‹ La Médication Opiacée RationnelleChapitre 14 sur 35 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

\I. le professeur J. Courmont, médecin des hôpitaux de Lyon, a, dans le courant de l’année 1909-1910, employé le Pantopon dans une vingtaine de cas, et a eu, dans la très grande majorité des résultats très satisfaisants.

La moitié de ces cas environ est constituée par des tuberculeux du service d'isolement de Saint-Pothin, tuberculeux fébriles ayant de l'insomnie, des cauchemars, de la toux continuelle, en un mot, demandant à tout prix un calmant. Chez ces malades, le Pantopon à beaucoup mieux réussi que les autres calmants, et notamment que la morphine. On sait les inconvénients de ce médicament chez les tuberculeux, même à pelite dose: aucun d'eux ne s'est manifesté avec le Pantopon, et la plupart des malades ont réclamé la continuation de ce traitement.

Dans l’autre catégorie, se rangent des malades atteints de douleurs nerveuses : névralgies, sciatiques, compression des racines dans un cas de mal de Pott, névropathies, ele. Dans ces cas, les résultats ont été variables, mais paraissent pouvoir se résumer ainsi À

Les douleurs vives sont peu soulagées par le Pantopon, clcest à peine si le malade gagne une certaine torpeur. Au contraire, dans les cas de névralgies légères, ou de

névropalhies, Le Pantopon donne d'excellents résultats.

Es)

nue Aucun des inconvénients de la morphine n'a été constalé, ni nausées, ni accoulumance, ete.

Le Pantopon a toujours été donné en injections sous-

cutanées, le soir, à la dose de 2 centigrammes,

Le Pantopon a été utilisé également avec succès dans un certain nombre d'hôpitaux de Paris, notamment à la Charité, chez M. le docteur Morel-Lavallée: à l'Hôtel- Dieu, chez M. le docteur Sicard: à Beaujon, chez M. le professeur Robin: mais les observations détaillées n'ont

pu nous etre communiquées.

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