‹ La médecine et l'art en NormandieChapitre 61 sur 98 · Carpenteriana, 1724; in-8, p · texte numérisé non relu

Carpenteriana, 1724; in-8, p

4. A. Franklin : La de privée d'autrefois', les médicaments, p. 18o; et Reynier : Thomas Corneille ; sa de, ses œucres, p. 14.

étaient difficiles et les frais nécessités par ce déplacement durent fortement grever son budget déjà très lourd. Il disait à cette époque à Boileau, au sujet de son besoin d’argent : « Je suis saoûl de gloire et affamé d’argent. » M™® de Sévigné, qui était une habituée des eaux de Bourbon, et qui par ses lettres fait connaître le séjour de nombreux personnages dans cette ville d’eaux, ne nous a malheureusement pas signalé le passage de Corneille à Bourbon. Il n’y a pourtant pas de doutes : il y fit une saison au début de l’été de 1654; car il écrivait lui-même au Père Boulart, dans une lettre datée du 10 juin 1656 : « Il y a tantôt deux ans, quand je passai pour aller à Bourbon . . » On a célébré les vertus de ces eaux par ces vers :

On trouve dans celte fontaine La source de la santé,

Et son eau guérit sans peine Le mal dont on est tourmenté.

Elle ramène

La jeunesse et la beauté'^.

Ce ne fut pas le cas du grand Corneille ; il ne tira pas beaucoup de profit de son voyage à Bourbon. L’année suivante il était encore malade et le bruit de sa mort se répandit pour la seconde fois dans Paris :

Par je ne sais quels colporteurs Un de nos plus fameux conteurs Fut occis dès l’autre semaine,

C’est-à-dire ils prirent la peine De crier partout son trépas Quoique défunt il ne fut pas®.

Corneille fit donc, vers 1654, une maladie, dont la ‘convalescence fut longue, entrecoupée de rechutes, et on peut se demander si sa santé se rétablit complètement à la suite de cette affection.

En 1667, pendant le séjour de Corneille à Paris, il se produisit un évènement dans sa famille qui n’a aucun rapport avec sa santé, mais mérite d’être rapporté au point de vue de l’hygiène. Son second fils, ancien page de la duchesse de Nemours, avait été blessé, au siège de Douai, d’un coup de mousquet au talon ; on le ramena chez son père sur un brancard garni de paille; cette paille se répandit

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