‹ La médication par l'exerciceChapitre 3 sur 61 · DE LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA DEUXIÈME ÉDITION

Les opinions scientifiques émises dans la première édition de ce livre sont restées vraies et ne comportent pas de retouches. Mais, en revanche, les reproches que nous faisions, il y a dix ans, aux médecins français sur leur indifférence en matière de médication par l’exercice ont cessé d’être mérités et ne peuvent être maintenus.

Aussi, en relisant ce volume pour le remettre à l’impression, avons-nous eu la satisfaction de constater qu’un certain nombre de pages devaient être supprimées : celles où nous exposions les desiderata de notre enseignement et de notre pratique en matière de gymnastique médicale; celles où nous déplorions notre infériorité en présence des progrès réalisés à l’Etranger.

Le lecteur ne trouvera pas, dans cette édition comme dans la précédente, des indications sur les réformes à faire et sur les lacunes à combler pour arriver à égaler nos voisins, pour la bonne raison que ces réformes ont été faites, ces lacunes comblées. Nous sommes, sans doute, encore loin d’égaler les Suédois dans l’expérience pratique de la gymnastique médicale; mais il faut se rappeler qu’ils avaient sur nous plus de soixante ans d avance. Pendant ce long espace de temps où nous restions indillerents à cette science, ils s’étaient si bien identifiés avec la méthode de leur compatriote

PUfiFAGE.

Ling, que la gymnastique est, chez eux, comme une institution nationale : ils en ont, pour ainsi dire, « dans le sang », l’intuition et le goût.

Quant aux autres nations du nord de l’Europe, l’Allemagne, 1 Autriche, la Hollande, la Belgique, sans avoir déjà la prétention de les dépasser, nous pouvons, sans désavantage, soutenir la comparaison avec elles. Pendant les dix ans écoulés depuis notre première édition, 1 esprit médical s’est si bien ouvert, en France, aux questions jusque-là dédaignées, que nous avons été amené à étendre plus loin nos études, pour ne pas nous voir devance nous-meme par ceux que nous avions cherché à pousser dans une voie nouvelle.

G est ainsi que nous avons dû donner un démenti aux ligues écrites en tête de notre première préface. Nous y déclarions, en effet, quand ce livre a paru, qu’il allait clore la série de nos études sur l’exercice et le mouvement. Et les lecteurs qui ont bien voulu continuer à nous suivre savent que deux autres volumes, sur la môme matière, ont déjà paru à la librairie Alcan. Ce sont, d’abord, les Mouvements méthodiques et la Mécanothérapie^ ouvrage édité il y a trois ans, puis, tout dernièrement, le Traitement des affections du cœur par l'exercice et le mouvement^ mis en vente au printemps dernier.

C’est que le sujet est vaste et que les détails en deviennent de plus en plus intéressants, à mesure qu’on passe de la théorie à la pratique, — ainsi qu’on l’a fait depuis cinq ou six ans à Paris et en province. Aussi, pouvons-nous déjà prévoir que plusieurs autres sujets, groupés dans le présent volume, devront être repris isolément, afin d’être traités avec plus d’ampleur qu’on ne saurait le faire dans une étude d’ensemble.

Ils fourniront la matière de quelques autres volumes,

PREFACE. XI

dont le premier aura pour titre le Traïlement des déviations de la taille par le mouvement et paraîtra, nous l’espérons, l’année prochaine, à la même librairie que les précédents.

Paris, le 1®*^ février 190i.

LA

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