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de 3 contractions de l'oreillette pour 2 du ventricule. Santesson, nous l’avons vu, avait de même observé des phénomènes de dissociation auriculo-ventriculaire. Mais il attribua ce phénomène à une diminution de l’excitabilité. La notion de conductibilité intracardiaque était en effet inconnue à son époque, et il fallut la découverte des éléments du faisceau cardiaque primitif pour l'iniroduire dans la physiologie de la contraction du cœur. Ici encore, c’est à MM. Clerc et Pezzi que nous devons d’avoir précisé l’action dromotrope négative de la quinine. Ces auteurs ont envisagé successivement les modifications que pouvait produire la quinine dans la conduction auriculo-ventriculaire (nœud de Tawara) et dans la conduction inter-et intraventriculaire.
1° Diminution de la conductibilité
auriculo-ventriculaire.
a) Allong'ement de l’espace As Vs sur les tracés méca-
niques.
L'espace As Vsest l'intervalle de temps qui sépare sur les tracés mécaniques, le sommet de l'onde systolique auriculaire et le sommet de l'onde systolique ventriculaire. Cet espace devient, sous l'influence de la quinine, double ou triple de sa valeur normale. Dans l’une des expériences de MM. Clerc et Pezzi, alors qu'avant l’injection il mesurait 1/10 de seconde, il atteignait 1/5 de seconde après une injection de 4 centigrammes par kilogr,