TARN E
ER
terroger la destinée semble enfantine, elle était très employée, non seulement par les médecins, mais encore par les généraux et par les rois la veille d’une expédition militaire. Le passage d’Ezéchiel en témoigne.
Les procédés de conjurations et les formules des exorcismes ressemblent beaucoup pour la plupart à ceux qui sont indiqués dans l’Atharvaveda. Ceci prouverait un antique échange d'idées entre l’Inde et PAssyrie. La légende assyrienne parle, du reste, d’une expédition militaire malheureuse que la belle et puissante Sémiramis aurait tentée au delà de lIndus.
Nous avons vu que la médecine assyrienne fut purement rituelle et magique. Cependant, à force de voirdes malades, les médecins n’étaientpas sans avoir acquis un certain nombre de connaissances cliniques. Certains de leurs procédés découlent d’une observation vraiment scientifique. C’est ainsi qu'ils pratiquaient le tamponnement des fosses nasales contre les épistaxis rebelles, qu’ils appliquaient des collyres astringeantssur les yeux atteints de conjonctivite. Ils savaient très bien quelle était limportance du régime et prescrivaient certaines frictions qui font songer à notre méthode de massage. Smith a découvert dans une collection de textes cunéiformes, une lettre d’un médecin au roi Assourbanapal qui l'avait chargé d'examiner un de ses ofliciers malades. Ce monument est un véritable rapport purement médical avec indications de médicaments.
Dans l'immense Babylone, les écoles sacerdotales
Prat
étaient dans les quartiers de Borsippa, de Sippara et d’Orchoé; à Ninive, il n’y en avait sans doute pas; Babylone était la capitale intellectuelle de la contrée etles savants de Ninive sortaient de ces trois grandes écoles. Aucun détail ne nous est encore connu sur la façon dont se donnait l’enseignement.
La médecine grecque arriva dans le bassin de l’Euphrate avec les armées d'Alexandre. Plus tard, des écoles célèbres furent fondées en Mésopotamie et en Syrie. Leur histoire est liée à l’histoire de la 4 science grecque.