‹ La Médication Calmante dans les Coliques du ChevalChapitre 14 sur 21 · D LAS É ER · texte numérisé non relu

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en lumière suffisamment, c’est que la morphine jouit en outre de la curieuse propriété, lorsqu'employée dans une sympathicotonie, non pas simplement de calmer cette sympathicotonie, mais bien d'aller plus loin, de dépasser son but, d’inverser le phénomène et de faire passer le patient de l’état sympathicotonique à l’état vagotonique (l. En dernière analyse, un malade sympathicotonique soumis simultanément à la morphine et à la pilocarpine, récolte comme bénéfice de l'intervention une excitation du sympathique par la pilocarpine et une excitation du vague par la morphine : ne peut-on voir là une explication plausible des insuecès signalés dans l'emploi de la morphine ?

Donc, la pilocarpine et la morphine sont des médicaments antagonistes pour le traitement des déséquilibres vago-sympathiques et les médecins ont mis à profit cet antagonisme dans le traitement des intoxiqués par la morphine (Vernet) ().

En ce qui nous concerne, les buts thérapeutiques sont différents et cet antagonisme nous est plutôt gênant. Il est parfaitement logique d'employer la morphine dans les états sympathicotoniques exclusivement puisqu'elle a une action calmante sur le sympathique, en association, non avec la pilocarpine, mais avec l’ésérine parce que, comme la morphine, c’est un calmant du sympathique. L'action hyperse-

(4) E. JozrraiN, D. Monar et Jacques Lex. — Urlicaire géante observée sur un morphinomane à chaque tentative de sevrage. Presse Médicale, 9 novembre 1927.

(2) VERNET. — Presse Médicale, 9 novembre 1927.

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