et l’huile de sésame.

A propos d’adénites, nous citerons ce que rapporte G. Bonvalot b

Un Chinois, à son service, ayant contracté une adénite cervicale, un vieux serviteur recouvrit le cou d’un cataplasme composé de bandes de graisse de mouton passées à la poêle et enduites d’oignons hachés et retirés à temps de la marmite. En cinq à six jours, l’enflure diminua. Le vieil Abdoullah, dit-il encore, avait une douleur à la paume de la main ; il s’est guéri en écrasant dessus un œil de mouton mêlé de graisse et en bandant ce cataplasme

1 G. Bonvalot, Asie inconnue .

pendant trois jours. « Beaucoup de nos hommes ont été atteints de furoncles ; l'un s'est guéri avec un emplâtre fait de la peau d’une scolopendre. » Citons encore, en passant, le traitement du mal de montagne (Thibet) : « Le mal de montagne flotte toujours dans l’air. Le vieil Abdoullah a mal à la tête ; pour se soulager, il se fait pratiquer une incision à la naissance des cheveux, juste au milieu du front. Son compagnon le saigne avec la pointe d'un couteau ; le sang coule et la tête devient libre. Tel est le remède que les chasseurs du Lob emploient contre le mal de montagne. »

Les ulcères sont traités avec la pommade à la bave et au foie de crapaud, ou avec la pommade composée de crapauds desséchés, de panax fructicosum, de cire d’abeille, de myrrhe, d’oliban. Ils se servent encore d’un emplâtre appelé chançjrky , composé de gypse, de dorsténie, de sangdragon, de camphre.

Les pustules, érosions, chancres sont soignés avec de la poudre de borax et des sels mercuriels.

Contre le purpura et les pustules hémorragiques, on donne une potion à l’arum pentaphyllum et à la bile.

Contre le prurigo, on emploie les amandes de pêche et l’on fait manger du lard frais.

Pour l’acné, on fait prendre de la tisane de racines de chélidoine éclaire, de réglisse.

Les Chinois connaissent la nature parasitaire de la gale (tchang-kiai) ; contre cette maladie et les affections cutanée similaires, ils prescrivent des pommades contenant : du soufre, de l’alun, du vert-de-gris, du lapis-lazuli, de la myrrhe, du sulfure d’arsenic, du minium, du vermillon, du calomel impur (king-fenn) ; ils prescrivent aussi des tisanes de gentiane, de safran, d’aubergine, de fleurs d’origan et de lanicera japonica ; des graines de sésame, des fruits d'aristoloche, de squine, d’ellébore, de la rue sauvage, de la bave de crapaud.

li. v.

L’éruption cutanée causée par les sucs délétères des arbres à laque est traitée, dans le pays, par des lotions et des infusions de Heurs de carambolier dans de l'eau de riz. Le Dr Régnault soignait cette éruption, au Tonkin, pardes purgatifs légers, par des lotions amidonnées et alcalines, par des compresses d'eau blanche et par la pommade à l’acide chrysophanique.

Les médecins chinois combattent l’hyperhydrose par le riz gluant bien cuit et ils provoquent la diaphorèse par des sudorifiques tels que : gingembre, armoise, acore, basilic crépu, bardane, asaret, squine, noyaux de jujubes en poudre.

Ils ont des fards à base de plomb ou de mercure pour teindre en noir les cheveux et la barbe. Leur emploi exagéré est souvent la cause d’empoisonnement.

Ils n’ont rien à prescrire pour la destruction des poux ; ils les croquent tout uniment. Quant aux pellicules du cuir chevelu, on les traite avec une macération de gousses de gleditschia sinensis et de vetiver. Ils teignent leurs longs ongles avec du henné ou bien ils les coiffent de dés en or ou en argent.

L’onyxis ou ongle incarné est soumis à des applications de fiel de porc frais.

G. — Maladies des yeux, des oreilles et des dents.

Ces branches de la pathologie externe ne sont pas plus développées que l'ensemble de la chirurgie en Chine.

Maladie des yeux. — Toutes les affections oculaires et spécialement les conjonctivites granuleuses et phlycténulaires sont très fréquentes en Extrême-Orient. Le médicament le plus répandu est la racine de chélidoine éclaire, dont on fait une préparation avec du foie de bouc ou du lait de femme.

Viennent en seconde ligne les yeux de moustiques

extraits d’excréments de chauves-souris purs ou mélangés avec du foie de porc ; ensuite, la racine de safran, les fleurs de camomille, le vitex, la pervenche, l’acore.

