Notre obs. II (p. 305) en est un exemple
= 352 — nue, à la suite d'une transformation sous l'influence de
la quinidine, de la fibrillation en tachysystolie.
3° Action sur les phénomènes accompagnant l'arythmie. Aetion de la quinidine sur les phénomènes de stase
et sur la diurèse.
C'est une question discutée. D'après quelques auteurs : von Bergmann, Bock, Leschke et Ohm, la quinidine par elle-mème agirait sur les phénomènes de slase. Von Bergmann publie une observation où une malade âgée, présentant en mème temps que de l’arythmie complète, des symptômes d’asystolie absolument irréductible à la digitaline, les à vu disparaitre sous l’action d'une simple cure de quinidine.
Au contraire, d’autres auteurs (Frey en:re autres), admettent que la quinidine n’a pas d'action sur les œædèmes ni sur la diurèse et a tendance au contraire à provoquer la slase sanguine. pa
Comment concilier ces deux opinions contradictoires ? Nous croyons pour notre part, que la quinidine, loin d'avoir par elle-même une agtion favorable sur les acciäents de stase, a tendance, au contraire par ses effets paralysants sur le cœur, à les produire ou à les accentucr, d'où la nécessité d'une cure digitalique préalable ; mais il n'en est pas moins vrai qu’en supprimant une arythmie, elle peut provoquer leur disparition et aider ainsi puissamment à l'action des tonicardiaques;il n’est pas douteux, en effet, qu'un cœur qui bat régulièrement
fait un travail plus efficace qu’un cœur irrégulier et dont
J'oreilleite fibrille. C'est là, eroyons-nous, l'explication logique des faits si intéressants d’action sur la diurèse, de la quinidine associée à la digitaline, à l’ouabaïne et à la théobromine, qu’il nous a été donné d'observer dans notre expérience XXIX.
4° Action de la quinidine sur la pression artérielle.
La quinidine, diminuant expérimentalement la tension artérielle, il eût été logique qu’elle eût le même effet chez les malades ; or, il n’en est rien : elle nous a constamment paru, aux doses thérapeutiques, n’agir aucunement sur la pression, et nous croyons qu'une chute brusque de celle-ci, au cours de la médication, serait l'indice d’un effet toxique de l’alcaloïde et serait un indice de cesser immédiatement la cure. Chez le malade de notre observation IL la mort subite a été
précédée d’une chute impressionnante de la tension.