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accouchemens.il fallait donc les rassembler, les coordonner ou les enchaîner les unes aux autres, les rapprocher de leurs conséquences les plus immédiates ; en un mot , les présenter dans les rapports qu'elles peuvent avoir avec la jurisprudence ou science des lois.
En effet , il ne suffit pas d'avoir bien médité sur la structure et les diamètres du bassin, sur les fonctions de la matrice, sur le fœtus et ses dépendances; il nu suffit pas d’avoir étudié les signes de la grossesse, le mécanisme de l'accouchement et de la délivrance ; en un mot , de connaître l'anatomie, la physiologie, l’hygiène, la pathologie et la thérapeutique de la femme et de l’enfant. Jusque-là, on peut être certainement fort utile à la société, on peut se livrer à la pratique des accouchemens, on peut être médecin, chirurgien de la mère et de l’enfant; mais il y a encore bien loin de là jusqu'à faire des rapports en justice sur les diverses questions qui peuvent les concerner l'un et l’autre tant au civil qu'au criminel.
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Ce que nous disons ici, nous Pavons senti nous-même, lorsque nous avons débuté dans la carrière de la médecine-pratique et des accouchemens. Dans quel embarras ' n’avons-nous pas été la première fois que nous avons été appelé pour constater l'accouchement récent d’une femme accusée de suppression de part, et la mort violente de l’enfant dont elle était soupçonnée d’être la mère et l’assassin! A peine savionsnous par où il fallait commencer notre visite ou examen judiciaire; à peine connaissions-nous la forme et le style qu’il fallait employer pour en faire le rapport aux juges !
Ce fut aussi là ce qui nous fit prendre la détermination de revenir sur l’étude de la médecine légale, dont nous n’avions encore qu’une connaissance bien imparfaite, quoique nous en eussions appris les élémens dans les écoles. Nous résolûmes donc d’approfondir les questions de cette science, relatives à l’art des accouchemens ; et pour nous les rendre plus familières, nous nous imposâmes le devoir d’en faire le sujet de quelques leçons à la fin de chacun de nos
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cours* Notre but était par là de nous instruire et d’épargner à nos élèves l’embarras que nous avions éprouvé nous-même.
Enfin, après avoir long-temps médité sur ces questions, nous avons entrepris d’en rédiger les matériaux , sur lesquels nous n’avions pris d’abord que des notes informes, décousues ; mais après avoir terminé ce travail, nous en avons fait souvent la lecture à nos auditeurs, et nous ne rougissons pas d’avouer que nous avons profité plus d’une fois de leurs judicieuses remarques. Ce n est même que d’après leurs conseils, et pour ainsi dire leur approbation , que nous l’avons mis au jour. Nous avons, cru qu’un traité élémentaire de médecine légale relative à l’art des accouchemens ne serait pas sans quelque utilité pour ceux qui se livrent à la médecine des femmes et des enfans.
Y oici donc le plan que nous avons adopté. Nous n’avons discuté ici que les questions du code civil ou criminel qui peuvent avoir rapport à l’art des accouchemens, et qui supposent les connaissances dont nous venons de faire la récapitulation. Nous avons
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divisé pour cela notre matière en trois parties. Dans la première, nous avons exposé î état de la législation actuelle sur les questions que nous avons traitées. Cette espèce d avant-propos nous a semblé absolument necessaire, parce qu’il siérait aussi mal à un médecin de parler de médecine légale , sans connaître les lois, qu’à un jurisconsulte, sans avoir aucune connaissance de la médecine.
La seconde partie est entièrement consacrée aux questions de médecine légale qui concernent spécialement les femmes et les enfans nouveau-nés. C’est là que nous avons souvent aperçu le contact do la médecine , surtout de l’art des accouchemens , avec la jurisprudence * c est là aussi que nous avons taché d’exposer le plus clairement qu’il nous a été possible tous les moyens par lesquels la première peut éclairer la seconde.
Enfin , dans la troisième partie , nous avons indiqué la manière d’exercer la médecine légale, c’est-à-dire, de procéder à la visite judiciaire de la mère et de l’enfant, à 1 ouverture des cadavres quand elle est
PRÉFACE, nécessaire, et à la rédaction des rapports en justice. Nous avons terminé cette partie par quelques exemples de ces sortes d’actes sur presque toutes les questions que nous avons discutées.
On imagine bien que nous n’avons point osé nous engager seul dans une entreprise aussi épineuse ; il y aurait eu de la témérité et de l’imprudence de notre part. Aussi avons-nous consulté et pris pour guides les ouvrages des médecins étrangers et nationaux qui passent pour avoir le mieux écrit sur ces sortes de matières.
Nous prévenons néanmoins qu’en nous enrichissant de ce qu’il y a de précieux et d’utile dans ces ouvrages , nous n’avons pas embrassé toutes les opinions qu’on y trouve ; mais nous déclarons bien sincèrement que cela ne nous empêche pas d’avoir beaucoup d’estime pour les auteur^, ni de rendre hommage à leurs talens et à leurs profondes connaissances en médecine lé-