‹ La Médecine et les ReligionsChapitre 16 sur 67 · CT ER · texte numérisé non relu

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prêtres du culte nouveau. Dans le premier zèle de leur apostolat, ils organisèrent des hôpitaux et des jardins botaniques qui furent pendant deux siècles la gloire de leur civilisation. Pendant ce temps, l’assistance publique fut admirable et digne des idées humanitaires de l’occident chrétien. Chaque pagode avait une annexe où les malades étaient hospitalisés et soignés. Le service des salles y était fait par des nonnes bouddhistes et la communauté qui desservait le temple fournissait médecins et remèdes, Le jardin botanique entourait l’établissement ; d’effrayants dragons de pierre en défendaient l'entrée contre les malandrins et les simulateurs, A part étaient les femmes enceintes, dans de véritables services de gynécologie où les sages-femmes sacrées, sortes de matrones vouées au célibat, les assistaient. On envoyait les contagieux dans les pavillons d'isolement dont le personnel spécial n’avait aucun contact avec le dehors. Dans certaines provinces, les villes entretenaient dans leur banlieue des maisons de convalescence où les malades allaient achever leur guérison à l’air pur de la campagne, à l’ombre bienfaisante des arbres.

Un certain nombre d'étudiants résidaient dans chaque couvent où ils recovaient en même temps l’enseignement théorique et lenseignement pratique. Chacune de ces facultés était indépendante et formait ses docteurs comme elle l’entendait. Ordinairement le droit d'exercer s’achetait au prix d’un travail long et opiniâtre et n’étaitaccordé qu’après d’interminables examens.

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