L’EXERCICE
Courbes des variations du chimisme urinaire.
Mais les tracés dont nous venons de parler expriment simplement les variations de l’énergie musculaire sous l’influence de la fatigue ou de l’entraînement. Nous allons en décrire à présent un autre très dilférent, dont l’idée première revient à M. Gautrelet, le chimiste dont on connaît la haute compétence. Ce dernier graphique a une portée beaucoup plus grande que les précédents au point de vue thérapeutique, car il résume les modifications produites par le travail musculaire sur la composition chimique de l’urine. On comprend toute l’importance d’un pareil tracé qui donne, en somme, le résumé des modifications de la nutrition par l’exercice , puisque les modifications du sangsont corrélatives des variations de la nutrition, et que l’urine, à son tour, reflète lacomposition chimiquedu liquide sanguin.
Dans les graphiques où M. Gautrelet a bien voulu nous prêter son concours pour étudier la fatigue et l’entraînement, les variations de forme de la courbe n’ont plus pour objet d’enregistrer les variations d’un phénomène dynamique, mais celles d’une série de faits chimiques. De plus, il ne s’agit pas seulement de comparer à elle-même une même donnée expérimentale, pour enregistrer les variations successives qu’elle subit, mais bien de comparer entre elles toutes les données de l’expérience, pour voir dans quel sens se font leurs variations respectives et simultanées.
Voici, du reste, en quoi consiste le procédé graphique imaginé par M. Gautrelet ^ Étant donnée la moj^enne des chilfres qui représentent pour chacun des éléments constituants de l’urine le résultat des analyses faites sur un très grand nombre de sujets en bonne santé et dans des conditions normales de conformation, d’élimination, etc., on établit à coté de cette normale idéale, une normale individuelle s’api)li({nanl à chaque sujet examiné. Les condi-