RPC RE A PR OR NE
sms fils, Lt fou téine ét
pet: dix
IVUT
abandonnés aux Filles de la Miséricorde. Une liste complète des congrégations hospitalières serait longue et fastidieuse. J’ai nommé les principales existant aux temps qui nous occupent. Elles firent certainement beaucoup de bien et de graves abus ne suffisent pas à les faire oublier.
Médecine scientifique, école de Salerne.— Que fut la médecine scientifique pendant ces siècles de mysticisme et de foi ardente? L’Æcole de Salerne sert de trait d'union entre l’antiquité et le moyen-âge. Elle fut probablement, au début, une annexe du monastère du Mont-Cassin et peut-être dut-elle sa fondation à saint Benoît lui-même. Ce fut une institution mi-laïque, mi-religieuse. Les professeurs étaient clercs. Il en fut ainsi jusqu’au xi° siècle. Ses médecins formaient une société secrète, une sorte de franc-maçonnerie, avec une initiation rituelle et des grades. Au x°siècle déjà, sa célébrité était grande. En 984, Adalbéron, évèque de Verdun, vint s’y faire soigner. En 1050, le pape Victor III, encore abbé du Mont-Cassin, y séjourna pour suivre un traitement. En 1059, Mala Corona y prit part à une sorte de congrès où il discuta avec une doctoresse célèbre. On y professait un éclectisme éclairé. Les doctrines d’Hir- POCRATE, de GALIEN, de Rurus, d’Oripase, de THéoPxiLe ProrosParHarros y étaient en égal honneur. En 1050, l'évêque Alphanus, qui y enseignait, écrivit un ouvrage sur les humeurs. En même temps, Constantin PAfricain, bénédictin d’Averra, à qui son abbé permettait d’aller professer à Salerne, écrivait des ouvrages inspirés par Gauex et par Pauz D'Eeine. Il y
divulgua aussi les sciences indienne et égyptienne. Quelques années plus tard les Arabes affirmaient la domination du Galénisme.
A partir du xr siècle, l’école de Salerne fut remarquable par la façon libérale qu’elle mit à accueillir ses élèves. Chrétiens, juifs, musulmans s’y coudoyèrent. La scholastique naissante les réunissait dans une même foi philosophique, dans l’espoir qu’ils avaient en une même méthode. On y vit même
venir les femmes en assez grand nombre. Plusieurs
devinrent célèbres. En 1140, le roi Roger, puis Frédéric II, en 1214, réglementèrent l'instruction. Les études duraient neuf ans. Trois années préparatoires, cinq ans de théorie, un an de pratique.
En 1252, le roi Conrad érigea Salerne en université. Les plus célèbres médecins de l’école de Salerne furent Pelrocellus, Garinoquintus, Constantin, Jean Affacius, Roger de Parme, savant chirurgien qui pratiqua la trépanation du sternum et la suture intestinale, Il décrivit, le premier, la hernie du poumon.
Parmi les doctoresses, nous pouvons citer : la princesse Trotula, qui préféra l’étude au faste de la cour de son oncle le roi Roger; elle s’occupa de gynécologie et laissa un traité des maladies des femmes; Costansa Calanda, aussi docte que belle; Abel/a, la chirurgienne mercuriade ; Rebecca, fille noble qui voua à la science une intelligence supérieure et qui étudia la physiologie de l'embryon.
Les Facultés de médecine. — L’élan était donné. Dès le xn° siècle, les écoles firent une rude concur-
rence aux monastères. L’affranchissement des com munes leur permit de se développer.
Voici les principales, dans l’ordre où elles devinrent facultés :
HER RE LASER MERS 1200 PES PPT Sur 1347 TIC PART EEE #206/j2Valladolid. ...::... 1346 NA BD RM eo 00 PP Praguerte, +70. ?. 1348 Na ES Eu MT TEN. 122411 Plorence” et 2. 1349 PACE LA ALES PASS PAM AR nn 1360 HONIQUESMES PUCES 12242 Anrers sv Li 1364 Cambridge... . +..." 1929: 1-Cracovie. .- 7... 1364 SamanqUe. MAI Orange..." 1365 MOTOR SR RAR AE 1245 | Vienne......... ... 41305 eo eV RER CEE 1952 | Genève.........1. 1368 COMPTE en 12794 Heïdelberg..£ .: "1": 1386 Montpellier. ....... 42891 Cologné::.: 1... 1388 Eisbonne: 7.0" SOUS PETER LT NA. 1392 AVE OT. unir 1303 | Palerme........... 139% Orléans::.. 7. ae 4305 |: Tubingue.......... 1477 (HÉRODIO NE 13391 Greiswald......... 1456
Ces facultés sont toutes plus ou moins soumises à la juridiction ecclésiastique. Le Pape seul est reconnu comme leur chef suprême. — Nous allons esquisser à larges traits la physionomie de la faculté de Paris et de la faculté de Montpellier.
