LES MALADIES DE LA NUTRITION
La réparation des cellules vivantes. — L’assimilation et la désassimilation.— La «misère» physiologique. — Le «ralentissement» de la nutrition.
La nutrition est l’ensemble des actes organiques en vertu desquels le corps vivant s’accroit et s’entretient.
Dans le corps « adulte », c’est-à-dire arrivé à son entier développement, la nutrition est réduite, — théoriquement du moins, — à l’entretien du corps dans sa forme normale. Mais cette fonction est très complexe et implique une foule de fonctions secondaires.
L’entretien du corps ne se fait pas par la conservation pure et simple des organes, ainsi qu’on pourrait l’imaginer, par exemple, pour un édifice dont les matériaux seraient tenus à l’abri de toute cause d’usure et resteraient toujours identiques à eux-mêmes, sans se détériorer. Le corps s’entretient et demeure semblable à lui-même non par un processus de conservation, mais par un processus de réparation. Constamment les matériaux du corps s’usent et se détériorent par le fait même de la vie ; constamment des matériau.x nouveaux puisés à l’extérieur doivent être introduits dans l’organisme pour remplacer les matériau.x osés. L’élément
L’APPLICATION DU TRAITEMENT
fondamental de nos organes, la cellule vivante absorbe une partie de ces matériaux étrangers, et rejette hors d’elle-mêrae , pour leur faire place, les matériaux qui ont servi à alimenter son fonctionnement et qui sont devenus par suite d’usure impropres à la vie.
Un physiologiste italien a comparé le sang qui arrose les cellules vivantes à un grand fleuve coulant au seuil des maisons d’une grande ville et dans lequel chaque habitant viendrait puiser l’eau nécessaire à sa consommation, tout en y rejetant les détritus et les ordures formés parles résidus de la vie domestique. C’est ainsi que les cellules empruntent au sang les matériaux nouveaux nécessaires à leur entretien, et lui cèdent en retour les déchets de leur nutrition, véritables immondices dont l’accumulation constituerait un danger pour l’organisme.
La nutrition consiste essentiellement dans cet « échange » de matériaux détériorés contre les matériaux nouveaux venus de l’extérieur. Mais une foule d’actes organiques sont les préliminaires obligés de ces échanges ; une foule d’autres en sont la suite nécessaire.
Le premier temps de l’échange qui s’appelle V assimilation, ne peut s’accomplir sans être précédé de plusieurs opérations organiques qui sont ;
r V ingestion des aliments, c’est-à-dire leur introduction dans les cavités spéciales où ils doivent être soumis à l’action des sucs digestifs ; 2“ leur digestion, c’est-à-dire leur transformation en matériaux susceptibles de pénétrer dans les vaisseaux sanguins, et 3“ leur absorption, c’est-àdire leur entrée dans les vaisseaux où ils se mêlent au sang qui les porte aux cellules.
Le deuxième temps de la nutrition, c’est-à-dire la désassimilation, suppose une série d’actes consécutifs. De meme que les aliments ingérés ne sont pas absorbés et assimilés en nature, de même aussi les déchets organiques rejetés daiis.