‹ La médecine et l'art en NormandieChapitre 39 sur 98 · Gaii Julii) A · texte numérisé non relu

Gaii Julii) A

Sur les plats, d’un côté on voit les lettres : ATIN ; de l’autre une ligne, et au-dessous deux sortes de u ; à l’extrémité de la ligne un B horizontal.

Tablettes d'oculistes. — Il a été découvert en différents lieux (Cologne, forêt de Compiègne, Dijon, Reims, Rouen, etc...) des tablettes rectangulaires sans inscriptions rappelant l’aspect des cachets d’oculistes (Espérandieu). Une de leurs faces est creusée en godet, ce qui tendrait à faire croire qu’elles ont pu servir de mortier. M. Héron de Villefosse et Thédenat ont donné l’explication intéressante qui suit ; « On sait, disent-ils, comment étaient confectionnés les collyres. Les ingrédients, réduits en poudre par la crémation, le broiement ou tout autre procédé, étaient pétris en pâle à l’aide d’un liquide déterminé, puis cette pâte était façonnée en collyre et marquée d'une empreinte. Il est peu probable que les oculistes aient tous possédé les intruments et les laboratoires nécessaires pour rendre les matières premières propres à entrer dans les collyres. Sans doute, la pharmacie en gros, ou l’industrie qui

1 . On a vu précédemment l’interprétation de cette préparation au misy. M. Paul Baudry, à propos des passages de Pline sur le misy, rappelle l’opinion de Rever, qui dit, d’après la description de Pline sur le calnytis, d’où proviendrait le misy, qu’on doit voir une cristallisation de sulfate de cuivre dans ces « grappes transparentes et d’un beau bleu, qui s’aggloméraient autour des cordons plongés dans une solution de misy mise en évaporation. »

On sait combien les sels de cuivi’O, notamment le sulfate de cuivre, sont encore employés de nos jours dans les affections oculaires, par exemple dans la conjonctivite granuleuse.

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