‹ La Médication Calmante dans les Coliques du ChevalChapitre 3 sur 21 · PR GR · texte numérisé non relu

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vue subjectif du malade qu’au point de vue objectif

du praticien.

‘ La douleur, cette « hémorragie de la sensibilité », comme la nommait Dupuytren, demande, pour se produire dans la zone des viscères abdominaux, la réalisation de certaines conditions. Déjà Colin, professeur de physiologie à Alfort, avait montré que des traumatismes légers, portant sur le foie. la rate, l’estomac, etc. n'étaient presque pas ressentis par l’animal en expérience; il expliquait cette sensibilité extrémement faible en adoptant une hypothèse de Reil « par laquelle : les nerfs et ganglions seraient semi-conducteurs, laissant passer les excitations vives ‘et. arrêtant les impressions faibles ».

Roger donne de ce phénomène lexplication suivante, à savoir que «pour arriver dans le champ de la conscience, l'excitation douleur passe par. trois neurones et. qu'un neurone intercalaire peut supprimer l'excitation; que, deux cas peuvent se présenter : l'excitation est plus intense que linhibition et alors, la douleur apparaît, ou bien, c’est le contraire qui a lieu et c'est l’insensibilité qui se manifeste. Le premier cas est celui des manifestations pathologiques, le second, celui de l’état normal » (4),

Lennander a montré expérimentalement que, pour conditionner la douleur abdominale ressentie,

1} Ctait nécessaire qu'une certaine longueur d’intestin

soit le siège d’un trouble quelconque. On conçoit faci-

(4) D' ROGER, vétérinaire, — Les coliques du cheval.

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