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Le Vendidad nous donne de curieux détails sur les études des médecins ét sur la façon dont ils devaient exercer leur art. Après avoir passé quelques années dans les temples et étudié les livres, le jeune praticien devait s’essayer sur trois infidèles. S'il les guérissait, il avait le droit de soigner les adorateurs d'Ormuzd ; s’il échouait, il lui fallait étudier encore (Vendidad).
Le livre sacré traite tout au long la question des salaires, Nous y trouvons un véritable tableau des tarifs.
« Le médecin guérira un prêtre pour une béné- - diction, un chef de maison pour la valeur d’un bœuf de valeur inférieure.
« Un chef de bourg pour la valeur d’un bœuf de valeur moyenne.
« Un chef de district pour la valeur d’un bœuf de valeur supérieure.
« Un chef de pays pour la valeur d’un quadrige.
«Il guérira d’abord la femme d’un chef de maison pour la valeur d’une ânesse laitière.
«La femme d’un chef de bourg pourla valeur d'une vache laitière.
« La femme d’un chef de pays dou la eu d’une charnelle laitière.
« Un héritier de chef pour la valeur d’un bœuf de première qualité. »
Le tarifn’a pas l’air mauvais, mais le Dinkar nous apprend que le médecin n’avait droit à être payé que s’il avait guéri son malade. Du reste il se montre
moins généreux que l’Avesta: « Tu lui donneras d'argent ce que tu peux lui donner! » Cette indication vague devait avoir quelque chose d’inquiétant pour les praticiens de ce temps-là !!! Les livres saints règlent aussi les délais dans lesquels le médecin devait se rendre auprès de son malade. L’inexactitude était une faute grave dont il lui fallait demander pardon à Dieu et faire pénitence. Il lui importait donc d’être toujours prêt à partir. « Au médecin, vêlement léger, bonne nourriture et monture rapide » (Din- Kar).
Prêtre compatissant à toutes les misères d’ici-bas, il devait ses soins aux animaux, aussi bien qu'aux hommes. Nos frères inférieurs ne furent point oubliés dans la législation de Zoroastre. Ils avaient droit à des égards. Voici le tableau des tarifs de médecine vétérinaire.
. & Il guérira un bœuf de première qualité pour la valeur d’un bœuf de moyenne qualité.
« Un bœuf de moyenne qualité pour la valeur d’un bœuf de dernière qualité.
« Un bœuf de dernière qualité pour la valeur d’un mouton.
« Un mouton pour un morceau de viande. »
Jusqu’où allait la science des praticiens? Nous lignorons. Le Dinkar mentionne un certain nombre de maladies dont l'identification n’est pas facile. Cependant on peut reconnaître le paludisme sous ses multiples formes, la gale, la peste. Peut-être la syphilis était-elle aussi connue, car le Vendidad parle du mal qu’on attrape avec la femme de mauvaise vie.
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Aucun détail médical ne définit ce mal et aucune médication n’est mentionnée à son sujet. Le rachitisme, l’anémie, la scrofule, la phtisie sont décrites dans le Dinkar. On y trouve encore un certain nombre d’affections dont la description est tellement vague ou tellement fantaisiste qu’il est impossible de les reconnaître.
Le Culte de Mithra. Sa Médecine symbolique.— Comment le culte de Mithra se rattache-t-il aux doctrines de Zoroastre ?.….Le discuter serait hors de mise; nous pouvons admettre que, personnification de la lumière immatérielle d’abord et par analogie du soleil ensuite, Mithra fut logiquement le fils d’'Ormuzd.Son culte contient une partie médicale dont nous devons dire quelques mots. Les adorateurs de Mithra célébraient des mystères dont le cérémonial avait beaucoup de rapport avec le cérémonial chrétien. Ils avaient un baptème ; ils communiaient avec le pain, et le vin, certaines onctions faites avec du miel ressemblaient aux onctions de la confirmation. Ces sortes de sacrements élaient jugées favorables à la guérison du corps aussi bien qu’à la sanctification de l'âme. Donc, l’eau lustrale du baptême, le vin et Le pain consacrés, le miel sur lequel les prêtres avaient prononcé certaines prières étaient considérés comme des remèdes mystiques. La pensée religieuse semble s'être élevée dans le culte de Mithra jusqu’à un spiritualisme presque exempt d’anthropomorphisme ; les actes rituels et les moyens curatifs ont suivi le chemin de celte ascension. Plus de conjuration un peu ridicule : « [ls ne dressent point d’autels,
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