Acte III, scène ni
inspirée de la littérature étrangère faire le même travail ; on retrouverait peut-être clans l’original les mêmes documents.
Les deux frères auraient pu se renseigner sur les questions médicales près des médecins leurs parents et amis; ils ne l’ont pas fait, parce qu’ils n’ont pas eu la prétention de s’occuper de médecine. Il leur aurait été facile comme Molière de s’inspirer des nombreux procès entre les médecins, les chirurgiens, les barbiers et les apothicaires. A Rouen, plusieurs de ces procès eurent un grand retentissement, et on prétend même qu’ils fournirent à Molière plusieurs traits satiriques, en particulier dans l'Amour médecin. Thomas Corneille nous a montré, dans la scène originale du troisième acte du Festin de Pierre, qu’il avait saisi le ridicule des médecins du xvii® siècle. Les Corneille ont peut-être évité les satires médicales, à cause de leur parenté avec des médecins. Les célèbres querelles de leur oncle Lampérière avec Jouyse auraient pu leur fournir des faits amusants; il leur aurait été facile, ouvrant les livres de médecine, d’y trouver des explications ridicules comme celle-ci, extraite d’un manuel <à l’usage des étudiants. Quelle est la cause de la maladie! C'est en général tout ce qui peut la produire^. Réponse qui rappelle celle de Sganarelle à Géronto dans Le médecin malgré lui, démontrant au père que sa fille est muette parce qu’elle a « perdu la parole ».
R. HÉLOT.
1. Le maître en chirurgie ou l'abrégé complet de la chirurgie de Guy de Chauliac par demandes et par réponses en la manière qu'on interroge les aspirans à Saint- Cûme, par L. Yerduc, p. 47.
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Lettre de Tronchin sur l’inoculation
(Collection L. O.)
N. — Histoire médicale normande, planche 27.