‹ La Médiastinite SyphilitiqueChapitre 14 sur 29 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

Suivant la prédominance de tel ou tel ensemble symptomatique, suivant son point de départ, et suivant son importance la médiastinite syphilitique peut présenter des aspects cliniques variables. Certains auteurs divisent les médiastinites en supérieures et inférieures, suivant qu’elles intéressent les vaisseaux (aorte, artère pulmonaire, veine cave supérieure) ou te cœur et le péricarde.

Nous trouvons plus exacte une division basée sur l’anatomie pathologique et la clinique et ainsi nous distinguerons :

La forme veineuse caractérisée par la thrombophlébite oblitérante de la veine cave supérieure où des troncs veineux brachio-céphaliques. C'est la plus fréquente, la plus spéciale et la plus accessible au traitement. Nous avons décrit ses grands symptômes dans le chapitre précédent, nous n'y reviendrons pas.

La forme respiratoire résulte de la prédominance de la médiastinite au niveau du conduit trachéo-bronchique. Dans cette forme la dyspnée est formidable, le tirage et le cornage très marqués, les

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paralysies récurrentieHes précoces. Ce sont des formes graves dans lesquelles lé traitement, même intensif, ne pourra pallier à l’asphyxie menaçante et d’origine purement mécanique.

Les formes frustes sont très fréquentes et très intéressantes à connaitre. C’est un des éléments du syndrome médiastinal (dysphonie, toux coqueluchoïde, dyspnée paroxystique, ébauche de cireulation collatérale) qui attire l'attention du médecin. Elles peuvent rester très limitées et pour le diagnostic de ces formes frustes la séro-réaction de Wassermann sera d’un précieux secours.

Souvent même la véritable nature des troubles

morbides observés ne se vérifie que par les résultats du traitement d’épreuve.

Les formes associées sont celles où la médias:

tinite ne survient que comme épiphénomène d’une

autre lésion syphilitique du médiastin. La plus

intéressante de ces formes est celle qui accompagne l'anévrisme de l’aorte.

La médiastinite et l’ectasie aortique donnent les mêmes symptômes de compression, mais tandis que la médiastinile est très amendable par le traitement, l’anévrisme se modifie peu.

M. Sergent insiste, à juste titre, sur l'importance des explorations radioscopiques répétées, seules capables de conduire au diagnostic de cette association. Chez une de ses malades (1) un premier examen

1. Sergent. Médiastinite syphilitique et anévrysme de l'aorte {Presse médicale, 3 juillet 1919).

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