‹ La médecine et les médecins (volume 2)Chapitre 68 sur 89 · BÉCLARD · texte numérisé non relu

BÉCLARD

BÉSORMEAIX.

Pelletier.

Alibert.

Delpech.

HlZARD.

Deux noms qui manquent sur ces tables ont, par des motifs inutiles à rechercher, une place exceptionnelle dans deux encadrements circulaires ou médaillons placés en regard sur les murs nord et sud. Ce sont ceux de Pariset et de Portai.

Dans le classement de ces noms, on paraît avoir pris pour base les diverses spécialités scientifiques ou professionnelles. C'est ainsi que la première colonne n'offre que des savants appartenant à l'ordre des sciences que nous appelons accessoires, zoologistes, botanistes, chimistes; dans la seconde et la quatrième figurent ceux qui ont plus particulièrement cultivé la médecine interne théorique et pratique, les médecins proprement dits, et dans la troisième les chirurgiens. La pharmacie n'est guère représentée que par un nom, celui de Pelletier; la médecine vétérinaire par celui de Huzard.

Ce classement en vaut un autre. Il n'y a pas à chicaner sur ce point, non plus que sur le choix de ces noms qui tous, avec des degrés divers de clarté, brii-

lent comme des étoiles de première, seconde ou troisième grandeur dans le ciel de la médecine et de l'Académie. Il y aurait plutôt lieu de se plaindre de l'absence de quelques autres astres qui, de par les lois impitoyables de la symétrie, n'ont pu trouver place dans cette pléiade. Si jamais on revise ce Livre d'or, ou plutôt si l'on y ajoute une page, nous demanderons qu'on y inscrive, entre autres noms qui ne nous reviennent pas en ce moment, celui du savant encyclopédique, du digne représentant d'un ordre de connaissances trop négligé parmi nous, de la philosophie et de l'érudition médicales, le docteur Virey.

Passons maintenant à la partie la plus brillante de l'ornementation académique, les peintures.

Il faut distinguer, parmi les peintures qui décorent la salle des séances, celles qui sont fixées aux murs de celles qui n'y sont qu'accrochées et suspendues. Les premières ont le caractère de peintures Murales; elles font, en quelque sorte, corps avec le monument; elles sont, aux termes du Code, des immeubles par destination ; les secondes ne sont que des ornements mobiles, indépendants de l'édifice, des meubles meublants. Cette distinction en suppose une autre plus importante. Les premières ont été commandées et exécutées pour la place qu'elles occupent, dans un but spécial, d'après un plan raisonné; tandis que les secondes arrivées à l'aventure, par le hasard des legs, des dons, ont été réunies sans choix et sans règle. Il suit de là que si l'Académie a pu ne pas se préoccuper de la nature et du mérite de celles-ci, car, comme on dit, à

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