‹ La Médiastinite SyphilitiqueChapitre 12 sur 29 · SALE · texte numérisé non relu

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A côté de ces troubles cardinaux dont l’ensemble constitue d'une façon assez précise le syndrome clinique réalisé par la médiastinite syphilitique, il est d’autres signes non pathognomoniques, mais d’une certaine importance pour le diagnostic différentiel de la médiastinite.

L'irimobilité du larynx pendant la déglutition et la phonation (Demarquay) n’est qu’une conséquence de la perte d’élasticité du tube trachéal souvent fixé

par des adhérences fibreuses très serrées.

Le pouls laryngé descendant ou signe d'Oliver- Cardarelli aurait pour Radonicic une valeur considérable. Pour rechercher ce signe, il faut, le malade étant assis et ayant la tête en extension, soulever légèrement le cartilage thyroïde avec la pouce et l'index de la main droite. On sent chaque pulsation aortique transmise au larynx sous forme d’une secousse de bas en haut. Considéré d’abord comme caractéristique de l’anévrisme de l'aorte, ce symptôme qui ne fait que traduire une exagération des battements aortiques ou un contact plus intime entre l’aorte et l’appareil trachéo-bronchique peut se rencontrer dans la simple dilatation de l'aorte, dans les tumeurs et adénopathies du médiastin et même dans certains cas de goître exophtalmique.

La rétraction systolique pluricostale de la région précordiale, le signe de Wenckebach (arrêt du déplacement en avant de l’éxtrémité inférieure du

sternum à chaque inspiration) sont surtout observés

dans les cas de médiastino-péricardite ou de médiastinite calleuse très étendue.

L'examen du cœur peut donner des indications utiles. Le plus souvent les battements sont plus faibles, quelquefois sa pointe ne soulève plus la paroi thoracique,ses bruits s'entendent moins distinctement. On peut aussi observer un déplacement de cet organe. Lépine (1) a signalé un cas de dextrocardie chez une femme de quarante ans, tuberculeuse et syphilitique, qu'il explique par la rétraction du poumon droit « consécutive à une péribronchite

syphilitique avec adhérences pleurales et médias-

inite ». Dans une observation de M. Castaigne rapportée par MM. Lian et Baron (2) le malade présentait de la fachycardie « même le matin, alors que la température est peu élevée et qui persistera alors que la fièvre sera complètement disparue. Le pouls était en général à 120 ». Cette tachycardie fut interrompue par des périodes de bradycardie. Bien qu’il s'agissait d’un syphilitique notoire et que des lésions de tabès fruste (le malade a eu deux ictus laryngés) pouvaient expliquer ces modifications du rythme cardiaque, il est plus vraisemblable de les rattacher aux compressions et irritations nerveuses dues à la médiastinite.

On peut constater des bruits de souffle qui peuvent induire en erreur, conduisant à l’idée d’une

1. Lépine, Société médicale des Hôpitaux, 26 mai 1890. 2. Lian et Baron. dela Médiastnite syphilitique (Progrès médical, 16 novembre 1912).

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