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LES AFFECTIONS DES VOIES UESPIU ATOIIOES. DH

. T.e Iraileinenl par l’exercice peut revêtir deux formes correspondant justement à ces deux catégories de résultats : il existe des exercices respiratoires géncruux et locaux.

Les exercices généraux n’agissent pas directement sur le poumon par la forme des mouvements, mais retentissent indirectement sur l’appareil respiratoire par la quantité de travail musculaire qu’ils produisent. La respiration augmentera d’amplitude et de fréquence aussi bien chez l’homme qui court que chez celui qui rame ou qui monte un escalier, à la seule condition que l’exercice soit suffisamment violent. Nous avons exposé ailleurs le mécanisme physiologique en vertu duquel le travail d’un groupe musculaire éloigné vient retentir sur le poumon. Un exercice des jambes, par exemple, augmente la consommation d’oxygène et la production d’acide carbonique dans l’économie, et exagère pour cette raison le besoin de respirer, — c’est-à-dire d’éliminer l’excès d’acide carbonique du sang et de remplacer l’oxygène dépensé. Pour satisfaire à ce besoin plus urgent, l’appareil entre plus énergiquement enjeu et fonctionne avec plus d’activité.

Le poumon se trouve donc toujours « exercé >> quand il se produit une forte dose de travail dans un point quelconque de 1 appareü musculaire ; les exercices généraux produisent toujours indirectement un exercice local de' l’appareil respiratoire.

Les exercices généraux représentent la forme la plus complète de la gymnastique respiratoire. En effet iis activent à la fois la respiration 'pulmonaire, celle qui se fait dans les vésicules du poumon, et la respiration clémeutahc, c’està-dire celle qui se passe dans l’intimité des tissus vivants et en vertu de laquelle les éléments anatomiques du corps écliangenl leurs produits de désassimilation contre, l’oxygène apporté par le sang. En outre, ces exercices sont les , plus faciles à appliquer, en ce sens qu’ils, n’impliquent pas ‘

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des mouvements méthodiques d’une forme spéciale et peuvent consister dans les actes les plus naturels, la marche,' l’ascension d’un escalier, etc.

Mais ces exercices, précisément parce qu’ils représentent toujours une assez forte somme de travail, ne peuvent être appliqués qu’à des sujets relativement valides et capables de supporter une certaine dose d’efforts musculaires. Pour les bronchitiques, les emphysémateux, dans l’intervalle de leurs crises aiguës; pour les convalescents de pneumonie ou de pleurésie ; pour les tuberculeux en dehors de leurs poussées fébriles, aucun exercice ne vaut les promenades à pied, la marche en montagne, et surtout la marche ascensionnelle méthodiquement réglée comme dans la « cure de terrains ». Mais ces moyens de traitement ne sauraient être appliqués à certains malades trop débilités, obligés de garder la chambre et à plus forte raison le lit.

C’est pourquoi, dans notre pays où l’on ne connaît guère les mouvements méthodiques de la gymnastique médicale, on emploie si peu les exercices respiratoires dans le traitement des maladies.

En France, l’exercice physique, considéré comme remède, est rarement appliqué dans les affections des voies respiratoires, et son application est faite de manière à obliger le médecin à la plus grande circonspection. Nous mettons le soufflet pulmonaire en jeu indirectement à l’aide de mouvements capables, non de produire sur le thorax un effet local, mais de déterminer dans l'ensemble de l’organisme cet effet ’ général qu’on a appelé très justement la « soif d’air ». Il en résulte que les effets de l’exercice ne peuvent atteindre la respiration qu’à la condition d’atteindre aussi, d’une manière générale, toutes les fonctions de l’organisme. Les exercices capables de faire naître un besoin de respirer plus intense, ne ‘ peuvent manquer d’accélérer la circulation du sang, en même temps qu’ils activent la respiration. Mais si le sang circule

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