EN URE
teté) et la part mondaine revient aux drogues des médecins » (Dinkar).
Les chirurgiens pratiquaient quelques petites opérations. C'étaient surtout des espèces de rebouteurs et de masseurs. Nous ne savons absolument rien de leurs connaissances anatomiques et par conséquent de quelle façon ils se servaient de l’instrument tranchant, ni jusqu'où ils osaient aller.
D'après les livres, tous les médecins devaient être adorateurs d’Ormuzd et il était interdit d’avoir recours aux soins des étrangers. Mais cette règle n’était pas suivie à la lettre; les rois s’en affranchissaient souvent; Cambyse et Darius eurent auprès d’eux desmédecins égyptiens.Ilest à présumer qu’Artaxercès [* appela HippocraTE à sa cour ; et Crésras nous apprend lui-même qu’il remplissait le poste de médecin particulier auprès d'Artaxerces Mnémon, qui comptait encore Appollonides parmi les savants de sa suite. On dirait même que les souverains, peu confiants dans la science médicale des prêtres madzéens, affectaient d'appeler dans leurs palais des Egyptiens et des Grecs. On peut penser qu’ils firent venir également des praticiens indiens, car, dès la plus haute antiquité,les doctrines biologiques et philosophiques de Sucrura se firent jour dans les milieux scientifiques persans. On en trouve quelques traces dans l’Avesta, et surtout dans le Dinkar. Il est vrai que cet ouvrage a pu être remanié vers 250, alors que nous savons avec certitude que ‘des relations déjà fréquentes étaient établies entre la Perse et
JInde.