‹ La Médiastinite SyphilitiqueChapitre 13 sur 29 · Æ ENT · texte numérisé non relu

Æ ENT

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altération du cœur et des gros vaisseaux qui n'existe pas. Pour juger de leur valeur, on auscultera souvent les malades, dans le décubitus dorsal et latéral! et dans la position assise, le malade ayant le thorax fortement incliné en avani.Par ces examens répétés, on pourra voir s’évanouir des souflles dus aux déplacements et aux compressions vasculaires.

L'étude de la pression artérielle peut fournir certaines indications. Elle serait souvent différente à gauche et à droite (Radonicic) lorsque le malade est couché, parce que dans cette attitude,le diaphragme abaissé peut rétrécir certains vaisseaux auxquels il est relié par des tractus fibreux. Cette différence disparaîtrait, le sujet étant assis Gu debout, car le diaphragme est alors plus élevé.

Küssmaul a décrit sous le nom de pouls paradoxal des pulsations radiales fréquentes, petites, ne disparaissant jamais complètement, mais s’affaiblissant pendant l’inspiration.Griesinger l’attribuait déjà à des brides fibreuses entourant les vaisseaux et les reliant au sternum. Küssmaul l'explique aussi par des tractions exercées sur l’aorle lors de l'ampliation respiratoire par des adhérences médiastines. Ce signe n'est pas pathognomonique, car il existe normalement quañd on respire profondément (Sommerbrodit) Il aurait une certaine valeur avec le gonflement inspiratoire des veines du cou, ce phénomène ne pouvant s'expliquer que par des brides fibreuses tirant sur la veine cave supérieure

pour la rétrécir.

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La médiastinite syphilitique est souvent compatible avec un bon état général. Cependant sous l'influence des troubles mécaniques apportés à la respiration et à la circulation, il peut devenir précaire. Souvent le malade maigrit et se cachectise,

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FiG. 4. — Courbe de température (Obs. X) avant et après le traitement mercuriel î

| prenant « l'aspect d’un phtisique à la dernière | période ».

A moins de:complications pleuro-pulmonaires, 1 l’évolution de la maladie est apyrétique. Cependant, | dans l'observation de Castaigne la fièvre constituait un des signes les plus importants. Pendant plus d'un an la température évolua autour de 38 degrés, Son retour à la normale coïncida avec le début de la cure mercurielle.

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