‹ La médecine, histoire et doctrinesChapitre 31 sur 118 · OPINIONS DE GALIEN SCR L’AVIE · texte numérisé non relu

OPINIONS DE GALIEN SCR L’AVIE

Ce qui précède nous conduit naturellement à parler de \n physique de Galien et surtout de ses théories sur l'âme. Aristote^ définit l’âme : une substance qui est comme l’entéléchie d^un corps naturel, lequel a la vie en puissance. » Galien, par une distinction arbitraire et qui n’est nullement dans l’esprit d’Aristote, tâche de nous faire croire® que cette définition signifie positivement que la substance de l’âme est le tempérament des quatre qualités ou des quatre corps primitifs : le chaud, le froid, le sec et l’humide.

Avec une telle façon de penser, il ne pouvait accepter l’immortalité de l’âme, ou plutôt de la partie pensante de l’âme enseignée par Platon, cc Si Platon vivait encore, dit-il, je voudrais surtout apprendre de lui pourquoi une perte abondante de sang, de la ciguë prise en boisson, ou ujie fièvre ardente sépare l’âme dn corps; car, selon Platon, la mort arrive quand l’âme se sépare du corps'^. » Il ne saurait comprendre,

1. De «sa part., XI, 14, t. lll.p. 905, et dans ma trad., t.I, p. 684 el saiv.

Page 1