‹ La médecine, histoire et doctrinesChapitre 45 sur 118 · Lib. Slip, cit., vm, 1, t. V, p · texte numérisé non relu

Lib. Slip, cit., vm, 1, t. V, p

BE GALIEN

On sait que, selon les stoïciens, la règle suprême de la morale, celle qui résumait en elle toutes les autres, c’était de vivre selon la nature. Eh bien! Galien nous a conservé un endroit de Posidonius où ce dernier se vante que lui seul peut donner une explication satisfaisante de ce précepte; «L’homme, dit-il, vit d’accord avec les règles de la nature, qui suit en tout les commandements du démon intérieur, et qui n’a aucune indulgence pour l’autre démon, celui de la nature animale *. »

Nous voyons de même, dans un autre passage que Posidonius, en professant cette opinion, croyait se conformer de nouveau aux stoïciens les plus anciens, à Zénon et à Gléanthe. Cependant Galien ne nous dit pas quels étaient les arguments dont il se servait pour prouver cette thèse; peut-être profitait-il de ce que Zénon n’appelait pas encore les passions des jugements faux, mais des contractions^ des abaissements, des morsures, des élévations et des élargissements de fâme, qui étaient la suite de ces jugements

Pour s’expliquer ces définitions, il faut se rappeler que, pour les stoïciens, tout ce qui agit est un corps, que par conséquent, ils ne savaient concevoir l’âme que comme un corps. Ainsi Ghrysippe définit l’âme un air continu, né avec nous, qui se répand par tout le corps aussi longtemps que l’harmonie de

la vie est dans le corps

J. De Dofjm. Hipp. et Plat., y, 6, p. 469-4 70.

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