‹ La médecine et l'art en NormandieChapitre 42 sur 98 · DE LEGAT · texte numérisé non relu

DE LEGAT

R. M. N. — Iconographie medicale normande, planche

NOTES SUR L’OTOLOGIE A ROUEN AU xvnu SIÈCLE'

Hippocrate, dans le traité de V Art, dit qu’un grand nombre de cavités n’étaient connues que des médecins qui en avaient fait un objet d’études spéciales ^ et dans la formule du serment qui contient des préceptes moraux des plus élevés, le médecin s’engage à ne jamais tailler les calculeux, mais à les adresser à ceux qui s’occupent spécialement de cette opération Ces deux passages montrent qu’au moment où vivait Hippocrate il existait des médecins spécialistes comme de nos jours. Daremberg, en commentant le père de la niédecine rappelle qu’avant lui Hérodote a donné dans ses ouvrages la preuve de l’existence, en Egypte, de médecins spéciaux pour les yeux, la tête, les dents, les régions du ventre et les maladies invisibles^. A Rome, il y eut également des médecins spécialistes, et quelques-uns s’occupaient des maladies des oreilles. L’habitude de se spécialiser se perdit pendant des siècles pour reparaître de nos jours; au xviii® siècle, quelques médecins rétablirent cet usage, à Paris en particulier, ce furent surtout des oculistes.

11 ne faudrait pas croire que la connaissance des maladies des oreilles date de notre époque ; ces affections ont été l’objet de travaux spéciaux intéressants bien avant le xix® siècle.

Quand on veut faire l’histoire de l’otologie en France, après avoir cité le Traité de l'organe de l'ouïe, contenant la structure, les usages et les maladies de toutes les parties de l'oreille, de du Verney, publié en 1683, on franchit presque un siècle pendant lequel aucun ouvrage important relatif aux maladies de l’oreille n’a

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