GUAPIIIQUES DE LA FATIGUE ET DE L’ENTDAINEMENT
lions qui font que cette normale réelle dilfère de la normale ideale sont les écarts que peut présenter le type de 1 individu examiné, avec le type fictif pris pour terme de comparaison. On comprend, par exemple, pour entrer dans les détails de la question, qu’un homme de 100 Idlos n’aura pas la même « normale » qu’un homme de SO, et ne devra pas excréter la même dose d’urée, d’acide urique, de phosphates et autres éléments constituants de l’urine. — Au surplus, même en contestant la légitimité des déductions d’où est tirée la normale individuelle pour chaque sujet examiné, on ne saurait faire aucune objection aux conclusions de 1 expérience qui aboutit à la comparaison du sujet à lui-même, c’est-à-dire des graphiques obtenus sur le même individu avant l’expérience et après.
Les choses étant ainsi entendues, le chimiste trace une ligne droite qui représente conventionnellement le résumé « graphique » des chiffres par lesquels doit être représenté 1 ensemble des éléments constituants de l’urine. Cette ligne est placée horizontalement au centre d’un tableau formé d’une série de colonnes les unes verticales, les autres horizontales. Dans chacune des colonnes verticales est inscrit le nom d’un des éléments constitutifs de l’urine (voir fig. 6) dont on veut noter la variation, et dans chaque colonne horizontale est placé un chiffre indiquant le rapport à la normale de l’élément étudié. Pour la commodité de la démonstration, on est convenu de formuler le quanium de la variation en indiquant de combien pour 100 l’élément étudié a varié. Cette indication se résume en un point quon inscrit dans la colonne verticale correspondant à l’élément. Si la variation est en plus, le point sera marqué au-dessus de la normale, et on l’indiquera au-dessous si la variation est en moins. Le point indicateur s’écartera naturellement d autant plus en haut ou en bas que la variation est plus ou moins accentuée.
404 LES EFFETS THÉRAPEUTIOLES DE L’EXEIlCrCE.
Si, après avoir ainsi noté par des points les variations respectives de cliacun des éléments de ITirine, on réunit tous ces points par une série de traits, on se trouvera avoir dessiné une ligne brisée, dont chaque brisure s’écartera [ d’autant plus de la normale que l’élément représenté par elles aura plus varié.
Or comme, d’une part, chaque élément chimique occupe toujours la même colonne verticale dans le tableau, et que, d’autre part, les colonnes horizontales sont disposées par ordre de bas en haut, depuis le chiffre 10 jusqu’au chiffre 300, chaque graphique prend une forme bien typique qui, pour un œil accoutumé à ce mode de représentation, devient aussi significative qu’un ensemble de caractères alphabétiques connus. On arrive au premier coup d’œil, sans même chercher à analyser l’impression perçue, à voir que tels ou tels éléments ont varié en plus, tels ou tels autres en moins, et à apprécier dans quelle mesure chaque variation s’est faite. Si bien que, pour certaines variations très constantes, comme en produisent quelques affections bien étudiées, le graphique représentatif de l’analyse suggère immédiatement à l’esprit un type urologique parfaitement défini, constituant une étiquette séméiologique aussi caractérisée que certains graphiques du pouls.
M. Gautrelet, dont les beaux travaux, malgré la notoriété dont ils jouissent auprès des hommes spéciaux, ne sont pas encore aussi vulgarisés qu’ils le méritent, a pu, en recueillant des milliers de graphiques, faire avec son analyse urinaire ce (pie d’autres ont fait avec le sphygmographe, et établir certains graphiques types qui se rattachent cà certaines formes anormales de la nutrition et dont le plus frappant est le graphirpie de l’arthritisme ou de la nutrition « ralentie ».
Grâce à la collaboration qu’a bien voulu nous prêter M. Gautrelet, il nous a été possible d’arriver à la repré-