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des deux premiers espaces intercostaux, on remarque une
___ petite voussure de La dimension d’une pièce de 5 francs. A
ras . à . . + . : } 5 Son niveau, pas de thrill, ni d'expansion nette, mais la main
perçoit un battement systolique. L'auscultation décèle un “4 double claquement : l’un systolique, l’autre diastolique. Le cœur est gros ; sa pointe bat dans le sixième espace ; ses h: bruits sont normaux : il n'y a pas de souffles notamment De à l'orifice aortique. Le pouls est perceptible seulement à De, gauche ; l'œdème du bras suflit à expliquer sa disparition à | droite ; ilestun peu rapide, faible, mais égal et régulier. Diminution notable de la respiration à droite avec conservation de la sonorité et des vibrations.
Pas de troubles digestifs. Pas d’inégalité pupillaire ni de signe d’Argyll.
Nous avons recherché en vain le signe d'Oliver Carderelli.
L'état général est bon; pas de fièvre.
Nous pensons qu’il s’agit d’une compression du tronc vei-
neux brachiocéphalique droit par un anévrysme de la crosse
aortique développé à la hauteur du premier coude de l'aorte. L'état de la malade empêche de faire pratiquer un examen 24 radioscopique, mais les symptômes d’ectasie sont assez nets pour permettre de se passer de ce mode d’exploration.
: Nous décidons de faire le traitement mercuriel : 2 cen-
timètres cubes de büodure tous les jours,
Quatre jours après, on constate une amélioration trés mette. La dyspnée est moins vive. Il n’y a plus d'accès de suffocation, la toux quinteuse se manifeste que lorsque la
malade se couche sur le dos. L'œdème a diminué sur le
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Les pulsations y sont plus faibles qu'à gauche et semblent retardées.
Le 23 septembre, douze jours après le début du traitement, le bras a presque complètement repris son aspect normal, le cou est dégonflé, les jugulaires moins tendues. Au thorax, on voit maintenant la voussure que forme l’anévrysme; on perçoit à son niveau un thrill. Les symptômes fonctionnels se sont surtout très amendés. Elle peut aller à la Salpêtrière se faire examiner aux rayons X. La radioscopie montre une ombre étendue sur toute la partie supérieure du médiastin, mais ne permet pas de distinguer nettement le sac anévrismal, ni d’en percevoir les battements. La radiographie ne montre qu'une grosse masse d'ombre sur tout le médiastin supérieur.
La malade, se trouvant très améliorée, veut sortir.
Elle n’a plus de dyspnée, l’æœdème a complètement disparu. La voussure thoracique anévrysmale est toujours visible et ne semble pas changer de volume. La malade a pu reprendre
son travail, les efforts lui occasionnent encore de la dyspnée.
OBSERVATION XII (Lian et Baron, Progrès médical, 16 novembre 1912.)
Anéorysme de la crosse aortique. — Médiastinite avec oblitération du tronc veineux brachio-céphalique gauche.
— Traitement mercuriel. — Régression.
M'e X..., âgée de quarante-neuf ans, entre dans le service
de M. Œttinger à l'hôpital Cochin. Depuis quelques nn ex.
elle a remarqué que d’abord son bras gauche puis la moitié
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gauche du cou, de la face et du thorax ont enflé rapidement. En outre, elle éprouve une légère dyspnée, elle se plaint de vertiges, se produisant surtout lorsqu'elle se baisse. L'examen fait constater l'existence d’un anévrysme aortique. On remarque un deuxième centre de battements à l'extrémité interne des deux premiers espaces intercostaux droits, mais sans thrill, ni souffle. La radioscopie montre une ectasie de la portion initiale de la face antéro-latéraie gauche de la crosse aortique. Les battements sont peu nets. La poche anévrysmale est entourée d’une zone moins opaque et à limites imprécises. J1 n’y a pas d’autres symptômes médiastinaux que ceux traduisant l’oblitération du tronc veineux brachiocéphalique gauche : œdème du membre supérieur gauche et de la moitié gauche de la face, du cou, du thorax, etcirculation veincuse collatérale avec la distribu-
tion représentée dans la figure 3. La malade ne présente
aucun stigmate de syphilis. Elle a deux enfants bien por-
tants. Néanmoins on pense à l'origine syphilitique probable.
Traitement. — Douze injections quotidiennes de 2 centigrammes de biiodure de Hg ; arrêt de quinze jours avec 1 gr. 50 de KI par jour ; puis six injections hebdomadaires d'huile grise (8 centigr. de Hg, par piqûre), et de nouveau KI. Dès le début du traitement mercurie], diminution marquée de l’ædème, disparition des troubles fonctionnels. La malade, revue un mois après sa sortie de l'hôpital, présente encore un peu de bouflissure des régions primitivement
œdématiées ; la circulation collatérale est moins marquée.
OBSERVATION XIII (Inédite) (Observation en collaboration avec le D' Lacapère.) Médiastinite sy philitique
HORS quarante-deux ans, emballeur.
Aucun antécédent. Chancre induré de la verge en décembre 1895. Plaques muqueuses. Soigné à l'hôpital Saint-Louis. Pendant les trois premières années de sa maladie, absorba des pilules de protoiodure.
| De 1898 à 1906 du sirop de Gibert d’une façon périodique.
En 1906, céphalées nocturnes, douleurs fulgurantes dans les membres inférieurs surtout du côté gauche, exagération des réflexes rotuliens, un peu de difficulté de la marche. Le malade prend plusieurs séries d’injections d'huile grise.
En juillet rgro, apparition de douleurs très vives au niveau de la région thoracique antérieure gauche, douleur paroxystique survenant surtout la nuit lorsque le malade est couché, irradiant dans le bras gauche et dans la région sus-épineuse du même côté. La douleur est très atténuée, lorsque le malade est debout. Pas de déformation de la région, pas de douleur à la palpation.
En quelques jours apparaît une tuméfaction de la jugu-
laire du côté gauche qui forme sur la partie latérale du cou
une grosseur du volume d’un œuf de pigeon.
Une radioscopie pratiquée par le D' Malmejac révèle une ombre médiastinale supra-cardiaque et fait penser à une
gomme du médiastin. Le malade reçoit plusieurs séries
d'injections d'huile grise.Les troubles morbides s’aggravent. . 1
Le bras gauche devient impotent par perte absolue de la force musculaire ; il est augmenté de volume par un œdème dur, cyanotique, avec des ‘troubles de sensibilité (sensation
de froid).
Le malade éprouve de la gène respiratoire. En janvier
1911, ces troubles sont très accentués, il passe cinquantc-
deux nuits sans sommeil assis dans son lit et très dyspnéique.
La séro-réaction de Wassermann est positive. L'examen ces
yeux montre de l'inégalité pupillaire, myosis de la pupille
droite, signe d’Argylil, léger nystagmus unilatéral (O. G.).
La radiographie révèle une ombre médiastinale du volume
du poing, au-dessus du cœur, à droite de la colonne vertébrale, à contours bien limités.
11 et 21 janvier. — On injecte o gr. 30 de 606. Puis on pratique une série de cyanure de mercure intraveineux. Trois nouvelles injections de 606 et une série de benzoate. | L'amélioration est considérable, le malade reprend son
travail au mois de mai 1911. On continue les injections de
606, à très faible dose (o gr. 20) l'amélioration s’accentue.
L’œdème du bras disparaît, la force musculaire revient, mais quelques troubles de sensibilité persistent. Le pouls radial de ce côté est à peine perceptible. La tuméfaction de
la jugulaire est disparue. La respiration est normale. En
-palpant fortement la région thoracique antérieure, on
réveille une douleur sourde.