‹ La médecine et les médecins (volume 2)Chapitre 57 sur 89 · IN POEME MEDICAL · texte numérisé non relu

IN POEME MEDICAL

Nous nous sommes permis de souligner les plus beaux traits.

Agnès en longs efforts épuise son courage Et ne voit point encor de terme à cet ouvrage. La force l'abandonne, elle doit expirer Si l'art des accoucheurs ne vient la délivrer. Mais, dans son triste sort, de cette délivrance Un enfant de Lucine apporte l'espérance. Il la voit, l'interroge et jusque dans son sein Avec douceur il glisse, il introduit la main. Comment, par les efforts de la seule nature, L'enfant eùt-il franchi son étroite ceinture ! A gauche sont les pieds, la tête au côté droit, La poitrine en travers se présente au détroit ; La main saisit le tronc, le refoule en arrière, Prend les pieds, les dirige auprès de la filière, Les entraîne au dedans et les tire dehors, De la même façon vient le reste du corps. Il respire et ses cris proclament sa naissance. A ses accents, la mère, oubliant sa souffrance, Se jette à son séant, et demande en ses bras Son enfant, que l'on vient d'arracher au trépas.

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