‹ La Médiastinite SyphilitiqueChapitre 16 sur 29 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

En présence d’un malade atteint d'un syndrome médiastinal, il est important d'établir s'il s’agit d’une médiastinite et si la syphilis peut en être la cause. Dans les formes bien caractérisées, le diagnostic du syndrome médiastinal s'impose. La difficulté ne réside que dans le diagnostic différentiel des compressions du médiastin. C'est dans cette recherche que la radioscopie peut rendre des services importants.

De nombreux auteurs se sont occupés de la radioscopie dans l'étude des médiastinites. Radionicie dans son important travail s’y attache particulièrement pour en préciser la technique.« L’inspection du médiastin dit-il, réussit le mieux en projection oblique. On appelle, d’après Holzknecht, projection oblique, la façon dont les rayons traversent le corps des malades du côté gauche en arrière vers la droite en avant. La source lumineuse se trouve derrière l'épaule gauche, l'écran s'appuie contre la paroi thoracique droite en avant. Pour arriver à ce résultat, il faut que le malade effectue sur son propre axe une rotation de 45° vers la gauche. On voit à peu

près au milieu de l'écran une ombre ayant la

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forme d’une bande verticale, c’est la colonne vertébrale ; à gauche, la partie droite claire du poumon ; à droite, derrière l’ombre cardio-aortique, entre cette ombre et celle de la colonne vertébrale, une zone éclairée, longitudinale, c’est l'espace clair rétrocardiaque ou médiastin postérieur.

Dans la médiastinite, la radioscopie révèle un élargissement de l’ombre cardio-aortique et un obscurcissement de l’espace clair médian rétro-cadiaque vu en position oblique. On peut observer des bandes fibreuses traversant le médiastin en des sens divers (Radonicic) et en particulier dans la médiastinite syphilitique « soit autour des gros vaisseaux, soit plus souvent à la partie supérieure de l’espace clair médian, une masse de volume variable, d'un œuf de pigeon à une mandarine, inégalement opaque, dont les contours sont assez flous (1) ».

La radiographie du malade que nous avons observé avec le D' Lacapère présentait dans la région supracardiaque, à gauche de la ligne médiane, une ombre du volume du poing, très bien limitée et qui fut interprétée pour une gomme comprimant le trone veineux brachio-céphalique gauche.

Dans les médiastinites inférieures (Lian et Baron) on constate la fixité de la pointe visible à l'écran, s’il y a symphyse et surtout un signe important décrit

1. Lian et Baron, Les médiastinites chroniques. Aer médical, 26 novembre 1912).

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