La Faculté de Paris. — Avant sa faculté, Paris eut une école où enseignèrentles médecins des abbayes. La chaire de médecine y fut même un tremplain pour arriver aux hautes fonctions ecclésiastiques. Derould, médecin de Louis d'Outre-Mer, devint évêque d’A-
‘miens, Gilbert Marminot, médecin de Guillaume le Conquérant, fut nommé évêque de Lisieux. — Il ÿ
avait à Chartres, à l’ombre de la cathédrale, une BRUzON 12
école rivale qui eut un moment de célébrité. Elle donna Richer et Hériband, qui commentèrent les Aphorismes d’Hirpocrare ; Fulbert, qui devint évêque; le chanoine Hadebrand, Goisbert, Jean le Sourd, médecin de Henri IT.
L'université de Paris date de 1200, mais la médecine n’y fut enseignée avec méthode que depuis la bulle de Grégoire IX (1231). En 1270, un édit pro-
nonça des peines sévères contre les médecins israë-
lites, contre les chirurgiens qui sortent de leur spécialité, contre les étudiants qui exercent avant d’être docteurset contre ceux qui usent de fraudesaux examens.
La durée des études était de neuf ans. — Les statuts de la faculté furent faits, en 1274, par Jean de Parme, Jean Petit, Jean Breton, Pierre de Neufchàtel, Pierre d'Allemagne et Bouret. Les leçons se donnaientrue de Fouarre, dans une ancienne grange. Le mobilier se composait d’un escabeau pour le maitreet de bottes de paille pour les élèves. En 1369, la faculté déménagea et vint rue de la Bucherie. La Collection des Registres Commentaires commence le 6 novembre 1395. Depuis cette époque, le doyen écrit, au jour le jour, le journal de la dite faculté. En 1457, Desparts acheta, de ses deniers, un local rue des Rats, pour l'agrandir.
L'enseignement était, d’abord, purementthéorique et consistait dans des argumentations sur les livres grecs et arabes. On ne commença à disséquer qu’en 1478. Jusque-là, l'autorité ecclésiastique interdisait la profanation des cadavres. Les premiers sujets
nb Btrioties il AE
ba nn: déduit :) ns as Le
furent des criminels exécutés au gibet de Montfaucon. Longtemps les docteurs furent prêtres. Ensuite ils durent recevoir au moins les ordres mineurs. Jusqu'en 1452, ils firent vœu de célibat. Le cardinal d’Estouteville supprima cette obligation irrationnelle en 1452.
La Faculté de Montpellier. — L'école de Montpellier est peut-être plus vieille que celle deParis. La date de sa fondation est inconnue, mais nous savons qu’elle fut l’œuvre des Arabes et des Israélites. En 1220, le cardinal Conrad donna des statuts et des lois aux écoles libres de Montpellier et les plaça sous la juridiction de l’évêque qui seul y régna en souverain.En 1289,la constitution universitaire de Nicolas IX restreignit ses droits. Désormais, les Maistresde l'Ecole conférèrent les grades. — En1421, Nicolas V compléta l'autonomie de l’université de Montpellier. La faculté de médecine, nominalement indépendante, resta en fait soumise au pape. En 1308, une bulle de Clément V restreignit encore l'autorité ecclésiastique. Les Docteurs Régents nommeront désormais le chancelier. La villeappartenait déjà depuis quinze ans au roi de France. En 1498, il devint le chef de l’université. Il donna le droit d’y enseigner à tous les docteurs dela cité. Sous Louis XIE,1l y eut quatre chaires dont les titulaires s’appelèrent professeurs royaux et furent nommés au concours.
Cette organisation dura jusqu’à la Révolution.
Au contraire de celle de Paris, lPécole de Montpellier s’occupa, dès son début, d'enseignement pratique. On y disséqua dès 1315. En 1376, un édit de
Louis d'Anjou accorda chaque année un cadavre aux maîtres de l’école.
Juridiction ecclésiastique. — Lorsque la méde-
cine fut entrée dans le domaine laïque, elle n’en resta pas moins soumise à l’autorité ecclésiastique. Jusqu'à la Renaissance, l'Eglise défendit, sous peine de faute grave, d'appeler au chevet des malades les magistri, médecins juifs auxquels le titre de docteur était refusé. — Les apothicaires qui outrepassaient leurs droits étaient déférés aux tribunaux épiscopaux. C'était l’époque où les barbiers traitaient les fractures, les luxations et les plaies. Ils devaient dresser des rapports qui étaient envoyés à l’évêque. Une autorisation de l’évêque était aussi nécessaire aux chirurgiens nomades qui voyageaient avec des musiciens et des bouffons.
Une société de prêtres veillait à la moralité et à l’orthodoxie des sages-femmes. Celles qui étaient convaincues de mener une vie débauchée étaient emprisonnées. On brülait en place de Grève celles qui avaient pratiqué l’avortement, ou qui avaient laissé mourir un enfant sans baptême.
Les congrégations romaines discutaient alors sur le moment précis où l'embryon possède une âme, édictaient des anathèmes contre certaines opérations, telle la basiotripsie.
La Philosophie scolastique et la Médecine. — Quelle fut l'influence de la philssophie scolastique sur la médecine ?
La scolastique balbutia ses premières argumentations sous la tutelle de la théologie et lui resta long-
a LAS dat à Duc bar dti Léon ae Rd tt dl va
dE sn darts dé