‹ La médecine et l'art en NormandieChapitre 43 sur 98 · Id. Notes du Serment, page · texte numérisé non relu

Id. Notes du Serment, page

été publié. Puis on trouve le Mémoire sur la théorie des maladies de l'oreille el sur les moyens que la chirurgie peut employer pour leur curation, dont l’auteur est Leschevin, chirurgien en chef de l’Hôpital-Général de Rouen. L’Académie royale de chirurgie avait mis au concours pour l’année 1763 ce sujet, elle reçut huit mémoires et adjugea le prix d’une voix unanime au chirurgien rouennais. Quelques années avant, en 1740, Lecat avait fait paraître son Traité des sens, traité auquel il fit quelques additions, et qui devint dans la suite le Traité des sensations et des passions en général, et des sens en particulier : le principal supplément ajouté à cet ouvrage était la Théorie de l'ouïe. 11 est curieux de constater que les deux ouvrages français les plus importants de cette époque au point de vue otologique sont dus à la plume de deux chirurgiens de Rouen, Lecat et Leschevin.

Le premier étudie particulièrement l’anatomie et la physiologie de l’oreille ; le second ne s’occupe que de la pathologie de cet organe, et si celui-là fait parfois une incursion dans le domaine de la pathologie, celui-ci reste limité à son sujet, les maladies de l’oreille. Nous ne nous occuperons que de la pathologie de l’oreille.

Il n’y eut pas à Rouen au xviii® siècle de médecins spécialistes pour les maladies de l’oreille, mais il y eut des médecins qui connaissaient parfaitement ces affections ; nous avons cité Leschevin et Lecat; il faut également ajouter à ces deux noms celui d’un médecin, Lepecq de la Clôture; plusieurs de ses observations intéressent l’olologie.

Page 1