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L’INDÏCAÏION DE L’EXERCICE EN THÉRAPEUTIQUE

c’est raffaiblissement d’un muscle soumis à la volonté. Nulle part, en physiologie, celte loi que « la fonction fait 1 organe » n’est aussi fréquemment vériCce que clans les troubles de nutrition musculaire, cjuelle que soit la cause de ces troubles. 11 suffit de solliciter avec persistance des contractions volontaires dans un muscle atrophié pour le voir reprendre, en très ^ peu de temps, son volume et sa force. Il suttît, parfois, à défaut d’exercice actif, d’exciter ce muscle directement par des manipulations locales pour augmenter sa contractilité et accroître sa nutrition. Le massage, dans les cas d’inertie et d’atrophie musculaire, donne à peu près les mêmes résultats que l’électrisation. Il ne faudrait pas toutefois compter, en pareil cas, sur les mouvements passifs qui ne donnent pas, à beaucoup près, au muscle, les mêmes excitations que le massage.

L’indication de fortifier les muscles ne se limite pas aux affections des organes locomoteurs. Beaucoup de maladies: internes peuvent réclamer l’intervention de l’exercice en cas d’atïaiblissement de certains muscles, quand ceux-ci jouent un rôle dans quelque grande fonction importante. Il est, par exemple, nécessaire parfois de « refaire » une paroi abdominale quand les muscles qui la composent se sont atrophiés et ne jouent plus suffisamment leur rôle de soutiens et d’agents compresseurs des viscères. De même, les muscles du périnée doivent parfois être mis en exercice à l’aide de mouvements spéciaux, quand leur relâchement et leur atonie tavoriseiit les déplacements de la matrice.

Les muscles de la vie organique tels que les fibres de l’estomac, de l’intestin, de la vessie peuvent être, aussi bien que les muscles de la vie de relation, atteints de débilité et d’atonie, et il importerait dans bien des cas d’augmenter leur énergie, mais ils ne sont pas soumis k la volonté, et il semble, au premier abord, impossible de satisfaire, au moyen de l’exercice, à l’indication de les mettre enjeu. Mais

SI la volonté n’a pas de prise sur ees muscles, on peut agir sur eux à 1 aide de 1 exercice passif qui prendra alors la toi me de massage. Les pétrissages pro tonds, les frictions, les effleurages, etc., peuvent porter, à travers les parois abdominales, aux fibres contractiles de l’estomac et de l’intestin une excitation très efficace et réveiller leur énergie. Le massage de l’abdomen est aussi efficace que l’électrisation pour stimuler et mettre en exercice tous les éléments contractiles du tube digestif.

On pourrait même rappeler, à côté du massage, des moyens plus indirects dont le processus thérapeutique aboutit en fin de compte à l’exercice des muscles de la vie organique. L’introduction d’une sonde dans l’estomac y provoque immédiatement de violentes contractions, des mouvements de resserrement qui peuvent aller jusqu’au rejet des matières alimentaires, des glaires et des sécrétions catarrhales. Dans la dilatation de Lestomac le contact de la sonde paraît aussi efficace, comme gymnastique du muscle gastrique, que le lavage proprement dit, comme moyen d’évacuation du contenu de l’estomac. On sait, en effet, que s’il importe de débarrasser l’estomac des matières qui y séjournent, ce n’est là en somme qu’une manœuvre palliative. Pour empêcher la stagnation des aliments il faut donner à l’estomac dilaté la force de les chasser, il faut faire contracter ses éléments musculaires pour réduire la dilatation.

L’effet physiologique « général » de l’exercice musculaire se résume dans l’excitation de toutes les fonctions organiques et son indication s’impose sans conteste dans tous les cas où il y a diminution de l’activité de ces fonctions.

Telssonttouslesétatsd’alïaissement, de torpeur organique, dans lesquels le jeu des appareils vitaux est languissant, sans qu’il existe aucune lésion de ces appareils eux-mêmes. Ces états, qui confinent au domaine de l’hygiène autant qu’à celui de la thérapeutique, ne constituent pas toujours, à proprement

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