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constant, de l’analyse à la synthèse,et alors,en pleine connaissance de lui-même, après avoir parcouru le cycle effroyable de sa destinée, il sera réintégré dans son intégrité primitive et se confondra en Dieu d’où il n’eût dû jamais sortir. Nous sommes rendus au type humain.
Dieu, selon l’idée pythagoricienne, résume en son Un le Trois nécessaire à la réalisation. L’être émane de lui et a comme lui une triple essence. On peut le considérer dans trois plans : plan matériel, plan astral, plan divin, ou comme formant un cône ascendant du matériel au divin, et devant nécessairement passer par l’astral. Cet être, universalité de ce qui existe, s'appelle le Macrocosme. L'homme, Wicrocos-
me, premier degré de la synthèse, carrefour où se rencontrent la matière et l’esprit, le résume donc. Comme lui, ilest triple. Il possède un corps matériel, une âme et,intermédiaireentre ce corps et cette âme: nécessaire à'leur connaissance mutuelle et à leursinfluences réciproques, un corps astral. Cette croyance au corps astral domine toute les méthodes médicales de l’occultisme.C’est l’Archée de Paracelse, le Peresprit des spirites. À la mort, c’est lui qui s’évade du corps physique et qui remonte dans un plan où il échappe à certaines influences matérielles. L'âme lui est attachée, car il est l’instrument de son chàtiment ou de sa récompense. Elle ne le dépouillera qu’au jour de sa réintégration.
Les manifestations des trois principes se localisent dans certains organes. Le sang et les cellules organiques procèdent à la vie matérielle. La vie astrale
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se concentre dans le plan du grand sympathique; enfin la vie spirituelle a à son service les cellules su périeures du cerveau. Il y a aussi des organes de relations intérieures ; tels sont les ganglions du grand sympathique qui servent à établir les relations entre le corps matériel et le corps astral,'et le cerveau, qui met en rapport ce dernier avec l’âme. Tous les phénomènes vitaux peuvent s'expliquer par ces relations intérieures. La maladie a pour résultat de les amoindrir ou de les faire cesser. Ainsi, toute maladie psychique est une rupture de communication entre l’Archée et l’âme.
Quelles sont les causes de ces maladies ? Elles sont diverses. Tantôt résultant d’une influence néfaste du monde extérieur sur l'organisme, tantôt des opérations d’un Mage noir ou d’un sorcier, tantôt de la haine des élémentaux, esprits inférieurs de l’astral.
La croyance auxinfluences extérieures futénorme. Elle remit en vogue l’étude de l'astrologie chaldéenne dont les savants d'Alexandrie avaient conservé les arcanes. Les planètes et les signes du Zodiaque étaient réputés avoir une influence sur la vie humaine. Clementious n’affirme-t-il pas que Vénus et le Scorpion règnent sur les organes génitaux et que c’est ce dernier qui donne la syphilis? Tout le monde voulut posséder un horoscope. Une foule d’esprits patients s’appliquèrent à l'étude des maisons sidérales. Les grands eurent leurs astrologues à côté de leurs médecins. Le père de Christine de Pisan fut l’astrologue attitré de Charles X. Les savants se
mirent à publier des almanachs astrologiques. — La connaissance des concordances minérales et planétaires fit sortir de l'ombre l’alchimie. Au mal donné par les astres ne pourrait-on pas appliquer les métaux antagonistes ? On chercha la panacée universelle, l’eau divine d’Ostanes. On chercha aussi la pierre philosophale.
La croyance aux maléfices appela la théosophie au secours de ses angoisses. On rêva d’opposer des pierres aux envoûtements et de faire intervenir le ciel pour la destruction des charmes. Les opérations mystérieuses des sorciers créaient des clichés terribles, on leur opposa des clichés de défense. Ce fut la source d’une foule de cérémonies conjuratoires., La chiromancie vint en aide à la théosophie. Le Tharot enseignait dans un langage mystérieux, où seuls les initiés pouvaient lire, d’où venaient les maléfices et quelle était leur nature.
La croyance aux élémentaux fit réapparaïître la magie; la vieille magie assyrienne, persane, égyptienne et grecque. On fabriqua des philtres protecteurs avec des plantes cueillies dans des conditions spéciales. On apprit des formules puissantes pour chasser ou adoucir les esprits. On évoqua les morts, les saints et les justes; pour les implorer, on pratiqua une foule d'opérations extraordinaires dans le seul but de se fixer la volonté et de pouvoir dominer les éléments et leurs génies. On porta des amulettes, le pantacle dont les deux triangles enlacés symbolisent l’universalité de ce qui est et rend hommage à Dieu, en aflirmant la première vérité de la Table d’é-
meraude, ie papier mi-partie blanc, mi-partie noir eu souvenir de Jochim et Boas, les deux colonnes du temple hermétique, le serpent courbé qui se mord la queue, l'effigie du vieillard à barbe floconneuse, les signes du Zodiaque; une orgie de symboles, Alors nous voyons renaître l’antique foi en la vertu des pierres. Les orfèvres vendent des colliers magiques protecteurs de tous les maux. Parler plus longtemps de toutes ces méthodes serait vouloir entreprendre un travail gigantesque. Un livre ne suffirait pas à les indiquer en détail et à en déterminer le sens, Nous n'avons voulu que les indiquer.
Parmiles kabbalistes un seul nous arrêtera, car son influence s’est fait sentir même dans la science officielle et son profond génie sut prévoir quelques-unes des découvertes dont nous sommes fiers. Il se nomme Paracelse. — Un ouvrage sur sa vie et ses œuvres serait intéressant. Grand voyageur, il s’initia de bonne heure aux sciences étrangères. Prisonnier des Tatares, il sut puiser dans leurs croyances et dans leurs mœurs des documents précieux qu’il utilisa par la suite. Professeur à l’université de Bâle, il s’y posa en réformateur de la médecine. Mais sa foi scientifique lui valut de grandes haines. L’envie s’acharna contre lui, la calomnie le terrassa. Exilé, il mena dans sa vieillesse une vie triste et vagabonde. Sa misère n’eût alors d’égale que sa mansuétude. Ses ennemis, non désarmés par ce résultat de leur haine, le firent emprisonner à Salzbourg. Il fut un des martyrs de lIdée. Sa doctrine sut se dégager des brumeuses spéculations de l’occultisme allemand. Il eut
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