‹ La médecine, histoire et doctrinesChapitre 8 sur 118 · Horat., EpUi., H, i · texte numérisé non relu

Horat., EpUi., H, i

DE LA MÉDECINE

tructives sur ranatomie, la physiologie et la chirurgie ‘ ; mais Vautre Homère, si l’on en peut juger par les fragments qui nous restent de ses poëmes, était loin d’égaler son devancier dans la précision et l’abondance des détails techniques ; si bien que dans tous les fragments des Annales, on ne trouve pas un passage qui rentre directement dans le sujet de nos études. Ni la médecine, ni la chirurgie n’ont à s’occuper de « ces têtes qui tombent en roulant un œil à moitié éteint et qui cherche encore la lumière , » de cette « bouche entrouverte qui achève loin du tronc la fanfare commencée » de « ces chairs palpitantes mais qui n’ont plus de vie. » Je ne saurais m’arrêter à ces scènes de carnage recherchées par les poètes et les peintres ; notre ministère y est évidemment superflu, — et quand la peste se joint à la guerre ,

Hos pestis necuit, pars occidit ilia duellis,

notre intervention n’est pas plus efficace ; aussi ne paraît-il pas qu’elle ait été réclamée.

Ennius se permet toutes sortes d’images de mauvais goût, et prend toutes sortes de licences poétiques. En voici une, entre autres, qui a mis, je ne sais comment, les éditeurs à la torture. En parlant d’un guerrier dont

1. Études sur l’anatomie et la physiologie d’Homêre; Paris, 1842, chez J.-B. BaiUière (et Bulletin de F Académie de Médecine, t. Vil); Essai sur rhistoire et l’organisation de la chirurgie avant Eippocrate, dans la Bevue médico chirurgicale, 1846, p. 303 et 3-32.

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