RÈGLES POUR TATER LE POULS
à la partie inférieure et antérieure du bras gauche; le sixième endroit, nommé ky-hai, est situé à un pouce et demi au-dessous du nombril; le septième endroit, tao-hen (champ rouge), esta trois pouces au-dessous du nombril ; le huitième, kouan-yuen (limite des sources), est situé à trois pouces et demi au-dessous du nombril; le neuvième, nommé ichong-yang, est sur la partie convexe du pied, à trois pouces de la cheville; le dixième, nommé ta-ky (grande lacune), est près de la cheville; enfin le dernier, appelé tay-lchong , c’est-à-dire grande pénétration , est situé sous le milieu de la plante du pied.
Parmi ces onze endroits , ceux qui servent le plus fréquemment sont 1 e ki-keou et le jin-yn (partie inférieure et antérieure de chaque bras). Les médecins chinois , pour tâter le pouls, appuient le pouce sur la face dorsale du carpe, le médius étant placé sur la tète du cubitus, l’index et l’annulaire à gauche et à droite du médius. On se sert de la main droite pour tâter le pouls du bras gauche, et de la main gauche pour tâter le pouls du hras droit. On donne les noms de Isuen, kouan, tche, aux trois pouls qui se trouvent sous l’annulaire, le médius et l’index. Le isuen de la main droite indique l’état du poumon et du gros intestin, ainsi que l’état du milieu de la poitrine, d’après les ouvrages anciens. Le kouan de la même main fait connaître dans quelle disposition se trouvent l’estomac et la rate. Le tehe de la même main se rapporte à la vessie, aux rognons et à la partie inférieure du corps. (Suivant les anciens, il est lié aux reins et aux petits intestins.)
Le isuen de la main gauche correspond au cœur et à l’intestin grêle (suivant les anciens, au cœur et à l’enveloppe du cœur). Le kouan de la même main se rapporte au foie et au fiel; et enfin le tche fait connaître l’état des reins, de l’uretère, et, suivant les anciens, de l’intestin grêle.
Le médecin devra examiner pendant neuf respirations ou quarante-cinq battements environ, trois fois séparément, chaque isuen, chaque kouan et chaque tche des deux bras, c’est-à-dire qu’il examinera chaque pouls en appliquant le doigt sur l’artère, d’abord mollement, touchant à peine l’épiderme, ensuite avec plus de force, et il finira par une forte pression, de manière à
aller chercher le pouls jusque dans sa racine. Le pouls est feou, tchong ou tchin, suivant qu’il est ainsi superficiel, moyen ou profond.