A Caen, chez Martin Yvon
l’émétique comme un remède incomparable pouvant chasser tous les maux.
Toujours par Sganarelle et dans la même comédie, on apprend un usage de l’époque, celui de saluer les médecins; Sganarelle a trouvé à acheter le costume qu’un médecin a mis en gage; il l’a revêtu, et savez- vous, dit-il à Don Juan :
Quel en est le pouvoir?
11 me fait saluer des gens que je rencontre h
Ce respect était tout extérieur, puisqu’on ne se gênait pas pour se moquer des médecins : nous venons d’en voir un exemple dans Le Festin de Pierre.
Les maladies dans les comédies des Corneille.
La folie et l’épilepsie. — La gale, la goutte et la syphilis. La fièvre tierce. — Le corset.
La pleurésie.
Les comédies des Corneille présentent plusieurs personnages atteints de maladies. Thomas Corneille, dans Le berger extravagant, fait jouer le principal rôle à un malade : Lysis est fou, il croit être berger ; sa maladie s’est établie progressivement :
11 ne lut que romans, en crui les impostures,
Admira des bergers toutes les aventures,
El son faible cerveau fut bientôt démonté Par ces contes en l’air d’amour et de beauté.
En moins d’un an ou deux, il s’en coiffa de sorte Que dès lors il voulut prendre l’habit qu’il porte. . . .
Enfin de ces romans la mode ayant cessé,
Son esprit fort longtemps nous parut moins blessé El son ardeur sans doute eût été refroidie.
S’il n’eût l’autre hiver hanté la comédie :
Son obstination à voir V Amaryllis
Lui remit dans la tête et houlette et brebis ;
Il me traîna moi-même à ce vilain spectacle ;
Presque de vers en vers, il y criait miracle,
D’aise à peine, il pouvait se tenir dans sa peau,
Tout lui semblait charmant, tout lui semblait nouveau