Les médecins chinois préparent des collyres avec du sel gemme, des fruits de carambolier, des graines de cassia tora, des fragments de langue de tigre desséchée.

Voici d’autres médications :

Contre l’ophtalmie : racine de plantain d’eau, bois de camphre, sulfure d’arsenic.

Contre le leucome : badigeonnage au pinceau avec du sang d’anguille de rizière, mélangé de calomel impur.

Contre l’amaurose : tisane de haricots noirs.

Contre les anomalies de la réfraction : grosses lunettes aux vitres rondes encadrées de bois noir, qui donnent une si comique physionomie aux Chinois qui s’en affublent. Leur fabrication est imparfaite ; elles sont formées de deux

petites plaques en cristal de roche, dont l’opticien modifie l’épaisseur par le moyen du tour, afin de l’accommoder aux yeux du myope ou du presbyte h

Contre la cataracte : rien, ou rarement opération ;

Contre l’épiphora : ponction de la chambre antérieure.

Les aveugles sont très nombreux en Orient. Quelquesuns, comme M. de Courcy, en font remonter la cause à la singulière habitude qu'ont les Chinois de se faire nettoyer l'intérieur des paupières avec une spatule d’argent ou avec une perle de corail fixée à un manche d’ivoire-1 2.

La véritable cause des ophtalmies est la poussière de lœss qui entre dans les yeux et c’est surtout la variole. La variole est la principale cause du grand nombre des cas de cécité. Les aveugles vivent de mendicité ou de l’exercice des professions de musicien ou de sorcier, en Chine, et de celle de masseur, au Japon.

Maladies des oreilles. — Contre les douleurs d’oreilles, on fait ingurgiter une infusion de graines d’euryale ferox ; on fait faire des onctions externes avec du sang d’anguille de rizière et finalement on se fait curer les oreilles et le nez par le barbier (fig. 9). Les Chinois prétendent avoir une herbe qui guérit la surdité.

Maladies des dents. — La chirurgie dentaire est nulle, en Chine; on ne sait pas conserveries dents cariées, on les cautérise ou on les arrache. Leur prothèse élémentaire se borne à fabriquer des pièces d’ivoire qui sont fixées par des crochets aux dents voisines. Ils calment les douleurs de dents avec la racine de scrofulaire, du sulfate de chaux, du sulfate de cuivre, des sels d’arsenic ; ils les calment aussi en mettant de l’ail dans l oreille.

Le Chinois possède, en général, des dents magnifiques,

1 Judith Gauthier, En Chine , (Les Arts graphiques, Editeurs, 3, rue Diderot, Vincennes, 1911).

2 h' Empire du Milieu par le marquis de Courcy, Didier et Cie, éditeurs, 35, quai des Augustins, Paris, 1867.

grâce à son régime alimentaire végétarien, mais l’âge fait aussi subir son irréparable outrage à la mâchoire de nos frères jaunes. La dentisterie est donc une profession nécessaire en Chine comme ailleurs. L’art se borne à l’avulsion des dents. Pour être dentiste, il faut apprendre le métier d’arracheur de dents ; pour être médecin, on n’a pas besoin d’étudier ; de ce contraste résulte une supériorité immense du dentiste sur le médicastre. Pas besoin de daviers, ni de clés ; le pouce et l index suffisent. Où fait-il son apprentissage ? Chez le menuisier Durant plusieurs années, l’apprenti dentiste s’exerce à arracher des chevilles de bois, puis des chevilles de fer enfoncées de plus en plus dans des planches de plus en plus dures. Lorsque, au bout de cinq à six ans de labeur quotidien, il est arrivé à pouvoir arracher les chevilles les plus serrées et à peine saillantes, entre le pouce et l’index, il est autorisé à travailler sur les mâchoires de ses congénères. Il arrache dents et chicots directement, sans luxer, d’un seul coup. C’est prestigieux. Il arrête les hémorragies avec de l'amadou, du poivre rouge et du riz mélangé. Quand ce moyen ne réussit pas, il place dans la plaie quelques grains de poudre de chasse pulvérisée et y met le feu. C’est barbare, mais c’est radical.

Chaque avulsion est payée un franc. Le dentiste cumule presque toujours sa profession avec celle de perruquier. Or, le perruquier est aussi oculiste. Ce triple métier nourrit bien son homme. Des dents arrachées, l’artiste fait des colliers-réclames ou de fines amulettes qui servent de talismans aux belles de Pékin, de Changhaï, de Soutchéou ou de Canton: nouvelles sources de profits4.

2 Relations de Chine, p. 4°4i avril 1912 : « le Dentiste chinois *.

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