‹ La Médecine et les ReligionsChapitre 46 sur 67 · TAN · texte numérisé non relu

TAN

l’adultère, le mensonge, les boissons fermentées, les longs repas, le coucher dans un lit haut et mou, les chants, la musique et les spectacles, les guirlandes, les parfums et les onguents, l’acceptation de l’or et de l’argent.

Au nombre de ces dix proscriptions, six au moins visent l'hygiène. — Les boissons fermentées sont expressément interdites,car elles produisent l'ivresse qui livre le corps aux entreprises de tous les démons. — La question de l’opium se pose naturellement ici. — Comment se fait-il que dans les pays dont la religion fait de l’ivresse une faute grave, ce funeste poison soit devenu nécessaire aux jouissances du plus grand nombre? Nous pouvons répondre à cela que l’habitude de fumer l’opium s’est introduite en Chine bien après les prédications bouddhistes. Aucun des livres saints n’en parle. Comment parieraient-ils d’une chose inconnue du temps où ils furent écrits ? L’opium futintroduit en Chine par les Anglais. C’est la Compagnie des Indes qui la première vendit le funeste produit. Du reste, l’autorité profane et sacrée protesta. Le gouvernement chinois prononça la peine de mort contre les fumeurs d’opium. Il traqua les contrebandiers qui le répandaient. En 1833, un édit impérial parut contre les étrangers qui empoisonnaient ainsi les Célestes. En 1839, 20.000 caisses, représentant une valeur de 100 millions, furent jetées à la mer, à Canton. L’Angleterre en fit un casus belli.Ce fut la cause de la Guerre de l’opium. La chance se tourna contre le droit, la Chine fut vaincue. L'ouverture de certains porls au commerce

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