‹ La médication par l'exerciceChapitre 41 sur 61 · i L’APPLICATION DU TRAITEMENT · texte numérisé non relu

i L’APPLICATION DU TRAITEMENT

à faire prédominer le rôle des fléchisseurs. Dans les « rétablissemcnls », par exemple, le temps d’extension qui développe le corps est beaucoup moins difficile que le temps de flexion en avant qui le précède, et sans lequel le corps ne pourrait s’élever sur les poignets. Aussi les exercices de la gymnastique aux appareils produisent-ils des déformations caractéristiques {cyphose ou bombement du dos) chez tous ceux qui se spécialisent pour certains engins tels que la barre

fixe (fig. 40)- I-GS autres n’échappent aux déformations qu’en variafnt les exercices, c’est-à dire en opposant à l’action de certains appareils d’autres engins qui en corrigent l’eflet en tendant à produire des déformations inverses.

Le mécanisme des déformations produites par l’exercice est, du reste, — il faut bien se le rappeler, — tout à fait différent de celui des déviations par faiblesse musculaire. Les exercices gymnastiques qui déforment, agissent en créant un défaut d’équilibre entre les masses musculaires antagonistes qui meuvent une même pièce osseuse.

On comprend quelle surveillance est nécessaire pour s’assurer qu’un groupe de muscles ne recevra pas plus d’exercice que le groupe antagoniste. 11 est impossible, avec l’insuffisance du personnel dont nous disposons à l’heure actuelle dans les gymnases français, de confier à des moniteurs un enfant menacé de déviations de la taille, sans faire auparavant le programme très détaillé des mouvements qu’il devra exécuter. Et nous conseillons, pour se mettre en garde contre le zèle trop souvent intempestif de ceux qui doivent exécuter l’ordonnance, de n’y faire entrer que les mouve-

.^ui défomic le dos). Cette figure est empruntée au Manuel de ffi/mnaslique publié par le ministère.

ments les plus simples, ceux pour lesquels le corps demeure toujours dans l’altitude debout, qui ne demandent ni tractions, ni rétablissements, ni renversements; ceux en un mot qui n’exigent aucun appareil, comme les mouvements dits « du plancher w exécutés avec les mains libres, ou bien à l’aide de ces légers bâtons qu’on appelle des barres à sphères.

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